Bangkok

Après une dernière grillade super sympa sur la terrasse et des au revoirs un peu difficiles à grand-maman, départ le 29 décembre à 12h45 de notre appartement de Buenos Aires pour arriver à notre hôtel à Bangkok le 1er décembre à 19h00… Entre-deux, on a eu droit, dans le désordre, à une heure de taxi à Buenos Aires et deux dans les embouteillages de Bangkok, deux vols intercontinentaux de nuit de 13h20 (Buenos Aires-Amsterdam) et 10h00 (Vienne-Bangkok) plus deux petits vols d’une heure et demie (Amsterdam-Genève et Genève-Vienne), une heure de queue à l’immigration thaïlandaise et six heures d’escale à Genève pendant lesquelles on a profité d’aller à la Migros nous acheter à chacun une douceur qui nous manquait !

Autant dire qu’à l’arrivée, avec les dix heures de décalage horaire, on ne fait pas trop les fiers et on est complètement éclatés. Heureusement, les enfants ont mieux dormi que les parents, surtout Jérémy qui, à l’atterrissage à Bangkok, pensait arriver à Vienne…Quant aux parents, un curry vert et un porc épicé dans une gargote locale plus tard et ils sont en pleine forme pour… filer au lit !

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Quitte à avoir un choc culturel, autant l’avoir à fond et, dès le premier jour, après un réveil collectif à 5 heures du mat’, on décide d’emmener les enfants à Chinatown. Marchés bondés vendant des multitudes de marchandises les plus diverses et promenade le long d’avenues embouteillées et bruyantes, il n’y pas de doute, on est bien en Asie !  Au fil de la marche, on découvre déjà de superbes temples et du coup les enfants apprécient malgré la fatigue. Il faut aussi dire qu’ils se sont bien mis en forme en dévorant leur petit déj’ composé de riz sauté et de pâtes au basilic thaï qu’ils ont préféré aux corn-flakes (!). On avait peur que le changement soit un peu trop radical pour eux mais au final, ils ont déjà décrété qu’ils adoraient l’Asie et sa nourriture, ouf ! Alexis surtout semble sous le charme : il trouve certes la ville moche mais adore les temples qu’il juge magnifiques. Quant à Jérémy, avec sa peau claire, il fait l’objet de toutes les attentions des thaïs qui veulent sans cesse le toucher, plus ou moins délicatement, ce qu’il ne comprend pas bien et apprécie modérément.

Après une pause piscine bien méritée (il fait 34 degrés et 60% d’humidité, mais bon on ne va tout de même pas oser se plaindre par rapport au froid sibérien qui sévit en Suisse en ce moment), l’après-midi, on file à Khao San Road, LA route des routards, où les parents avaient dormi il y a un siècle au moins. On se rend compte que pas grand-chose n’a changé ici ou presque (il y a maintenant un Starbucks et un Burger King) et que l’on trouve toujours les mêmes spécimens bizarres, petites échoppes de nourriture et boutiques de contrefaçon.

Pour notre deuxième jour, départ en tuk-tuk pour le Grand Palais, l’ancienne résidence du roi, et le Wat Phra Kaew, l’immense complexe de temples qui se trouve dans la même enceinte. Les enfants adorent la course en tuk-tuk (c’est le cas de le dire, il roule à une vitesse folle !) mais la trouvent trop courte. Heureusement qu’on est partis de bon matin car, à l’arrivée à 8h15, il y a déjà des queues interminables de groupes chinois qui attendent l’ouverture devant le palais et n’hésitent pas à nous piétiner pour dépasser. Hormis la foule (et encore, il semble que plus tard ce soit pire !), c’est un endroit magnifique. On reste abasourdis par tant de richesses et d’ornements.

On fuit ensuite vers le Wat Pho qui abrite notamment un immense bouddha couché (46 mètres de long et 15 de haut) recouvert de feuilles d’or et dont les plantes des pieds sont incrustées de nacre, splendide ! On y trouve aussi des galeries abritant 394 bouddhas dorés et de nombreuses autres beautés. L’ensemble est à nouveau superbe. Les loulous sont impressionnés, admirent les splendeurs, veulent des photos d’eux devant chaque statue et ne râlent pas un seul instant malgré la chaleur étouffante : ils ont bien mérités un après-midi piscine !

Depuis que Mélanie avait vu une émission sur le sujet, elle avait envie de découvrir les khlongs, les canaux de Bangkok. En effet, comme on ne le sait pas forcément, à l’origine, Bangkok était construite sur des canaux servant au transport de personnes et de marchandises et était même considérée comme la Venise de l’Orient. Aujourd’hui, il n’en reste que quelques traces, dans un quartier principalement. Grâce à la lecture d’un blog de compatriotes valaisans, on a trouvé l’adresse de Julien, un français qui fait découvrir les khlongs hors des sentiers battus. On embarque donc pour une promenade de quatre heures avec une famille de français (on aurait pu croire les loulous contents d’avoir des copains pour jouer mais bon, vous les connaissez, ils ont préféré suivre et écouter le guide !). C’est impressionnant de voir comme on change vite de décor : en à peine 15 minutes de taxi, on se retrouve dans un oasis de verdure, avec palmiers, bananiers et cultures en tout genre au milieu de petits canaux bordés de vieilles maisons en teck sur pilotis et de temples. C’est très authentique même si malheureusement les anciennes villas commencent à laisser leur place à de nouvelles demeures entourées de murs de béton. On va d’abord visiter un temple sur une île où on va pouvoir faire des offrandes et apprendre quelques rites du bouddhisme, ce qui plaît beaucoup aux enfants, puis manger dans un marché flottant malheureusement fermé la semaine (seul le stand où l’on mange reste ouvert, dommage pour l’animation, par contre le repas était excellent !) et enfin, visiter une ferme cultivant des orchidées. En chemin, on peut observer un peu le quotidien des habitants et on croise quelques varans mais, heureusement pour Mélanie, pas les pythons que Julien exhibe en photo sur  son téléphone…. Une très chouette ballade un peu hors du temps. En plus, les anecdotes de notre guide sur la vie ici sont très intéressantes et on passe tous un très bon moment.

