On n’a pas pu s’empêcher d’aller faire un dernier coucou à l’opéra de Sydney avant de prendre l’avion pour la Suisse. On espère que ce n’était qu’un au revoir et Yanick a été obligé de faire plein de nouvelles promesses…
La suite, ce seront trois longs vols, Sydney-Singapour, Singapour-Zurich, Zurich-Genève et une petite heure de route avant de retrouver la maison et notre famille.
Passés le bonheur des retrouvailles et, pour les enfants, celui de la redécouverte de leurs chambres, on s’est remis aux tâches quotidiennes et les enfants à s’ennuyer… On pensait que pour eux le retour serait plus facile mais ils se sont vite lassés de leurs jouets, d’autant qu’ils n’avaient pas encore beaucoup de copains avec qui jouer dans le quartier et que nous avons eu beaucoup moins de temps à leur consacrer. Heureusement que la rentrée scolaire a été vite là…Alexis avait d’ailleurs déjà repris en milieu de semaine passée avec trois heures de remise à niveau (où on s’est aperçu qu’il a finalement super bien travaillé cette année !) et a surtout été très heureux de retrouver ses copains de classe tout un après-midi grâce à sa maîtresse qui a organisé cette super rencontre.
Mélanie a pour sa part encore une semaine de répit avant de retrouver le tribunal et Yanick a déjà eu quelques rendez-vous qui lui ont permis de vite se remettre dans le bain. Pour le reste, on avoue une énorme nostalgie, voire tristesse… Le quotidien qui frappe de plein fouet et le retour des obligations est pour le moins difficile à gérer émotionnellement. Après avoir eu une infinie liberté, on doit aussi soudain à nouveau planifier mille activités à l’avance. En bref, notre vie que l’on adorait avant nous semble aujourd’hui plus éloignée de nos attentes. Heureusement, on a déjà trouvé de quoi se motiver en achetant des abonnements annuels pour la saison de ski et la saison d’été ainsi que de nouveaux vélos pour profiter de balades en famille et nous retrouver tous les quatre, ce qui nous manque déjà cruellement.
On profite enfin de ce petit article sur notre retour pour vous livrer le « bilan chiffré » de notre aventure. S’il était possible de résumer notre tour du monde en quelques chiffres, cela donnerait donc cela :
- 13 pays visités (on ne compte pas le Brésil où on n’a passé que quelques heures)
- 122 étapes
- 350 jours
- 295 nuits passées à l’hôtel, 51 dans des appartements ou maisons, 3 dans un avion et 1 dans un bus
- 9 moyens de transport différents pour nous déplacer (44 vols en avion, 1 en hélicoptère, environ 60 « croisières » en bateau, 8 voitures de location, 2 trajets en train et d’innombrables trajets en tuk-tuk, bus, taxis, ainsi qu’avec nos pieds)
- 5’030 mètres de « dénivelé », 5’000 m en altitude et – 30 m sous l’eau
- 1’000 découvertes magiques
- 13’243 photos prises, soit en moyenne 38 par jour
- 86 articles publiés sur ce blog et 3’733 visiteurs
- 2 bonnes engueulades, 25 « reprises en main » des enfants et 330 bonnes rigolades
- 1 mini coup de nostalgie au début de la saison de ski et aux fêtes de fin d’année pour Mélanie
- 40 kg de bagages
- 30 lessives
- 7 objets perdus (4 paires de lunettes de soleil, un masque et deux jaquettes)
- 3 retrouvailles familiales et une quarantaine de Skype
- 96 bougies soufflées
- 2 dents de lait tombées et autant de passages de la petite souris
- 5 cahiers de vacances terminés
- 5 langues dans lesquelles Alexis et Jérémy savent compter jusqu’à 10 (français, espagnol, anglais, thaï et fidjien)
- 7 passages familiaux chez le coiffeur et 28 nouvelles coupes de cheveux
- 8 fr. le pot de Nutella de grandeur moyenne le plus cher (aux Fidji)
- 0 heures de télé
- 1’120 niveaux de Candy Crush Crush Soda réussis (ça occupe le soir quand on n’a pas de wifi, de livres ou de lumière car les enfants doivent dormir !)
- Un milliard de souvenirs inoubliables !!!!!
Vous ne pensiez tout de même pas que l’on allait vous quitter si vite ! Voilà donc l’un des premiers articles « bilan » de notre tour du monde, afin d’anticiper les interrogations de chacun. L’une des questions que l’on nous pose le plus souvent est en effet « Alors, c’est quoi votre pays préféré ? ». Or, il est pour nous absolument impossible de répondre à cette question tant les endroits que nous avons visités ont été différents et les aventures variées. A titre d’exemple, l’Asie a été très culturelle tandis que l’Océanie était plus axée nature. On ne peut donc absolument pas les comparer, et d’ailleurs, les deux nous ont autant plu l’une que l’autre. On a donc plutôt tenté de se remémorer nos meilleurs et « pires » souvenirs pour cet article (la verytripfamily ne nous en voudra pas de leur avoir volé l’idée !). On ajoutera encore que ce « classement » totalement subjectif reflète essentiellement les ressentis de Mélanie et Yanick car, si on demande aux loulous, eux ont tout adoré, sauf être malades et deux hôtels « pourris » à Vang Vieng et à Nyaung Shwe au Laos !
Le meilleur
Le plus grand coup de cœur : le roadtrip de Perth à Darwin en 4×4 en Australie.
Le pays où on a fait les découvertes les plus variées : la Thaïlande.
La grande ville que l’on a préférée : Sydney en Australie.
La ville de grandeur moyenne que l’on a préférée : Luang Prabang au Laos
Les plus beaux temples : Ceux de Luang Prabang.
Les plus belles ruines : Angkor au Cambodge.
Le plus beau réconfort après l’effort : La découverte du Machu Picchu au Pérou après la marche éreintante pour y accéder.
Les plus belles cascades : Les chutes d’Iguazu en Argentine et au Brésil.
La plus belle île : Kangaroo Island en Australie.
La plus belle plage : Seraya en Indonésie pour le côté cliché « sable blanc et cocotier » et toutes les plages australiennes pour le côté « étendue sauvage ».
La plus belle route : la Gibb River Road en Australie.
Le plus beau lever de soleil : sur le Salar d’Uyuni en Bolivie.
Le plus beau coucher de soleil : Cape Leveque en Australie.
Le plus bel hôtel de charme : l’Oriental Kwai Resort en Thaïlande.
Le plus bel appartement ou maison : Sydney.
Les plus jolies rencontres : en Australie.
Les animaux les plus incroyables : les Galapagos en Equateur.
Les plus belles plongées : Toberua aux Fidji.
Le plus beau snorkeling pour les loulous : à égalité Seraya en Indonésie, Kuata et Toberua aux Fidji.
Le meilleur repas : le Cuca en Indonésie.
Le pays où on a le mieux mangé : la Thaïlande.
Le meilleur vin: L’argentin pour le rouge et le chilien pour le blanc.