Pour notre dernier jour, on va visiter le Mont d’Or, une colline artificielle surmontée d’un énorme stupa recouvert d’or qui abrite une relique de bouddha, on repasse par les marchés de Chinatown et Talat Mai, une ruelle avec un marché alimentaire où on ne connaît presque aucun des aliments vendus (les loulous adorent mais ne sont pas intéressés à goûter, bon, on leur pardonne pour cette fois, les parents non plus !), on va découvrir le Bouddha d’Or, haut de 3 mètres, sculpté dans l’or massif (mais Yanick a des doutes là-dessus) et installé en haut d’une belle construction en marbre et enfin, on visite un dernier temple, abritant une autre relique (c’est fou ce que Bouddha a perdu d’ongles durant sa vie…).

Globalement, on a plutôt bien aimé Bangkok malgré la chaleur humide, la foule, le bruit et la frénésie de cette ville. En plus, les loulous adorent les bouddhas et les temples et en redemandent, ce qui est plutôt encourageant pour la suite !

Après les premières visites, on a continué à découvrir Buenos Aires avec un énorme plaisir. Au final, on aura arpenté tous les quartiers de la ville et franchement, il n’y en a pas un qui ne nous a pas plu. On y a toujours trouvé de beaux bâtiments, des parcs magnifiques qui doivent être la marque de fabrique de la ville (le revers de la médaille étant que Yanick, mais surtout Jérémy, ont énormément souffert de leur allergie au pollen et qu’il a fallu dénicher en urgence un antiallergique), des chouettes places de jeu pour les enfants et une ambiance calme et détendue. Si les habitants ne sont pas toujours des plus sympathiques, ils sont par contre d’une incroyable politesse et cèdent toujours leur place dans les bus ou métros aux enfants. A défaut du zoo qui était malheureusement fermé, on a aussi visité des endroits plus exotiques comme le Jardin Japonais et le Chinatown de la ville, un petit avant-goût pour l’Asie.

Le Parc du 3 février et le Jardin Japonais

Le quartier de Congreso

On est aussi retourné dans le quartier de San Telmo, qui nous avait bien plu, pour la feria, un énorme marché aux puces qui a lieu tous les dimanches. Il y a des centaines de stands et des démonstrations improvisées de tango dans la rue avec des musiciens en live, auxquelles peuvent participer les passants : c’est super sympa et très authentique. Avec la foule et l’animation, le quartier n’a plus rien à voir avec celui que l’on avait visité au début de la semaine. Cela nous permet de découvrir l’ambiance typique de Buenos Aires.

Belgrano et Chinatown

La réserve écologique Costanera Sur

On a aussi profité au maximum de notre magnifique appartement. Les loulous ont pu jouer et courir comme à la maison et les parents étaient tout contents de pouvoir se « poser » un peu en rentrant de balade. On a finalement mangé tous les soirs à la maison, profité des grillades parfaites de Yanick et des bons petits plats de grand-maman qui nous a gâtés (les loulous ont même eu droit à des crêpes maison !). Côté gastronomie, cela nous a fait plaisir de changer du menu traditionnel argentin, soit au minimum 350 g de viande rouge et des pommes de terre sous toute leurs formes mais surtout pas de légumes, et de manger à nouveau des plats plus goutus ainsi que des fruits et des légumes. Mais il y a aussi eu des essais plus surprenants… Ainsi, les deux amateurs de fromage ont eu droit à un fameux brie qu’on vous laisse découvrir…. No comment ! Une parenthèse de vie « normale » dans notre aventure qui nous a fait beaucoup de bien et nous a permis de recharger les batteries avant la suite.

Et last but not least, on a évidemment eu un immense plaisir de tous ces supers et précieux moments partagés avec grand-maman. Les enfants ont joué sans discontinuer avec elle, écouté les histoires qu’elle a lues et lui ont raconté tout le voyage ou presque, ce qui a aussi permis aux parents de se « reposer » et de tranquillement organiser la suite du voyage. De leur côté, les parents ont notamment adoré partager des bons repas en famille et pouvoir à nouveau avoir des conversations d’adultes ! Merci à elle pour ces moments de bonheur et rendez-vous en Australie !

Avec la fin du séjour à Buenos Aires, c’est aussi notre périple en Amérique du Sud qui se termine. On n’a pas envie de faire un réel bilan du style « les tops et les flops » car on a vraiment de la peine à dire ce que l’on a préféré, tellement on a eu de coups de cœur et vus de choses magnifiques mais incomparables entre elles. Niveau flops, sans vantardise, on peut dire qu’il n’y en a pas eu, si ce n’est peut-être la pluie au Chili. Le seul vrai point noir, c’est peut-être l’école : il y a beaucoup d’engueulades et de pleurs et peu de progrès et on n’est pas sûrs d’avoir toutes les qualités requises pour l’enseignement… Mais on doit dire aussi que les élèves n’y mettent pas du tout du leur. A voir comment on va pouvoir (ou non) améliorer cela pour la suite. Pour le reste, on ne regrette pas un seul instant notre décision de partir et on profite au maximum de chaque seconde de notre aventure en famille. Rien ne nous manque ou presque, on a même une sorte de routine qui s’est installée et on est super heureux. Maintenant, on a hâte de la suite et de faire découvrir l’Asie aux enfants. Mais avant, une dernière grillade et une bouteille de Malbec nous attendent !