La meilleure bière : la Singha en Thaïlande.
Le pire
La pire ville : Vang Vieng au Laos.
Le temps le plus moche : au Chili.
La route la plus moche : la Panaméricaine au Chili.
Le pire hôtel : Le Vang Vieng Boutique Hotel au Laos.
Le pire vol : Cochabamba – Sucre en Bolivie avec un énorme orage et un avion volant très près des hauts sommets andins.
Les plus grosses déceptions : le Chili et Koh Phi Phi Don en Thaïlande.
Le plus grand regret : ne pas avoir pu explorer le Myanmar comme prévu.
La plus grosse angoisse : la maladie d’Alexis.
La plus grosse frayeur : notre accident de tuk-tuk à Siem Reap au Cambodge.
Le pays où on a payé le plus cher par rapport au niveau de la vie : le Laos.
Le pire repas : sur l’île d’Isabela en Equateur.
Le pays où on a le plus mal mangé : la Bolivie.
Après une dernière sérénade au clair de lune sur la plage pour Yanick et Mélanie, des adieux émus à Toberua et à son adorable staff, cinq heures de route et un dernier plongeon pour Alexis aux Fidji, on a entamé le long voyage du retour par un vol jusqu’à Sydney où nous sommes arrivés sous un soleil superbe et une chaleur bien agréable. On a toujours nos repères dans la ville et on s’est sentis presque de retour à la maison en contemplant l’opéra, tout en se remémorant les supers souvenirs de notre séjour ici avec grand-maman !
On ne pouvait pas choisir meilleure ville que Sydney pour finir notre tour du monde en beauté et on a profité de ses charmes jusqu’au bout. On a d’abord refait la superbe promenade de Coogee à Bondi, que l’on avait adorée, mais dans l’autre sens, histoire de pouvoir faire un peu de shoping à la fin. Cette fois, on a bien pris le temps d’en prendre plein les yeux, pour les loulous de jouer sur le sable (ils sont définitivement bien en Australie car, ici, la plage, ils adorent ; on les a même transformés en sauveteurs australiens !), et même d’observer les baleines sauter au loin, une superbe journée !
Après un mois et quelque de nourriture pas très fine, on est aussi revenus à nos amours asiatiques pour le plus grand bonheur de Yanick et Mélanie. On a même réussi à faire découvrir la cuisine chinoise et les sushis aux loulous, qui ont presque goûté de tout, mais avec une nette préférence pour le chinois, où ils ont d’ailleurs choisi de retourner le dernier soir (plutôt que manger du fish and chips ; sur ce coup-là, le tour du monde leur aura fait du bien, on peut inscrire la Chine sur la liste du prochain !).
Et on a enfin entamé la journée des « derniers » : dernière promenade pour revoir Darling Harbour et sa super place de jeu, dernier musée, le Powerhouse Museum et ses collections une fois de plus hétéroclites et peu compréhensibles (il doit il y avoir quelque chose avec les musées australiens que l’on ne comprend pas !), dernier pique-nique au soleil et, bien sûr, dernier apéro !
Et on a finalement célébré (on ne dira pas fêté vu les larmes qui ont coulé…) dignement le dernier soir de l’aventure.

Bref, des derniers souvenirs inoubliables à ajouter à tous les autres. A noter que, tout comme aux parents, l’air australien semble parfaitement convenir aux loulous qui ont été à nouveau parfaitement adorables et heureux…
Vous devez vous demander quels sont nos sentiments à quelques heures de prendre l’avion… On ne veut pas vexer qui que ce soit mais on doit avouer que nous n’avons absolument aucune envie de rentrer (sauf peut-être Alexis qui se réjouit de la rencontre avec sa classe organisée par sa maîtresse). On a eu la chance de vivre cette aventure inoubliable dans des conditions qui ont fait que rien ne nous a manqué, ni le confort suisse, ni le Cenovis ! Bien sûr, on adore notre vie en Suisse et on sera très heureux de revoir la famille et les amis. On sait aussi que l’on a la chance d’habiter un pays superbe que nous nous réjouissons de redécouvrir. Mais on aura une infinie nostalgie de tous ces moments de bonheur quotidien en famille, dans une liberté totale, sans contrainte de quelque sorte que ce soit. A nous maintenant de perpétuer l’esprit « tour du monde », de faire quelque chose de cette expérience magique et d’écrire une nouvelle page de notre histoire qui sera, on l’espère, tout aussi belle !
On l’avait approché à Kuata mais cette fois, on a vraiment trouvé le paradis sur cette magnifique île de Toberua où nous avons passé treize jours de rêve.
Il n’y a que le « resort » sur l’île et celui-ci comporte 16 bure (bungalows) seulement pour un maximum de 36 adultes. Autant dire qu’on a quasiment l’impression d’être seuls au monde puisqu’on peut passer des journées entières sans voir personne, sauf aux heures des repas. Ceux-ci sont décalés pour les enfants car le souper des adultes à 19h30 avec quatre plats est un peu tardif et long. Au début, on n’était pas enchantés de devoir manger de façon séparée et on a testé le repas à 19h30 tous ensemble sans toutefois que personne n’y prenne de plaisir. On a donc ensuite opté pour les repas séparés (après onze mois sans tête-à-tête, on s’est dit qu’on y avait droit) et on doit dire que Yanick et Mélanie ont beaucoup apprécié leurs repas romantiques en amoureux presque les pieds dans l’eau avec balades à la guitare, clair de lune, ciel étoilé et « vraies » conversations. Les enfants étant eux aussi assez contents de se retrouver seuls dans la bure pour lire des histoires au lit, tout le monde y a finalement trouvé son compte !
Pendant la journée, on a profité de nos chaises longues et de notre hamac pour contempler la vue magnifique, lire, nous reposer et commencer à envisager le retour car, oui, ça commence à sentir le roussi pour nous ! Heureusement, cet endroit est parfait pour emmagasiner un maximum de zenitude et de sérénité puisqu’on en aura sûrement besoin.
Les enfants, eux, ont surtout profité de toutes les activités proposées : golf, billard, pétanque, ping-pong, jeux de société, paddle, surf et kayak. Enfin, ça c’était quand ils ne faisaient pas le coup du « je m’embête », ne se chamaillaient pas ou ne se montraient pas insupportables. Et oui, appréhension à l’approche du retour ou on ne sait quoi, mais, pour la première fois en une année, les loulous n’ont pas été des plus agréables les premiers jours. A croire que les plages paradisiaques n’ont qu’un effet très modéré sur eux. Heureusement, après qu’on a trouvé de quoi les occuper en faisant de l’école et un recadrage, ils sont très vite redevenus des vrais amours ! En plus, après quelques jours, étant les seuls enfants ou presque, ils sont devenus les chouchous de certains membres du staff qui s’en sont occupés bien mieux qu’au Kids Club !