Buenos Aires

Buenos Aires, ce sont d’abord, les retrouvailles avec grand-maman : Jérémy en parle depuis qu’on est en Argentine, voire avant déjà, et Alexis n’est pas en reste. Après le bref, mais super, avant-goût de Puerto Iguazu, c’est à l’aéroport – où nos vols atterrissent avec une heure de décalage – que l’on se donne rendez-vous, avant de filer vers l’appartement que l’on a loué pour les dix prochains jours. En fait, c’est un véritable palace que l’on découvre : trois énormes chambres avec salles de bain, quasiment trois salons et surtout une superbe terrasse avec un barbecue de compétition que l’on a hâte de tester (une fois que la pluie aura cessé) !

Après l’appartement, ce sont toutes les surprises et cadeaux de grand-maman que les loulous découvrent avec bonheur. Il y en a tellement qu’il leur faudra plusieurs jours pour tout découvrir ! Les parents ne sont pas en reste puisqu’ils reçoivent de quoi enfin se remettre à la lecture, ce qui leur manquait cruellement depuis longtemps.

Le soir, on fait comme à la maison, on partage un bon plat de pâtes en famille à la cuisine : cela fait un bien fou après presque trois mois d’hôtels et de restaurants. Et pour terminer la journée, les rituels de la maison reviennent au galop et les enfants réclament un dessert et une histoire lue par grand-maman. C’est trop bien les retrouvailles !

Le lendemain, on part à la découverte de la ville. De prime abord, on se dit que l’on va adorer Buenos Aires. C’est une ville vraiment agréable, avec des grandes avenues flanquées de superbes bâtiments, assez peu de bruit malgré la circulation, des énormes parcs avec des arbres centenaires magnifiques : on se sent bien ici. On dit que Buenos Aires est très européenne. C’est vrai que cela ne ressemble pas aux villes péruviennes ou boliviennes mais, quant à nous, on lui trouve un vrai côté argentin, notamment un air un peu désuet et nostalgique.

On visite d’abord le Microcentro, le centre de la ville, dont la fameuse Place de Mai, où on sent vraiment le poids de l’histoire et des manifestations, puis les docks réhabilités où, après avoir eu un peu l’impression d’être à Paris, on croit se retrouver à Londres, et enfin l’obélisque qui se trouve sur la plus large avenue du monde (140 mètres par endroit et 110 mètres en moyenne, on a compté en tout cas 15 pistes). Au passage, Mélanie croit rêver (ou cauchemarder !) en passant devant la copie presque conforme du Palais de Montbenon…

Le soir, on profite de notre terrasse et, au barbecue, Yanick met en pratique les observations de ces dernières semaines. Au final, il assure totalement et on se régale. C’est encore meilleur qu’au restaurant ! Un bon repas, un bon vin, le tout en famille, que demander de plus : un vrai moment de bonheur ! On a tellement de plaisir à être tranquilles ensemble à la maison que finalement, ces prochains jours, on décide de profiter au maximum de la terrasse et Yanick de son nouveau jouet barbecue. Le problème c’est qu’il veut le même pour Cugy, cela risque d’être compliqué….

Après une bonne nuit, on continue de découvrir la ville et ses beautés par le quartier de San Telmo puis celui de La Boca, berceau du mythique club de foot de Boca Juniors et de Maradona, encore considéré comme un dieu ici. Avec ses maisons en tôle colorée et ses spectacles de tango en plein air, le quartier est certes touristique mais très sympa et nous plaît beaucoup. Grand-maman s’habitue à nos pique-niques et redécouvre la ville autrement qu’en bus, ce qui semble beaucoup lui plaire. Les enfants eux ne la lâchent toujours pas et elle n’a pas un moment de répit puisqu’elle doit jouer avec eux dès le retour à la maison et jusqu’au coucher.

Encore d’autres jolis quartiers, Retiro et Recoleta, qui abrite notamment le plus ancien cimetière de la ville, dernière demeure de tous les personnages illustres du pays, au programme du jour. Plus on la découvre, plus on apprécie cette ville. On se réjouit de continuer la découverte et de profiter en famille ces prochains jours. Ce soir, au menu, ce sera poulet au satay ramené exprès de Suisse par grand-maman pour les loulous, miam !

 

Les chutes d’Iguazu

Deux fois deux heures de vol et on atterrit dans un autre monde : climat tropical humide (le taxi affiche 28 degrés à 19h00), palmiers, jungle environnante et foule de touristes, un changement radical après le petit air frais et les plages solitaires de Bariloche !

La région d’Iguazu marque la frontière de trois pays, l’Argentine, le Brésil et le Paraguay. Après quelques cogitations, on décide finalement de passer toute notre semaine à Puerto Iguazu, du côté argentin des chutes et de visiter la partie brésilienne en une journée car il semble que Foz do Iguaçu au Brésil est moins charmante. Dieu sait ce que cela doit être car pour notre part, on n’a vraiment trouvé aucun charme à Puerto Iguazu…

Le côté argentin

Comme on a bien le temps, on le visite en deux jours, le premier, pour parcourir les sentiers inférieur et supérieur des chutes et le deuxième pour refaire le sentier inférieur, qui est largement le plus beau à notre avis, avec en prime un détour sur un chemin où il n’y a presque personne (ce qui vaut son pesant d’or ici), et enfin aller admirer la Garganta del Diablo, un magnifique point de vue qui surplombe la plus grande chute (et mouille en conséquence). Une fois les hordes de touristes malpolis oubliées (Yanick a quand même eu droit à des insultes d’un guide et d’un touriste français car il a osé prendre une photo de nous après avoir attendu qu’ils aient fait mille clichés avec trois appareils différents…) et dépassées (le défi ici est de réussir à marcher plus vite que les groupes scotchés sur les étroites passerelles), on découvre un site grandiose et d’une beauté éblouissante. On en reste bouche bée et on ne regrette pas le détour.

A part la foule, le seul autre petit bémol, ce sont les coatis, des petits animaux très mignons en apparence mais qui ont pris l’habitude d’être nourris par les touristes. Ils sont du coup devenus sans peur et n’hésitent pas à venir chercher la nourriture jusque dans les sacs ou presque. Il est donc impossible de manger son pique-nique sans se faire quasiment attaquer. Au vu des photos de morsures qui jalonnent le parc, cela ne donne pas envie et fait carrément peur à Alexis qui sursaute à chaque vision de coati qui se rapproche. Bon, avouons que Mélanie n’en menait pas large non plus quand un coati s’est attaqué à nos morceaux de pain et qu’elle a lâchement fui en lançant le paquet à la tête de Yanick … Heureusement, après trois jours, les enfants sont devenus fans et ont même acheté une peluche coati en souvenir du Brésil ! Et on doit dire, mais on s’excuse d’avance auprès de nos amis français, que l’on préfère largement les coatis aux touristes français…

Après des heures de marche sous une chaleur torride, on profite au maximum de la piscine de notre hôtel. Les loulous sont aux anges et ne s’arrêtent plus de plonger. Jérémy fait d’énormes progrès puisqu’il fait ses premiers sauts tout seul ! On est super fiers et on espère que l’on arrivera à lâcher ses manchons avant la fin du voyage. Quant à Alexis, il commence lui à maîtriser les vrais plongeons ! La classe !

 

Le côté brésilien

La vue de ce côté-ci est toujours aussi époustouflante et plonge sur l’entier du site. A force de marcher au pas et en file indienne, on commence par contre parfois à avoir des envies de génocide de l’humanité entière…

On se laisse aussi tenter par une virée en bateau tout près des chutes (mais la version sèche, Alexis refusant de se faire doucher). Les loulous ont adoré le côté carrousel du hors-bord et crié tout ce qu’ils pouvaient dans les rapides et les parents ont beaucoup aimé les vues impressionnantes des chutes du dessous.

Après les chutes, on visite encore le parc des oiseaux qui se trouve juste en face. On y retrouve certaines espèces croisées en liberté ce qui est forcément moins chouette mais aussi de magnifiques aras que l’on ne verra malheureusement pas très bien, l’orage tropical ayant éclaté.

Et pour terminer en beauté cette magnifique journée, on a une jolie surprise pour les loulous : un souper avec grand-maman et Ana, la copine qui voyage avec elle. De courtes mais très belles retrouvailles avant le séjour de Buenos Aires. Les garçons ne lâchent pas grand-maman, qui a de la peine à en placer une, et on passe un super moment en partageant un bon repas.

Malheureusement après ces trois jours fantastiques, on a moins de chance pour la fin de notre séjour à Puerto Iguazu : pluie torrentielle, voire tempête tropicale, au programme pendant deux jours, ce qui nous empêche d’abord de dormir, puis de lézarder au bord de la piscine comme on l’avait prévu et nous contraint aussi à échanger le superbe lodge avec salon que l’on avait réservé contre deux chambres d’hôtel communicantes bien banales, la tempête ayant coupé l’électricité. Les parents sont bien grognons et déçus, d’autant que côté activités à Puerto Iguazu ce n’est pas la joie… On va quand même voir la borne des trois frontières du côté argentin, une esplanade où l’on voit les deux autres pays de l’autre côté de la rivière et marcher dans la ville, dont on n’a jamais trouvé le centre réel (ni le charme). Vivement dimanche (le soleil est annoncé de retour) et Buenos Aires !

San Carlos de Bariloche

Plus communément appelée Bariloche, c’est en quelque sorte la « capitale » de la région et une vraie « grande » ville, à l’inverse des deux que nous avions visitées jusque-là. Il y a aussi plus de monde, à tel point qu’il faut réserver dans les restaurants… Pas gagné pour la spontanéité ! La ville a une jolie place mais un bord du lac assez peu réussi, un peu comme à Lausanne quoi !

Le Circuito Chico, que nous parcourons le premier jour, est un tour qui se fait en voiture avec différents arrêts pour admirer les vues sur les lacs. On profite du circuit pour faire une petite marche dans une forêt où l’on peut voir de plus près des arrayanes, des arbres au tronc couleur cannelle typiques de la région, et pour s’arrêter sur des jolies plages. Ici, les perspectives sont très différentes par rapport aux lacs précédents, avec de plus hautes montagnes qui tombent à pic dans les lacs. Cela ressemble peut-être un peu plus à « chez nous » : cela tombe bien puisqu’il semble que la région est surnommée la Suisse de l’Argentine.

La Colonia Suiza est un hameau qui a été fondé par deux frères de Saxon, dont on se demande bien ce qu’ils venaient chercher ici, bientôt rejoints par de nombreuses familles suisses. Aujourd’hui, le village semble uniquement touristique avec des boutiques vendant de l’artisanat…indien (!) et des restaurants au menu typiquement suisses mais on y trouve aussi quelques rappels assez marrants de notre beau pays. Clin d’œil aux collègues valaisans de Mélanie, il y a même une rue Saxon et l’écusson de la ville trône au milieu de ceux des cantons suisses !

Après la télécabine de La Paz, les loulous se languissant du ski, et alors que certains débutent la saison à Verbier, on teste le télésiège de Cerro Campanario. Sur ce coup, les argentins ont un siècle de retard sur la Bolivie : l’installation, dont la modernité et la sécurité sont pourtant vantées dans les guides, est à la limite du vétuste et les enfants risquent de tomber sous la barre toute la montée… Une fois en haut par contre, la vue est splendide et on se régale !

Encore une bonne marche et des plages pour les loulous et, en fin d’après-midi, on se met à la recherche d’un coiffeur pour, enfin, se refaire une beauté, puisqu’on ne ressemble vraiment plus à rien. Et oui, on a des sacrés problèmes au tour du monde ! On a de la chance, on trouve un salon qui nous accueille tous les quatre sans rendez-vous. Mélanie a les plus grandes craintes, surtout pour sa couleur, mais le résultat est finalement assez réussi même si les doigts de fée de Fanny sont très loin !