Les parents, de leur côté, ont certainement eu droit à quelques-unes des plus belles plongées de leur vie, avec une visibilité incroyable, des couleurs superbes, des petits poissons, mais aussi des plus gros animaux comme des requins léopard, des requins à pointe blanche ou des tortues.
Malheureusement, petite ombre dans ce tableau idyllique, on n’a pas eu un temps idéal et, contrairement à l’Europe, il a même fait plutôt froid. Les enfants n’ont du coup pas pu faire beaucoup de snorkeling soit car l’eau était trop froide, soit car les vagues étaient trop grosses où nous plongions.
C’est aussi ici que l’on a fêté le plus exotique des premiers août de notre vie !
Et on s’est fait un nouveau copain qui appréciait particulièrement les abords de notre bure avec ses congénères. On nous a certes dit qu’ils n’étaient pas agressifs mais cela reste l’un des dix serpents les plus venimeux au monde… Autant dire qu’on préférait notre précédent copain, le koala de Kangaroo Island ! Heureusement, l’île abrite aussi un vrai copain, Kuki le perroquet!
Enfin, Alexis a eu droit à son cadeau d’anniversaire : un baptême de plongée ! Contrairement à ce que nous pensions, l’âge pour plonger est plutôt fixé à 10 ans mais on s’est arrangé avec Epeli notre dive master personnel (il n’y avait pas d’autres plongeurs pendant notre séjour), pour tout organiser. Résultat, plutôt qu’un barbotage en piscine ou sur la plage, Alexis a eu droit à une vraie plongée de quelques minutes sous l’eau à la fin de l’une des nôtres. Il s’en est sorti comme un champion et a été émerveillé par tous les coraux et poissons qu’il a pu observer de tout près. Un sourire jusqu’aux oreilles à la sortie de l’eau et un souvenir inoubliable pour lui ! Il y a juste un petit problème… Il veut recommencer au plus vite !!!
La fin de notre séjour à Toberua marque aussi le terme de notre étape fidjienne puisqu’il ne nous reste plus qu’une nuit juste en face de l’aéroport à Nadi avant de repartir pour les derniers jours de l’aventure à Sydney. On a vraiment beaucoup aimé ces îles superbes et tous les gens adorables que nous y avons rencontrés. Le resort catastrophique du milieu, le mauvais temps qui a rendu les journées à la plage un peu moins chouettes, le fait que, définitivement, on préfère les découvertes que le repos à la plage et le retour qui se fait de plus en plus présent dans nos esprits, font par contre qu’il nous restera peut-être un sentiment plus mitigé de l’ensemble du séjour fidjien que du reste de l’aventure.
Pendant la préparation de notre tour du monde, si on a toujours eu le bien-être des enfants à l’esprit, on ne leur a pas du tout demandé leur avis sur l’itinéraire puisqu’on avait la « prétention » de savoir ce qui leur plairait (et continuons à être prétentieux, on peut dire que l’on ne s’est pas trompés). De même, en plus de onze mois de voyage, ils n’ont jamais pu choisir un hébergement. Alors, lorsqu’on ne n’a trouvé aucun endroit qui nous enthousiasmait pour notre semaine de transition sur l’île principale des Fidji, Viti Levu, on s’est dit qu’on allait leur laisser le choix et on leur a proposé un resort avec un kids club. N’ayant pas croisé beaucoup de familles voyageuses, ils n’ont en effet eu que très peu de copains avec qui jouer pendant cette année. Ils ont été emballés par l’idée et nous avons donc choisi le Naviti Resort sur la Coral Coast au sud de Viti Levu.
Une bien longue introduction mais qui explique comment on s’est retrouvé dans ce que, de l’avis de Mélanie et Yanick, on peut faire de pire en matière de vacances…. On s’attendait certes à ne pas être emballés mais, au final, c’était encore pire. Un énorme resort assez moche bondé de gens malpolis, mal éduqués, bruyants et, pour certains, bien alcoolisés, l’alcool fort étant compris dans le forfait « all inclusive ». Des activités de beauf, pas de plage où se baigner (sauf si on aime l’eau brunâtre) mais une énorme piscine gelée avec musique et bar dans l’eau. Bref, les parents ont passé leurs journées à errer comme des âmes en peine dans le resort pour trouver de quoi passer le temps et ne se sont même pas baignés une seule fois.
Quant aux enfants, les premiers jours de kids club ont été plus que mitigés puisqu’il n’y avait qu’une seule activité par jour et que, le reste du temps, les « animatrices » les plantaient devant un film dans une salle gelée par la clim’. Heureusement, cela s’est un peu amélioré par la suite et, s’ils ne semblent pas avoir été totalement conquis, ils se sont quand même amusés et ont eu du plaisir en confectionnant un marque-page et en faisant de la poterie, du golf, du foot, des chasses au trésor et des courses. Ils ont par contre renoncé à participer au concours de celui qui mangeait ses glaces le plus vite et du coup n’ont pas eu droit à une glace ce jour-là… No comment mais cela explique le niveau…
Comme le resort est situé loin de tout, on n’a pas trouvé de coiffeur dans les alentours et on a donc profité du « shopping tour » organisé par l’hôtel pour nous rendre « à la ville », Sigatoka, pour une dernière coupe « tour du monde ». Le salon ne payait pas de mine mais on est tous ressortis ravis de nos coupes, particulièrement Mélanie qui a enfin trouvé un coiffeur qui coupe très court (certains endroits au rasoir…) sans poser aucune question ! Les enfants ont aussi droit à une vraie coupe de footballeur et sont tous fiers.
On a profité ensuite du temps qui restait pour faire un petit tour au marché local, histoire de voir comment les gens vivent, ce qui a été très instructif. Le retour en bus bondé a par contre eu raison de notre bonne humeur puisqu’on a eu droit à un arrêt obligé de 45 minutes dans un magasin d’artisanat probablement plus « made in China » que « Fijian made », le temps pour ceux qui n’avaient pas encore trouvé leur bonheur dans le centre commercial où on les avait arrêtés en ville d’acheter plein de souvenirs inutiles….
On aura par contre passé un super après-midi en compagnie de Silvia, une amie de la marraine de Mélanie, et de son mari fidjien, Liesa. Ils ont quitté la Suisse il y a deux ans pour revenir s’installer dans le village d’origine de Liesa. Malheureusement, l’île était trop éloignée pour qu’on s’y rende (40 heures en bateau, et encore quand il y a un bateau !) mais comme ils étaient de passage sur l’île principale, ils ont eu la gentillesse de venir nous trouver. Une très belle rencontre et un après-midi de discussions fort intéressantes sur nos expériences qui nous auront fait un énorme plaisir. Merci à eux et rendez-vous en janvier, mais en Suisse cette fois !
Bref, vous l’aurez compris, on avait hâte de voir notre séjour ici se terminer, ce d’autant que, cerise sur le gâteau, les hommes sont tous tombés malades, une probable angine pour Alexis (merci la clim’ du kids club !) et l’estomac détraqué pour Jérémy et Yanick. On espère qu’ils vont vite se remettre pour profiter de chaque seconde de notre dernière étape aux Fidji, Toberua Island, qui devrait à nouveau ressembler à un petit paradis comme à Kuata !