Bon c’est vrai, on avait promis d’arrêter de vous parler de nos repas arrosés mais on ne résiste quand même pas à l’envie de vous raconter qu’après quelques essais infructueux, surtout dus à une mauvaise cuisson, on peut maintenant confirmer que le bœuf argentin, généralement grillé au feu de bois, mérite amplement sa réputation (et que le Malbec se marie très bien avec) !

Pour le dernier jour à Bariloche, les loulous ont choisi d’aller marcher (!) enfin plutôt courir à la chasse et jouer sur leur plage préférée avant de profiter de la piscine couverte de notre hôtel. On passe donc par nos derniers miradors et on fait des adieux déchirants à toutes les lances des chasseurs de la famille.

Au départ, Mélanie surtout était un peu hésitante sur le fait de visiter assez longuement la région puisqu’elle avait lu sur divers blogs que ce n’était pas très dépaysant et très ressemblant à la Suisse. Heureusement que Jean-Paul, rencontré à San Pedro de Atacama, nous a détrompés. Certes, il y a des lacs, des montagnes et du chocolat (les clichés ont la vie dure) mais pour le reste, soit on ne vit pas dans le même pays, soit on ne le connaît pas assez bien, mais pour notre part on n’a jamais vu des plages aussi belles et sauvages, des grands lacs aussi magnifiquement surplombés par les montagnes enneigées et des lumières aussi magnifiques. Bref, on a adoré la région et on ne regrette pas un seul instant d’avoir eu le temps de bien la visiter.

Après avoir dit au revoir à notre Gol, on passe notre dernière nuit chilienne à Puerto Montt, dont il n’y a vraiment rien à dire tellement c’est moche… Heureusement, pour oublier cela et prendre dignement congé du Chili, on mange un bon poisson et on déguste un excellent Chardonnay ! Bon d’accord, on n’est pas très originaux. Promis, en Argentine, on testera la viande et on arrêtera de … vous parler de ce que l’on boit (mais pas de boire, on va aussi tester le vin rouge, la diète ce sera pour l’Asie !).

Le lendemain, on reprend nos habitudes et on embarque pour un peu plus de sept heures de bus, direction l’Argentine. Le passage de la frontière, après la traversée d’un col tout enneigé (malgré le fait que l’été soit proche !), est cette fois assez rapide, ouf.

On passe une nuit à Bariloche avant de prendre possession de notre nouveau carrosse, un SUV Ford qui n’a rien à voir avec la Gol, et on part direction Villa la Angostura au bord du lac Nahuel Huapi.

La ville est très chouette avec des jolies constructions en pierre et en bois et le bord du lac est magnifique. Le pique-nique sur la plage nous donne un aperçu de ce que l’on va voir ces prochains jours et on a hâte car cela a l’air superbe.

Pour notre premier jour entier à Villa La Angostura, on décide d’aller marcher car on en a vraiment marre de la voiture et des enfants ronchonchons car pas assez fatigués. Direction Cerro Bayo, la station de sport d’hiver locale (qui se révèlera être un énorme parking), en passant par quelques miradors et un premier arrêt dans la forêt avec une mini marche jusqu’à une belle cascade. Yanick a taillé des lances pour les loulous qui sont tout heureux et jouent aux chasseurs et au lancer du javelot.

Pour la suite, ce sera le mirador Belvedere et la cascade Incayal pour une marche de trois heures en territoire mapuche. Les enfants, toujours avec leurs lances, adorent mais le résultat escompté n’est pas totalement atteint puisqu’ils pètent encore la forme, courent et hurlent dans tout l’hôtel à 19 heures alors qu’il faut attendre 20h30 pour manger, les horaires argentins n’étant pas tout à fait les mêmes qu’en Suisse…

Pour la promenade du jour, les guerriers sont au taquet pour protéger la princesse (maman) et Yanick a trouvé la parade pour les fatiguer : ils parcourent la quasi-totalité du sentier de presque 4 kilomètres au pas de course à la poursuite de monstres et d’animaux sauvages ! Un bel arrêt pique-nique sur la plage permet à Jérémy de faire comme ses copains à l’école à la forêt : il construit une superbe cabane.

La route des sept lacs jusqu’à San Martin de los Andes offre de multiples points de vue sur les lacs et les montagnes enneigées. Sur les panneaux explicatifs des miradors, les photos ont l’air superbes mais on devra s’en contenter vu les nuages noirs qui nous suivent…

Heureusement, il fait meilleur le jour suivant et on peut profiter de la plage ! Leçon de sport au programme : lancer de pives, pétanque (toujours avec les pives) et lancer du javelot ! Sans oublier la construction de cabanes ! Une très belle journée que l’on termine par deux miradors magnifiques.

Retour à Villa La Angostura puisque, après une cabane un peu rustique (pourrie selon Alexis…), on a envie de quelque chose d’un poil plus cosy et qu’on n’a rien trouvé de la sorte à Villa Traful. On a un peu plus de chance avec le temps en début de journée pour les vues de la route des sept lacs mais on ne verra décidément jamais les premiers miradors car, à l’arrivée, il pleut des cordes. Entre-temps, on a tout de même fait un joli détour par le lac Traful dont les beautés sauvages se méritent car la route est bien secouante… Et, en fin de journée, on se remet de notre frustration dans la baignoire jacuzzi de notre hôtel, un réel bonheur !

 

Leçon du jour pour les enfants : la persévérance, car oui, après plus de quinze jours sans soleil et deux essais ratés, il est enfin là et on va finir par les voir ces vues !!!! On repart donc sur la route des sept lacs et on fait plein d’arrêts pour profiter des plages sous le ciel bleu. C’est magnifique, on est vraiment heureux.

Chiloé

Départ aux aurores ou presque pour Chiloé qui est en fait un archipel dont nous allons découvrir l’île la plus grande, la cinquième du continent en taille. La route est coupée par un trajet en ferry que nous passerons malheureusement dans la voiture vu la pluie. Le temps ici est océanique et glacial. Il y a un vent à décorner les bœufs, il fait un froid de canard et le ciel passe du bleu au noir en cinq minutes, ce qui est assez déconcertant.