L’aéroport de Nadi, sur l’île principale de l’archipel des Fidji, est à plus de 4h30 d’avion de Sydney et il faut encore ajouter deux heures à l’heure locale australienne, ce qui fait un décalage de dix heures avec la Suisse (cela fait tout bizarre de se coucher alors que votre journée ne fait que de commencer !). Les Fidji sont l’un des premiers pays à voir se lever le soleil et il n’y a plus que deux fuseaux horaires avant de passer la ligne internationale de date, et donc revenir au jour précédent. Cette fois, on a vraiment l’impression d’être arrivés au bout du monde !
Une nuit de repos et on prend le catamaran à destination du groupe des Yasawa où se trouve notre première destination fidjienne : l’île de Kuata.
On arrive sous un soleil resplendissant pour découvrir le petit coin de paradis qui sera le nôtre pour les onze prochains jours, ce qui semble beaucoup impressionner les locaux car peu de gens restent ici aussi longtemps. Accueil en musique, « Bula » retentissants (ce qui veut dire bienvenue et bonjour) et sourires resplendissants : on se sent tout de suite bien !
Malgré cet accueil plus que chaleureux et tous les locaux qui sont vraiment adorables, les deux premiers jours ne seront pas tout à fait à la hauteur de nos espérances, d’abord parce qu’il ne fait pas très beau (on aura même de la pluie toute une fin de journée), ensuite, car on ne peut pas vraiment faire de snorkeling, la mer étant trop démontée ou la marée basse trop importante, et enfin, parce que notre chambre est assez miteuse. Heureusement, on rencontre une famille vaudoise super sympa qui nous fera oublier ces petites contrariétés : les parents seront tout contents de retrouver quelqu’un avec qui partager un verre et des discussions et les enfants de pouvoir jouer avec des grands copains parlant français.
Comme tout s’arrange toujours, après avoir vérifié notre confirmation de réservation, on a exigé – et obtenu – le bungalow sur la plage que nous avions réservé. La mer est à trois mètres, on a un balcon avec une vue magnifique et l’intérieur est un peu plus cosy que dans le précédent. Cette fois, ça y est, on se sent totalement bien !
Et, une bonne chose ne venant jamais seule, le ciel vire au bleu pétant, ce qui nous permet de découvrir les lieux avec d’autres yeux. On est au paradis en fait !!!
Les snorkelings sont juste incroyables. On se croirait dans un aquarium avec des milliers de poissons et de coraux multicolores (sauf, forcément, le jour où on a loué l’appareil photo car la mer était agitée…).
Si on oublie le matériel défectueux (en chiffres : quatre plongées, trois bouteilles qui fuient, deux bouteilles pas bien attachées et un détendeur bloqué en position ouverte…) et certains des dive masters (les seuls fidjiens sympathiques comme une porte de prison que l’on ait rencontrés), les plongées sont aussi magnifiques. En plus des récifs superbement colorés, on a d’abord eu la chance de croiser de près un nombre impressionnant de requins à pointe blanche très joueurs avant l’apothéose : une plongée avec une dizaine de requins bouledogues de plus de trois mètres. Une expérience unique et absolument incroyable dont on se souviendra toute notre vie. C’est impressionnant (et on l’avoue assez effrayant) de voir ces énormes animaux s’approcher si près que l’on pourrait les toucher et dévorer un poisson avec leur immense gueule ouverte juste sous nos yeux.
Les enfants ont aussi eu la chance de pouvoir faire du snorkeling pendant nos premières plongées. Ils ont à nouveau adoré, surtout l’observation des requins à pointes blanches, même pas peur !
Entre chasses aux coquillages, marches sur l’île, snorkelings et plongées, on trouve aussi le temps de lire, de se reposer et, pour les enfants, de faire plein d’activités comme la confection d’objets en feuilles de palmier ou de dessins en coquillages. Tout le monde est adorable avec eux et ils sont chouchoutés ! Il y a aussi quelques jeux locaux sympas, comme des courses de Bernard l’ermite. L’ambiance est très sympa dans ce petit « resort » sans prétention entre familles, backpackers et couples plus âgés, de toutes nationalités (enfin presque toutes, on a croisé ici plus de suisses que pendant le reste du voyage !). Les gens d’ici sont chaleureux et adorent les enfants : tout est vraiment fait pour que l’on se sente bien, quel bonheur !
Maintenant que l’on a du temps, on en profite aussi pour reprendre sérieusement l’école, Alexis devant notamment se mettre à ses ECR ! Ce n’est pas facile de se concentrer dans ce décor somptueux avec la musique omniprésente en bruit de fond mais il se montrera très appliqué et on est super fiers de lui
On a aussi eu droit à une vraie soirée fidjienne, avec préparation d’un repas traditionnel dans un « four » fabriqué dans un trou creusé et rempli de pierres chaudes puis recouvert de feuilles et de terre, cérémonie du kava (une boisson locale), danses et chansons fidjiennes. On sent que ce n’est pas juste un spectacle pour les touristes mais que les fidjiens sont vraiment fiers de partager leur culture. Du coup, on passe un vrai bon moment.
Au final, on a adoré notre séjour à Kuata. En plus des paysages terrestres et sous-marins somptueux, on a une fois encore rencontré un peuple très attachant et bienveillant qui a toujours le sourire ou une chanson aux lèvres. On ne peut pas ne pas être heureux ici !
On avait peu apprécié Adelaïde, bien aimé Melbourne et on a finalement complètement craqué pour Sydney, qui gagne haut la main la palme de la ville préférée de notre tour du monde !
Il faut dire que la seule vue de notre appartement sur Darling Harbour, que ce soit de jour ou de nuit, est tellement hallucinante que l’on ne s’en est pas lassés. On n’avait presque plus envie de sortir et on aurait pu passer des heures à la contempler ! L’intérieur de l’appartement n’était pas non plus en reste, du style que l’on ne voit que dans les films ou les magazines de décoration, ouahhhh !
Et dès le premier après-midi, il nous faut forcément montrer l’opéra à grand-maman et aux enfants qui ne l’ont jamais vu. C’est toujours une grande émotion de découvrir en vrai des lieux que l’on n’a vus qu’en photo jusque-là ! Pour l’occasion, Jérémy avait mis le t-shirt de Sydney acheté en Suisse et qui lui faisait se réjouir d’arriver ici depuis notre départ. On ne faisait que de lui dire que c’était dans longtemps et maintenant on y est (pfff, le temps file…). Ce fut un moment vraiment très émouvant de voir les étoiles dans ses yeux quand il l’a découvert. Alexis et grand-maman ne sont pas en reste et sont tout aussi ébahis. Quant à Mélanie et Yanick, s’ils connaissaient certes déjà, la magie opère toujours dans cette si belle baie (même s’ils sont tout de même un peu déçus de la construction d’un énorme terminal pour bateaux de croisière qui cache la moitié du paysage juste devant le plus beau point de vue…).
On profite aussi de ce premier jour pour un dernier skype avec les classes des enfants, histoire de leur souhaiter de bonnes vacances, puis on file au dodo car la journée du lendemain s’annonce chargée.

Notre premier jour entier à Sydney aura été placé sous le signe des retrouvailles. Le matin tout d’abord, nous avons rendez-vous avec une connaissance de Mélanie qui a passé une année ici avec sa famille pour faire un bout de l’une de plus belles marches de Sydney, le sentier côtier qui relie Bondi Beach à Coogee. On commence tout seuls à Bondi, l’un des symboles de Sydney et l’une des plus belles plages au monde. Au passage, on y trouve aussi l’une des piscines les plus incroyables que l’on ait vues cette année.
Depuis le sentier, les vues sont absolument superbes et on en prend plein les yeux ! On aperçoit même nos premières baleines au large, quelle joie ! La suite sera tout aussi magnifique mais on sera moins attentifs aux paysages, occupés à discuter de nos expériences respectives loin de Suisse. Après un moment d’observation, les enfants sont aussi tout contents de rencontrer de nouveaux copains et commencent à bien jouer. On partagera enfin un très sympathique repas dans un chouette restaurant de bord de mer, avec une place de jeux intérieure qui aura définitivement conquis les enfants qui ne voulaient plus partir.
L’après-midi, c’est avec Brian et Joan, que nous avions rencontré à Cape Leveque, que nous avons rendez-vous. Ils voulaient nous emmener en voilier dans la baie de Sydney mais malheureusement le vent était trop fort pour une sortie sans risque. Nous découvrirons donc une nouvelle marche dans un tout autre quartier de Sydney, très vert et même classé parc national : la « Hermitage Foreshore Walk », qui offre de superbes vues sur l’opéra et Harbour Bridge. C’est une fois de plus magnifique et les vues depuis là sont différentes de celles dont on a « l’habitude » de l’autre côté. C’est aussi fou de voir comme les deux quartiers que nous avons vus durant la même journée sont différents alors qu’ils ne sont séparés que de quelques kilomètres.
Le soir, nous partagerons un repas « aussi style » avec Brian et Joan dans notre appartement, un super moment de convivialité et une fois de plus une belle rencontre.
Le temps étant au beau fixe ce dimanche, nous partons en ferry pour Manly, une nouvelle plage mythique de Sydney, tout au nord de la ville cette fois. La plage sur l’océan et le Corso, la rue piétonne qui la relie au port situé lui sur la baie, sont très animés et jolis, mais l’atout majeur de l’excursion ce sont les vues absolument magiques sur l’opéra et sur Harbour Bridge depuis le ferry. On voit ainsi l’opéra changer de forme au fur et à mesure que l’on avance et que l’on change d’angle de vue : des visions inoubliables.
A Manly, les enfants vont totalement s’éclater sur la plage et les parents profiteront enfin d’un pique-nique ensoleillé et agréable après deux semaines dans le froid et le vent. Un vrai bon moment que l’on aura même arrosé au cidre ! On en profitera aussi pour refaire un tout petit peu la garde-robe pour nos semaines de plage à venir et faire de nos loulous de vrais beachboys.
Enfin, après le retour en ferry jusque sous nos fenêtres ou presque, la journée se terminera en beauté puisque les enfants auront enfin (!) droit aux crêpes que grand-maman leur avait promis, ils sont gâtés !
Pour le début de la semaine, Mélanie est de retour au tribunal puisqu’elle a eu la chance de pouvoir assister à une matinée d’audiences pénales tenues par Joan au « Local Court ». Elle est passée à deux doigts d’être elle-même assise sur le banc des accusés après avoir voulu photographier le contrôle de sécurité à l’entrée pour montrer la différence avec Lausanne mais ensuite tout s’est bien passé et elle a même pu participer à l’équivalent de notre café du matin, le « morning tea », qui a lieu à 11h30. Elle racontera les détails à ses collègues, histoire de ne pas barber tout le monde, mais on peut retenir pour l’essentiel qu’en 1h15, une dizaine d’affaires ont été traitées (contre une chez nous), que l’audience est beaucoup moins formelle ici, tout le monde entrant et sortant sans arrêt, mais non sans avoir fait une sorte de révérence au juge, et que les avocats et accusés ont exactement la même rhétorique que chez nous ! C’était en tout cas très instructif et intéressant et elle a passé un super moment.
L’après-midi, on ira découvrir de l’extérieur le jardin chinois de Sydney et l’immense place de jeux de Darling Harbour qui est bondée pour cause de vacances scolaires. Une journée presque comme à la maison quoi !
On aura vraiment vu l’opéra sous tous les angles puisque, cette fois, c’est depuis les jardins botaniques que nous l’admirons.
Et on ne s’en lasse toujours pas puisqu’on ira même le visiter à l’intérieur. Ce sera une visite passionnante qui va nous en apprendre plus sur l’histoire de la construction (quelques dépassements de planning et de temps, ce n’était pas Yanick qui dirigeait le chantier !) et nous permettra d’admirer les magnifiques salles de spectacle.
Et on devient carrément accros puisqu’on ira même jusqu’à faire un aller-retour en ferry pour le découvrir illuminé la nuit !
On a aussi pas mal arpenté la ville ce qui nous a permis de découvrir de superbes bâtiments.
Et on s’est bien sûr baladés dans le quartier historique des Rocks où les européens se sont installés pour fonder la première colonie d’Australie.
Un dernier souper et c’est déjà l’heure du départ pour grand-maman. C’est avec un gros pincement au cœur que nous la quittons mais avec des souvenirs inoubliables plein la tête. En plus, cette fois, la séparation ne sera pas trop longue puisque l’on se retrouve dans cinq semaines déjà ! Un énorme merci à elle pour ces superbes et précieux moments partagés en famille (et pour avoir occupé les loulous pour que les parents puissent avoir quelques minutes à eux !).

On consacrera enfin tout notre dernier jour au musée maritime national qui nous aura permis de visiter un vaisseau de guerre, un sous-marin et une caravelle et de voir plusieurs films très intéressants. On y a passé la journée et on aurait facilement pu y rester encore, une belle façon de faire oublier le départ de grand-maman aux enfants !
Nous voilà donc déjà au bout de notre périple australien qui aura été une réussite de la première à la dernière minute. Nous avions construit tout notre tour du monde autour de cette étape puisque nous voulions à tout prix arriver ici en mai pour le roadtrip (que l’on l’avait dans nos têtes depuis notre voyage de noces !) et le moins que l’on puisse dire c’est que ce pays aura comblé toutes nos attentes et les aura même surpassées. Yanick était déjà complètement conquis, Mélanie avait été « contaminée » et maintenant, ce sont les enfants qui sont totalement fans. On y reviendra, pour un moment ou plus longuement, c’est sûr ! Mais maintenant, ce sont les vacances pour nous aussi, place aux plages paradisiaques des Fidji !