On a choisi de dormir dans la capitale, Castro, connue notamment pour ses palafitos, des maisons sur pilotis, qui sont en effet magnifiques.

On va d’ailleurs dormir dans l’un d’eux qui a été superbement rénové. On va se sentir super bien ici ! Mélanie surtout est heureuse de retrouver une chambre où il fait plus de 18 degrés (les garçons eux ont trop chaud…) et une douche bien chaude. L’hôtel a aussi une superbe partie commune qui fait cuisine et salon dont on squattera la grande table pour l’école, les parties de Uno et l’apéro !

Le dimanche à Chiloé on va…. à l’église ! Enfin, on les visite en tout cas, on n’a pas changé à ce point-là… C’est en effet l’une des autres curiosités de l’archipel qui compte une soixantaine d’églises en bois colorées dont une partie (16) est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. On prend donc le ferry pour l’île Quinchao dont on fait un petit tour des villages, Achao, Palqui, Huyar et Curaco de Vélez. Au passage, on emprunte une route assez pentue qui arrive droit … dans la mer. Finalement, cette Gol est une vraie tout-terrain ! Les paysages sont à nouveau superbes et on se régale, surtout quand la pluie s’arrête, ce qui n’est pas forcément fréquent…

A part la messe par contre, il n’y a pas une grande animation par ici le dimanche. On trouve quand même une épicerie ouverte à Dalcahue sur la côte au retour du ferry. Les enfants sont contents de leur paquet de chips et peuvent même chasser les coquillages sur la plage. Que demander de plus !

Le soir, on goûte au plat traditionnel chilote, le curanto, composé de moules, de palourdes, de saucisses, de jambon, de pain de maïs, de pommes de terre, et on en oublie, le tout cuit normalement dans un trou et recouvert de pierres. A défaut d’être fin, c’est en tout cas bien roboratif et le Chardonnay va bien avec (au contraire de tous les ingrédients qui ne sont pas forcément un mariage de saveurs parfait…)

Pour notre troisième jour à Chiloé, on décide de partir à Queilen car on a vu sur une carte que l’on peut y voir des pingouins et des dauphins. Sur la route, arrêt à Chonchi pour son église et son bord de mer. Quant à Queilen, bon d’accord on n’a pas réservé de tour, mais bon, il n’y a à première vue ni agence, ni bateau qui part de là, ni personne tout court d’ailleurs. Bref, on fait vite demi-tour vu le peu d’intérêt du lieu. Tant pis pour les pingouins. Retour à Chonchi par les routes de traverse du centre plus rural de l’île. Le pique-nique est bon mais les enfants sont frustrés de plage car un chien errant a décidé de jouer avec eux et ils ne sont vraiment pas fans ! Le soir, gratin de crabe et Chardonnay, what else !

Sur la route du retour à Puerto Montt, sous une pluie battante pour changer, on découvre de nouvelles églises, dont la plus belle de l’île à notre avis (ouf, le détour de Mélanie a valu la peine) et à nouveau de beaux paysages côtiers. On doit tout de même renoncer à poursuivre sur la route sablonneuse par peur d’ensabler la Gol et on rejoint le ferry par la route principale.

Notre séjour à Chiloé et au Chili se termine déjà. On est vraiment très contents d’avoir changé nos plans pour découvrir ce pays qui nous a plu notamment pour ses traditions culinaires et œnologiques (cela n’étonnera personne !) mais aussi par la diversité de ces paysages. Les gens sont très accueillants et sympathiques et on a fait de chouettes rencontres de voyageurs. Bref, une réussite, sauf pour le temps.

Puerto Varas et Frutillar

Arrivés à Puerto Varas, au bord d’un nouveau lac, on galère pendant un bon moment pour trouver un logement, entre les tarifs hors de prix et les chambres qui ne sont disponibles qu’une nuit (on apprendra plus tard que le lendemain est un jour férié, ceci explique peut-être cela…). Du coup, on passe la suite de l’après-midi à réserver des hébergements, les billets de bus et la voiture pour la suite, histoire de moins se prendre la tête les prochains jours. Le Chili se prête en outre mieux que nos précédentes destinations aux réservations depuis Booking ou autres sites de réservation. On a tout de même trouvé une chouette cabane, même si elle n’est pas au bord du lac, et on peut du coup profiter du petit salon pour cela. Le soir on teste LE restaurant de fruits de mer de la région selon notre logeuse… Pas de chance, ce que l’on nous dit être du loup de mer ne correspond pas tout à fait à celui que l’on connaît, ou alors il est dopé aux antibio, tellement il est gros et peu fin ! A part les enfants qui adorent, on a donc de la peine à finir notre assiette et on reste sur notre faim si on peut dire.

Frutillar est un charmant petit village au bord du lac que nous découvrons le lendemain. On tente de faire des ricochets et on joue sur la plage car, si ce n’est l’énorme théâtre construit sur le lac, il n’y a pas grand-chose à visiter.

La ville de Puerto Varas est un peu plus animée. Il y a une belle église, quelques jolies maisons en bois et des reliques surprenantes de l’immigration allemande qui a été massive dans la région à partir de 1830, à tel point que l’on mange ici des Kuchen et non des tortas… Cette fois non plus, la chance n’est pas au rendez-vous avec le temps et on ne verra aucun des quatre volcans que l’on peut apercevoir au bord du lac Llanquihue. Il faudra nous contenter de les imaginer et c’est vrai que cela doit être splendide par temps clair !

Pour le soir, Yanick avait repéré un chouette restau dès notre arrivée qui a aussi séduit Mélanie et du coup on réserve à l’Oxalis, qui sera notre deuxième restaurant quasi gastronomique du voyage. Le restaurant est magnifique et on se régale avec notamment la meilleure ceviche du voyage et un excellent Sauvignon. Les enfants ont dévoré leur poisson, tout comme leur dessert au chocolat, auquel Mélanie aurait bien goûté un peu plus… Finalement, ici au Chili, on ne fait que de manger et de boire ou presque !