Si on n’avait pas trop apprécié Adelaïde, on a par contre beaucoup aimé Melbourne qui nous a charmés grâce à son ambiance, ses beaux bâtiments et ses contrastes. On y aura passé deux jours et demi très sympas mais la ville aurait mérité que l’on s’y attarde. On y reviendra en été, ne serait-ce que pour profiter de ses terrasses innombrables !
Dès le premier après-midi, on a découvert, sous le soleil, le quartier de notre appartement, Port Harbour, qui est très sympa. Le bord de mer est étonnement préservé avec de petits immeubles, souvent d’anciennes industries réhabilitées, ce qui lui donne un certain charme. Le quartier regorge aussi de cafés et de chouettes restaurants, dont celui que nous avons trouvé pour la soirée, un italien au cadre et à la gastronomie magnifiques.
Le centre-ville de Melbourne est quant à lui un mélange d’édifices monumentaux datant de la ruée vers l’or et abritant aujourd’hui des boutiques de luxe, de petites allées remplies de cafés, de belles galeries couvertes du XIXème siècle, de docks réhabilités, mais aussi de ruelles pavées plus alternatives tapissées de graffitis avec des restaurants branchouilles au sous-sol, une sorte de paradis pour bobos. Le tout est très animé et on a adoré.

Au passage, on aura aussi découvert des bâtiments plus classiques comme la gare, le Parlement de l’état du Victoria, la cathédrale Saint-Patrick ou le bâtiment où flotta pour la première fois le drapeau australien et où siégea le premier Parlement australien en 1901. Et on n’aura bien sûr pas manqué de jeter un coin d’œil sur le stade des derniers exploits de notre Roger national, l’idole absolue de grand-maman !
Dans le genre classique, on a aussi dégusté des authentiques et excellents sandwichs-baguette achetés à un français super sympa en plein centre-ville : la meilleure baguette après celle du Laos ! Sur ce coup-là, on a privilégié les origines françaises de Yanick à ses racines suisses car, malgré le temps frais, la fondue du club suisse nous motivait moyennement ! Et il faut dire que nos exploits footballistiques au Mondial n’encourageaient pas à se montrer fiers d’être suisses.
Melbourne est une ville d’immigration et accueille d’importantes communautés étrangères. On a ainsi passé par les quartiers chinois, grec et italien qui ne nous ont par contre pas laissé un souvenir mémorable, de même que le quartier de bord de mer de St Kilda, sûrement plus animé en été.
Le nouveau quartier des Docklands est une sorte de ville miniature avec des habitations, des restaurants, des bureaux et un énorme stade de foot australien. C’est encore récent et cela manque d’âme mais cela devrait venir avec le temps et les gens.
Et last but not least, grâce à grand-maman, les enfants ont pour la première fois adoré l’école puisqu’ils ont eu droit à une leçon de bricolage, l’une de leur branche préférée !
On n’était déjà pas très contents de quitter Kangaroo Island mais en voyant l’océan déchaîné à l’arrivée au port après s’être levés à 5h30, on n’a juste eu envie de rentrer se mettre sous la couette. La traversée s’annonçait donc rude et elle l’a été, surtout pour la partie féminine de la famille : Mélanie a passé les 1h15 de traversée (au lieu de 45 minutes en temps normal) accrochée au bastingage et congelée pour avoir un peu d’air frais et grand-maman a juste craqué sur la fin. Quant aux loulous, ce sont les premiers virages en voiture qui ont eu raison de leurs estomacs. La route vers Beachport a ensuite été assez calme du coup et nous aura permis d’admirer un petit lac rose. On s’arrêtera aussi à Robe pour un pique-nique éclair vu le vent et le froid. On n’aura donc peu le loisir de découvrir ce « ravissant petit port de pêche » aux dires du Lonelyplanet.
Beachport, où nous allons passer la nuit, est plus sympathique et possède, outre son eau transparente, une superbe jetée longue de 772 mètres. Malheureusement pour nous, on a décidé de sortir juste au moment où la pluie commençait à tomber et elle s’est transformée en déluge juste quand nous étions au bout de la jetée… On est donc rentrés trempés jusqu’aux os et la cheminée de notre appartement a été fort appréciée !
Le mauvais temps a par contre eu du bon puisque nous avons pu organiser un skype surprise avec la classe d’Alexis. Un joli moment très émouvant pour lui puisqu’il a pu voir que personne ne l’avait oublié et que ses copains le suivaient assidument ! Jérémy a lui aussi pu faire un petit coucou à sa classe et était tout content de raconter ses exploits. Merci à la maîtresse d’Alexis pour cette belle surprise !
Enfin, le soir, on décide de se remettre de cette journée mouvementée en sortant manger (et boire !) au pub du coin. C’est un pub australien typique avec de la vieille moquette et toute la ville qui s’y croise. L’ambiance est super sympa et on y passera un très bon moment.
Le lendemain, après un moment d’école (le téléphone d’hier nous a mis la pression !), on part sur la Bowman Scenic Drive, une très belle route qui longe la côte de Beachport. Sous le soleil, cela a forcément une autre « gueule » et le spectacle des vagues est superbe.
Sur notre route pour Port Fairy, on s’arrêtera aussi à Mount Gambier pour y admirer le Blue Lake qui se pare d’un superbe bleu en été mais redevient comme n’importe quel lac en hiver. Il est tout de même assez joli et ressemble à nos lacs de montagne sauf qu’il est situé dans un cratère de volcan. Le centre-ville est aussi assez joli avec quelques bâtiments typiques de la région qui nous ont bien plus.
Enfin, on fera un détour par le Cape Bridgewater, un cap isolé. La baie est magnifique et la vue superbe malgré la pluie, d’autant que, comme sur toute la route depuis hier, il y a des très beaux arcs-en ciel. Malheureusement, nous n’aurons pas le temps de prolonger la visite de l’endroit, ni d’aller voir la colonie d’otaries. En effet, nous avons passé la frontière de l’état du Victoria et changé d’heure (encore 30 minutes d’avance) et il nous faut encore rouler pour pouvoir arriver avant la nuit à Port Fairy. En effet, la conduite de nuit est absolument déconseillée en Australie pour ne pas risquer de démolir sa voiture en emboutissant un kangourou, risque qui n’est couvert par aucune assurance. On aura ainsi juste le temps de profiter de la super place de jeux et de notre cottage anglais tout vieillot.
C’est aujourd’hui que nous allons débuter notre parcours sur la Great Ocean Road, l’une des plus belles routes d’Australie, entre plages battues par les vagues, falaises calcaires abruptes, forêts humides et fermes laitières aux verts pâturages. Avant cela, on fait un petit tour de Port Fairy (mais le dimanche à 7h30, il n’y a pas tellement d’animation !) et un arrêt à Warrnambool pour tenter d’apercevoir des baleines. Il semble qu’il y en a beaucoup en ce moment mais, malgré deux arrêts et de longues minutes d’observation, rien à l’horizon. On se contentera donc d’admirer les prouesses de deux très bons surfeurs ainsi que le très joli Bluehole.