De Santiago à Villarica

Vu notre arrivée à 23 heures, on passe une courte nuit dans une version locale et moins basique d’un Ibis (ça fait bizarre de se retrouver dans un hôtel « moderne ! ») à cinq minutes de l’aéroport, où on repart le matin pour se mettre en quête d’une voiture de location pour les prochaines semaines. On vous épargne toutes nos péripéties assez longues et peu intéressantes (on a quand même signé un contrat qui disait qu’on devait ramener la voiture à Santiago alors que l’on venait justement de discuter des heures sur la possibilité d’aller en Argentine avec la voiture…). Bref, on finit par pouvoir louer une voiture qu’on devra par contre laisser au Chili dans dix jours. Tant pis, on en louera une autre en Argentine, cela semblait bien trop compliqué sinon. On prend possession de notre VW Gol (contrairement à Mélanie, ne croyez pas que c’est l’équivalent d’une Golf…. Vous voyez une Polo, c’est plus ou moins cela, en plus petit, tape-cul et bruyant…) et départ direction le Pacifique.

La route jusqu’à la côte, une fois qu’on l’a trouvée, est magnifique et traverse ce qui semble être le jardin potager du Chili. C’est très vert et surtout plein de jolies fleurs jaunes et violettes, un plaisir pour les yeux, puisque cela faisait quand même depuis le début du voyage qu’on n’en avait pas vu, et un vrai changement par rapport aux montagnes et au désert aride du Nord.

On arrive dans l’après-midi à Pichilemu, la capitale chilienne du surf. Les loulous sont trop contents de retrouver une plage et jouent longtemps dans le sable noir. Par contre, on ne se risque pas dans l’eau car elle semble gelée. Il y a bien quelques surfers à observer mais on est loin de Kelly Slater… Enfin, c’est sympa quand même, surtout que les garçons ont droit à une glace pendant que Mélanie retrouve avec bonheur sa drogue : le coca light ! Le soir, fruits de mer et poissons, forcément arrosés de Sauvignon. On dévore, miam ! Bref, une chouette étape bien différente.

Le lendemain, on s’habitue aux horaires chiliens avec le petit déj’ qui ne peut pas être pris avant 8 heures 30 et Yanick se met au volant pour environ 750 kilomètres. Au début, la route passe par des vallées assez vertes et vallonnées avec quelques forêts de sapins : on se croirait presque chez nous. Ensuite, changement de décor sur l’autoroute qui traverse le pays du Nord au Sud, la Panamerican, qui n’a d’autoroute que le nom. Elle est certes goudronnée et jalonnée de péages mais aussi de quelques arrêts de bus, tracteurs, piétons et cyclistes…. Heureusement, on a un chauffeur parfait et on arrive après plus de sept heures de route à Villarica dans la région chilienne des lacs. On se met au diapason avec le temps suisse car il pleut bien et on est dans la nuit ou presque depuis 16 heures quasiment !

Au réveil, on a de la chance : le soleil brille pour notre visite de Pucon, le St-Trop’ chilien au bord du même lac que Villarica. Alors bon, on est certes hors saison mais on est quand même loin de la Côte d’Azur (Yanick compare avec la Vallée de Joux, ça vous donne une idée !)… Le bord du lac est sympa tout de même et les loulous sont contents de jouer avec le sable volcanique. Quant à la petite ville, elle a un côté très charmant avec ses maisons en bois qui donnent l’impression d’être dans une station de ski. On profite du lac mais aussi de la place de jeu et d’un vrai pique-nique (cela faisait longtemps qu’on n’avait trouvé ni thon ni jambon). Ensuite, on découvre aussi la Costanera (le bord du lac) de Villarica malgré le temps bien rafraîchi et on rentre se mettre au chaud pour l’école, au grand bonheur des enfants.

Par contre, on n’a toujours pas aperçu le volcan star de la région, le Villarica. On croise les doigts pour demain !

Finalement, c’est au restaurant que nous aurons de la chance. Non seulement on déguste un filet de bœuf au feu de bois à tomber par terre mais en plus on peut enfin admirer le volcan ! Yes !

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Aujourd’hui, c’est le grand jour pour Jérémy qui fête ses cinq ans ! Cela fait un mois qu’il fait le décompte et il était un peu inquiet car on ne pouvait pas lui dire où l’on serait. Dès le réveil, il est gâté par tout plein de messages de Suisse et est vraiment tout heureux de les entendre. Ensuite, puisqu’il avait adoré cela en Bolivie et que c’est l’une des attractions de la région, on décide d’aller aux thermes. On choisit les plus belles et c’est vrai qu’elles sont magnifiques, un mélange entre des influences japonaises et des bisses valaisans. Dix-sept bassins entre 35 et 45 degrés au milieu de la nature. C’est superbe et on s’y éclate pendant trois heures. Cela valait bien la route un peu rude pour y arriver qui aurait mérité un 4×4 mais, ouf, notre Gol et notre chauffeur ont assuré. Au retour, après un aussi long bain, la route est assez calme pour les parents…

Le soir, c’est la vraie fête ! On a acheté l’apéro pour fêter Jérémy comme il se doit : Coca et Sprite pour les enfants, cidre local pour les parents (mouais, on n’est pas à Dublin !), cacahuètes et chips ! Jérémy peut enfin découvrir ses cinq cadeaux, dont un emballé comme à la maison – un vrai luxe en voyage – et un magnifique dessin d’Alexis. Il est aux anges ! Il peut aussi choisir son restaurant et son souper et, après une chanson des trois jolies serveuses, il pourra même souffler la bougie qu’on lui a achetée et celles de la part de gâteau offerte. Au final, Jérémy a adoré son anniversaire du tour du monde et on a passé une journée inoubliable, surtout pour notre petit loulou qui devient un vrai grand. On est tellement fiers de lui !

San Pedro de Atacama

On quitte Uyuni – qu’on n’aura pas eu le courage d’aller explorer vu la fatigue et ce qu’on en a vu, soit des rues ressemblant à une décharge à ciel ouvert qui ne donnent franchement pas envie – et la Bolivie, par le bus de cinq heures du matin (à ce stade, ce n’est plus un réveil à quatre heures qui nous fait peur !). Le virus de Yanick a rattrapé Alexis et le trajet de dix heures s’annonce bien long pour lui et Yanick qui n’est pas encore totalement remis… Dans le bus, on retrouve les français qui partageaient la même cuisinière que nous durant le tour et on apprend qu’ils sont tous malades : c’était donc ça !

Le trajet en bus est aussi l’occasion d’un petit bilan sur la Bolivie. De façon générale, on n’a pas eu le même coup de cœur que pour le Pérou, bien que les paysages comptent parmi les plus magnifiques que l’on ait vus dans notre vie et que le tour dans le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni resteront probablement gravés à jamais dans nos mémoires. On s’explique : d’abord, il semblait très compliqué de sortir des sentiers battus vu la durée des trajets et l’impossibilité de découvrir certains sites sans tour et guide privé. On a donc dû se contenter de suivre les traditionnelles étapes touristiques, ce qui nous a un peu frustrés. Ensuite, on a eu l’impression que les points touristiques étaient des sorte de ghettos sans beaucoup de locaux et on n’a par exemple pas très bien mangé, devant se rabattre sur les pizzas et autres plats internationaux pas franchement terribles. Enfin, on a trouvé les boliviens difficiles d’accès, assez réservés, voire peu sympathiques, et plus intéressés par l’argent des touristes que par l’accueil. Cela étant, on vous rassure, on ne regrette pas un instant d’avoir découvert toutes les beautés du pays !

Le passage de la frontière avec le Chili est un grand moment. On doit d’abord attendre que tous les passages du bus soient encolonnés devant le guichet de l’immigration pour que le douanier qui est derrière daigne commencer son travail. Ensuite, on doit aligner nos bagages, s’asseoir sur des bancs derrière et attendre que la douanière maître-chien termine un téléphone personnel puis que son cabot veuille bien renifler nos sacs, ce qui sera le cas après bien huit passages (encore qu’on ne sait pas ce qu’il renifle puisqu’il n’a pas pointé nos sandwichs au jambon…). Enfin, on doit encore ouvrir tous nos sacs à la recherche de fruits ou de graines qu’on n’a pas le droit d’importer au Chili… Bref, un vrai sketch mais qui aura bien duré 1 heure 30. La route est par contre magnifique et on aperçoit même un volcan qui crache de la fumée.

La découverte de San Pedro de Atacama, en plein désert, est un vrai choc pour nous. Le village est rempli de touristes et il y a des bars, des restaurants et des boutiques de marques européennes tous les mètres avec des prix tout aussi européens. On n’arrive pas non plus à distinguer les locaux des touristes (si ce n’est peut-être par le nombre de tatouages des premiers…). Au restaurant, le soir, c’est encore pire, on se retrouve au milieu de hordes de touristes endimanchés en chemises et robes et il y a de la musique à fond. Cela fait franchement bizarre après l’authenticité de la Bolivie, surtout que, n’ayant pas acheté de guide, on n’y était pas préparés. On vide quand même une bouteille de Sauvignon pour ne pas se laisser abattre, mais que Mélanie regrettera toute la nuit, le virus l’ayant rattrapé à son tour.

Vu l’état des troupes, on décide de rester ici quelques jours pour se requinquer, profiter de la chaleur bien agréable et organiser la suite du périple. Cela permettra aussi aux enfants de se remettre à leurs leçons qui ont été mises de côté ces derniers jours (il n’y a pas de vacances au tour du monde !). On a d’ailleurs trouvé l’hôtel parfait pour cela, avec des endroits ombragés et même une piscine dans laquelle les enfants refusent toutefois de plonger car elle est trop froide à leur goût…

Bonne nouvelle pour Alexis, la petite souris passe aussi au Chili, même si elle y a de drôles d’habitudes… Elle laisse un billet de 1’000 pesos au lieu de de pièces (vu le taux de change, cela ne fait que CHF 1.50) et sous le lit et non sous l’oreiller !

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Si on renonce à explorer les environs car il semble que cela soit très ressemblant avec ce qu’on a vu en Bolivie, on visite quand même un peu le village et ses quelques places de jeu mais surtout on lézarde sur les chaises longues au bord de la piscine.

On ne pourra pas non plus voir le circuit astronomique car les enfants s’ennuieraient et joueraient pendant la classe astronomique d’après l’agence qu’on a visitée… No comment, mais cela ne nous donne pas envie de leur donner de l’argent ! On rencontre aussi un sympathique couple de français qui occupent leur retraite à sillonner l’Amérique du Sud dans leur camion transformé en camping-car. Après avoir écouté leurs récits de voyage et leurs conseils avisés et parcourus quelques blogs dont celui de Stéphanie et de sa famille, on change nos plans initiaux et on décide de découvrir le Chili plutôt que de passer en Argentine. En effet, les paysages du Nord de l’Argentine semblent assez similaires à ce qu’on a vu jusque-là et on a envie de changer de la montagne. Du coup, on réserve un vol pour Santiago et on louera ensuite une voiture pour découvrir le sud de Santiago jusqu’à Puerto Montt, avant de passer en Argentine à Bariloche. Comme cela, on aura l’occasion de découvrir la côte pacifique, des volcans, la région des lacs chilienne et argentine et peut-être même le début de la Patagonie. On se réjouit !

 Et avant de partir, comme est tous remis, on partage un repas avec Elisa et Antoine, deux des français rencontrés durant notre tour bolivien, et surtout on boit une bonne bouteille à la santé de nos amis JD et Eimear qui se sont rencontrés ici.