Finalement, on commence la route elle-même et c’est là que se succéderont d’incroyables paysages de toute beauté. La baie des Iles, celle des Martyrs, le « Grotto », l’Arche, et on en oublie, sont autant d’arrêts tout plus beaux les uns que les autres. On est émerveillés d’autant qu’on n’a pas encore vu les sites les plus connus et qu’on ne s’attendait pas à ce que la route soit aussi belle en dehors des très connus Douze Apôtres.
Le London Bridge restera l’une des plus belles vues de la journée.

Loch Ard Gorge est une plage magnifique mais on commence à ne plus être tous seuls et il faut se battre pour faire une photo sans chinois ou sans indien !
Les Gibson Steps descendent vers une superbe plage mais malheureusement la marée haute ne nous permettra pas de nous balader aussi loin qu’on l’aurait voulu.
Enfin, on arrive au site le plus connu, les Douze Apôtres, qui sont en fait sept. Alors oui, le site est magnifique mais il faut slalomer entre les touristes qui se prennent en photo sous tous les angles pour apercevoir les apôtres et malheureusement le soleil n’est pas au bon endroit au moment de notre passage. On reste donc un peu sur notre faim, voire frustrée pour Mélanie qui aurait bien voulu y retourner le lendemain (mais la route était trop longue), car les autres sites étaient tout aussi, voire plus, beaux.
On arrive finalement à Apollo Bay en fin de journée, les yeux encore éblouis par toutes ces merveilles. Juste le temps de boire l’apéro et on sort déguster un excellent repas quasi gastronomique : ceviche, moules, saint-pierre et snapper, les enfants dévorent et les parents n’auront que les miettes ! On passe une superbe soirée qui clôt en beauté cette journée de rêve où on a en plus eu la chance d’avoir un temps magnifique.
Le lendemain, c’est encore avec un grand soleil que l’on se réveille, ce qui nous permet de profiter de la plage absolument superbe d’Apollo Bay.
On grimpe aussi sur une colline pour admirer la baie depuis en haut.
La Great Ocean Road continue et offre des vues à couper le souffle sur des plages idylliques : on se régale !
Petite déception par contre à Kenneth River où on est censés voir des koalas et des beaux oiseaux mais où l’on croise plutôt des foules de minibus bondés de touristes. On apercevra tout de même deux koalas et des oiseaux rouges manger des graines dans les mains de chinois, mouais… Par contre, la route qui serpente au milieu de vieux eucalyptus avec l’océan en toile de fond est superbe.
Enfin, on arrive à Lorne, une petite station balnéaire où les enfants vont pouvoir s’éclater à jouer sur la plage et à la magnifique place de jeux avec de supers trampolines juste à côté de notre appartement. On profitera aussi d’admirer les superbes cacatoès qui pullulent par ici.
Pour ce dernier jour sur la Great Ocean Road, le soleil n’aura été avec nous que pour son superbe lever mais les étapes seront tout de même très chouettes malgré le vent à décorner les bœufs et le froid mordant. On fait un premier arrêt aux « Erskine Falls » dans la forêt humide qui nous change des cascades qu’on avait vues jusqu’ici, puis un second à Point Addis,

Arrêt obligatoire ensuite à Bells Beach, la plage de la scène finale du film Point Break (enfin un film qu’au vu du chef d’œuvre, Mélanie a vu des dizaines de fois !). Aucune trace de Keanu Reeves ni de Patrick Schwayze (et d’ailleurs la scène n’aurait même pas été tournée ici mais à Hawaï) mais il n’en reste pas moins que la plage est superbe et que le spectacle des surfeurs est chouette à admirer. Cela donne des envies à Alexis qui a tellement adoré surfer à Lombok et qui trouve que les vagues sont identiques en Australie (il est un peu passé par Marseille, c’est ici que les meilleurs surfeurs de la planète s’affrontent chaque année pour une étape de la Rip Curl Pro et c’est l’une des vagues les plus longues du pays quand elle apparaît !).
Le reste du trajet entre Torquay et Geelong offre des belles vues mais que nous n’admirerons que depuis la voiture – sauf pour l’arrêt pique-nique – car on est bien congelés. On arrive finalement au milieu d’après-midi à Melbourne où nous allons passer les deux prochains jours et le soleil est là pour nous accueillir, cela semble prometteur ! En définitive, on aura certes eu un peu froid mais on aura tout de même été, dans l’ensemble, fabuleusement chanceux avec le temps puisqu’on est en plein hiver et qu’on aura plus vu le soleil que la pluie. Ces cinq jours ont une fois de plus passé à la vitesse de l’éclair et nous tous enchantés.
Deux heures de route aux aurores, une petite traversée en ferry de 45 minutes et on se retrouve sur Kangaroo Island, la troisième plus grande île d’Australie. Elle ne compte par contre que 4’700 habitants et demeure rurale et peu développée. On y vient surtout en espérant y croiser le plus d’animaux possibles mais aussi pour admirer la nature encore sauvage. Pour notre part, nous sommes en hiver et nous ne pourrons donc pas profiter des joies de la plage mais il semble que les animaux sont plus visibles à cette époque et la nature particulièrement belle et luxuriante. Et, de fait, notre première impression est que l’île est bien plus verte que tout ce que nous avons vu jusque-là et que ce que nous imaginions. Il y a d’immenses pâturages où paissent des moutons, cela fait un peu penser à l’Irlande.
Avant de partir à l’aventure, on prend d’abord nos quartiers dans notre superbe maison située à Emu Bay qui possède visiblement l’une des plus plaisantes plages de l’île. Une bande de sable blanc tout en longueur et des eaux turquoises, la vue depuis notre énorme terrasse est en tout cas magnifique !
Après un passage dans la localité principale de l’île, Kingscote, qui semble toutefois très endormie et posséder peu d’établissements de charme (on est contents d’avoir fait les courses pour les prochains jours sur le continent au vu de la tête des restaurants d’ici !), et un coucou aux pélicans géants d’Emu Bay, on se met tous au lit pour nous reposer en vue de l’activité de la soirée.
Les loulous ont bien joué le jeu pour une fois et c’est tout reposés et repus après un excellent souper (Yanick est tout heureux d’avoir retrouvé un barbecue !) que nous partons pour un tour nocturne. En effet, on a lu que les animaux étaient plus actifs, et donc visibles, de nuit et on ne veut pas manquer cela. Les loulous ont chaussé leurs jumelles et sont tout excités mais le reste de la famille n’est pas en reste. Le guide nous emmène à bord de son 4×4 et, dès le premier arrêt, on a l’énorme chance d’apercevoir un koala qui dort dans un arbre. C’est magique de voir cet animal dans la nature. La nuit commence bien ! Suivront ensuite plus d’une centaine de wallabies (on a appris que l’île en compte un million environ, un peu plus que les hommes donc !) et de kangourous – on ne sait plus où donner de la tête tellement on en croise – ainsi que de nombreux opossums. Ce sont à chaque fois des visions fantastiques de voir les yeux rouges de ces animaux nous regarder avant de se désintéresser complètement de nous. On aura même l’incroyable chance de voir un échidné, une sorte d’immense hérisson mais bien plus rapide, lointain cousin de l’ornithorynque puisqu’il pond des œufs mais allaite ensuite ses bébés. Enfin, on partira à la recherche de pingouins sur la plage. Une fois de plus, on est chanceux et on en trouvera deux au fond de leur nid.
En plus de nous avoir permis de voir tous ces animaux, notre guide nous a appris de nombreuses choses sur l’histoire de l’île, sa faune et sa flore et les trois heures du tour ont passé comme un éclair. C’était un moment magique et on est tous rentrés des étoiles plein les yeux.
Le lendemain, après avoir retrouvé le koala d’hier soir grâce à Yanick (et réveillé cette fois en plus, quelle chance !), on part à la découverte des plages de la côte nord de l’île.
La route est magnifique et nous permet cette fois encore de rencontrer des dizaines de wallabies et de kangourous. Ils sont juste au bord de la route et ne semblent pas trop effrayés, ce qui nous permet de les regarder pendant de longues minutes, c’est incroyable. Nous qui avions peur de ne voir aucun animal, on est super heureux !
On ira ensuite tour à tour explorer les plages de Western River Cove où les enfants vont jouer à nous cuisiner des coquillages, Snelling Beach et Stokes Bay, où il faudra jouer les aventuriers en passant à travers les falaises et en escaladant les rochers pour arriver sur le sable. Une superbe deuxième journée sur l’île avec même un peu de soleil, que demander de plus !
Le jour suivant est consacré au Flinders Chase National Park qui occupe toute la partie ouest de l’île et compte les attractions les plus touristiques. Comme la journée s’annonce chargée, on est parti au lever du soleil et on arrive donc assez tôt sur place. La descente de voiture nous réveille complètement puisqu’il fait 2 degrés. L’herbe est d’ailleurs toute givrée mais le ciel tout bleu quelle chance ! Sur les conseils d’une employée du « visitor center », on part d’abord pour deux petites marches dans le parc attenant dans l’espoir de voir des wallabies et des koalas. Cinq minutes à peine de marche et on croise déjà les premiers wallabies et kangourous. C’est encore une fois des rencontres magiques qui nous émerveillent car on est vraiment tout près d’eux et à pieds cette fois.
La boucle terminée, on part à la recherche des koalas sur la deuxième et, coup de chance, on va en voir trois magnifiques. Ces animaux sont tellement mignons, on est tous tout attendris. Cerise sur le gâteau, on ne va croiser personne sur les deux marches dans ce parc absolument idyllique et l’impression d’être seuls au monde au paradis est géniale !
On passe ensuite par le phare du Cape du Couedic (les noms français sont dus au navigateur qui a le premier exploré la côte sud de l’île) et on commence la promenade vers Admiral Arch, une immense arche creusée par les flots. Le site est superbe mais abrite surtout une énorme colonie d’otaries à fourrure. On passe de longues minutes à voir les petits jouer dans les vagues et les adultes se reposer avec leurs bébés. Un spectacle fantastique une fois de plus !
On ira aussi flâner au milieu des Remarkable Rocks, des rochers de granit sculptés par l’érosion perchés sur un dôme rocheux qui plonge dans l’océan 75 mètres plus bas. On en avait vu des photos mais on ne s’attendait pas à une telle beauté. Les rochers sont fascinants avec leurs formes différentes à chaque angle de vue. Les enfants peuvent aussi jouer en imaginant des vaisseaux spatiaux ou des fusées, un moment superbe.
Enfin, quatre petits kilomètres de marche un peu sportive – où grand-maman a juste raté son premier serpent australien apeuré par le babillage de Jérémy – nous amèneront à la superbe plage de Snake Lagoon, l’une des plus belles que nous ayons vues en Australie.
On rentrera finalement avec le lever de la lune qui terminera de façon idéale cette journée parfaite qui nous a laissés sans voix devant tant de beautés !
Pour notre dernier jour sur Kangaroo, on va d’abord dire au revoir à Copain (copain comme koala, pas comme cochon !) « notre » koala, avant de partir explorer la côte sud. On fait un premier arrêt à Vivonne Bay qui a plusieurs fois été classée parmi les plus belles plages d’Australie. Elle est effectivement très belle mais dans le froid et les nuages, les contrastes sont moins saisissants et on n’y reste pas trop longtemps. La promenade autour de la baie révèlera par contre de superbes vues sur les falaises et les eaux turquoises. Il faudra revenir ici en été !
On part ensuite en direction de Seal Bay pour y admirer une importante colonie d’otaries d’Australie. La plage est une fois de plus magnifique et les otaries adorables, même si on a préféré celles d’hier plus joueuses. Comme beaucoup d’endroits ici, le site est en outre payant, ce qui fait que l’on renonce à la promenade guidée pour approcher les otaries de plus près sur la plage vu le prix. On passera tout de même de longues minutes à les admirer depuis les passerelles qui surplombent les dunes et la plage et le spectacle est adorable.
Un pique-nique derrière les dunes de Bales Beach dans le froid presque polaire et on part en direction du Parndana Wildlife Park. D’accord c’est un zoo et on préfère les animaux en liberté mais Mélanie a insisté car on peut y porter un koala dans ses bras, ce dont elle rêve depuis longtemps. Après la visite du Machu Picchu, voilà donc, dans un autre registre, un deuxième rêve qui se réalise pour elle dans ce tour du monde. C’est une expérience inoubliable de porter ces petites boules de poil toutes douces contre soi, quel bonheur ! On l’aurait bien ramené avec nous !
Le parc regroupe toutes les espèces de l’île dans des enclos qui ne ressemblent heureusement pas trop à des cages mais permet aussi de nourrir les kangourous et les wallabies. Les enfants adorent et les adultes ne boudent pas non plus leur plaisir. Encore un moment de pur bonheur de pouvoir approcher ces animaux de tout près et de les caresser. On aura donc beaucoup aimé cet arrêt même si on continue à préférer les animaux en liberté.
Au final, notre aventure sur Kangaroo Island se termine bien trop vite à notre goût. On voulait vraiment y passer quelques jours car c’était l’un des rares endroits en Australie que Yanick ne connaissait pas et parce que Mélanie en avait envie depuis notre voyage de noces, mais on avait peur de ne pas voir d’animaux et de devoir affronter le même temps pluvieux qu’à Chiloé. Finalement, rien de tout cela et le séjour a été parfait du début à la fin : on a vu plus de marsupiaux que l’on aurait pu l’espérer et le temps a été relativement clément, voire plutôt ensoleillé même. On a vraiment tout adoré de cette île magique et d’avoir pu la découvrir en famille restera un souvenir inoubliable !
Family Dreamtime 
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