Avant de gérer notre villa, Eddy a été cuisinier sur un bateau de croisière (d’où les plats succulents) puis guide et nous lui avons donc demandé de nous accompagner pour quelques visites, histoire d’avoir plus d’explications sur les différents sites et sur les traditions locales qui sont assez difficiles à appréhender de l’extérieur.

Pour la première journée, direction le Nord-Est d’Ubud. Quelques jours avant notre arrivée a eu lieu le Nyepi (Jour du silence), l’une des fêtes les plus importantes de Bali. Il s’agit d’une journée de purification pour chasser les mauvais esprits et entamer l’année du bon pied lors de laquelle les habitants (mais aussi les touristes) doivent rester chez eux pour se consacrer à la méditation et à l’introspection. Toute l’activité cesse, l’île entière se fige (par exemple, aucun véhicule ne circule et aucun avion n’atterrit ou ne décolle) pour convaincre les mauvais esprits que l’ile est inhabitée et qu’ils doivent quitter Bali pour une autre année. Au cours des semaines précédentes, les villageois confectionnent d’énormes monstres en papier mâché, les ogoh-ogoh, qu’ils brulent le soir avant le Nyepi lors de cérémonies censées attirer les démons puis les chasser. Comme les habitants sont toutefois fiers de leurs créations, il en reste encore quelques-unes au bord de la route pour notre plus grand intérêt.

On s’arrête tout d’abord au Gunung Kawi, l’un des plus grands et des plus anciens monuments de Bali. Après la descente de 270 marches sur un escalier abrupt qui creuse une brèche dans la rive rocheuse et permet des vues sur de superbes rizières, on arrive devant des mémoriaux en forme de statues abrités dans des niches de 8 mètres de haut, le tout sculpté dans la paroi rocheuse. En se promenant, on passe aussi par le nouveau temple, ce qui nous permet, grâce aux explications d’Eddy, de comprendre un peu mieux les rites de l’hindouisme balinais (qui sont très différents de ceux de l’hindouisme indien), et par les anciens dortoirs et la salle de méditation du roi et de sa suite, creusés dans la paroi. Le paysage est somptueux et le site superbe, on est impressionnés.

Pour la suite, ce sera le Tirta Empul, des sources sacrées auxquelles les habitants attribuent des pouvoirs magiques et dans lesquelles ils viennent se purifier, ainsi que le temple situé à proximité, qui est l’un des plus importants de Bali. Encore une très belle visite.

Sur la route du Gunung Batur, un volcan haut de 1’717 mètres, on fait une halte pour déguster du thé et du café. Les enfants ont beaucoup aimé observer comment le café est torréfié et découvrir les diverses épices. Comme ils ont même eu le droit d’en déguster certaines sortes, ce sera une vraie réussite. On ne testera par contre pas le café Luwak, soi-disant l’un des meilleurs, mais aussi l’un des plus chers au monde, produit avec des grains de café récupérés dans les excréments de civettes (un petit animal nocturne), ce qui ne donne pas forcément envie de casser la tirelire…  La pause fera aussi du bien car on se fait arroser par un violent orage et il pleut des cordes.

La vue sur le volcan et le lac est un peu gâchée par le mauvais temps, mais on peut tout de même apercevoir une longue et assez impressionnante coulée de lave sur l’un des flancs.

Sur le chemin du retour, on passera encore par de superbes rizières en terrasses mais malheureusement, sous la pluie et avec les enfants tout refroidis, on ne s’arrêtera pas les voir de plus près et on se contentera de les admirer depuis la voiture.

Dans la région du Nord-Ouest au programme du jour, on découvre d’abord les magnifiques rizières en terrasses de Jatiluwih (ce qui signifie « vraiment merveilleux » ou « beauté réelle », selon les traductions ; quel que soit le choix, le nom est à notre avis parfaitement choisi !). Ces terrasses centenaires sont classées par l’Unesco et la balade à l’intérieur est splendide. On en prend plein les yeux et on contemple émerveillés toutes les palettes de verts. On y serait bien resté toute la journée !

Le Puru Ulun Danu Bratan, au bord d’un lac entouré de montagnes, est l’un des symboles de Bali car il figure sur le billet de 50’000 roupies. Joli, mais visiblement assez populaire et touristique, il est plus tourné vers le côté mercantile de la religion avec ses boutiques et restaurants à l’intérieur que vers la spiritualité. Il nous plaira donc un peu moins que les autres.

Et pour se remettre de toutes ces beautés, un apéro (on a fini par dénicher du cidre !) et un repas balinais (si les enfants nous en laissent, hier soir ils ont entièrement dévoré les meilleures plats !).

Bali

Une journée entière entre avions et aéroports, dont quatre heures d’escale dans un terminal low-cost de l’aéroport de Kuala Lumpur sans l’ombre du fast-food promis aux enfants pour midi (et pas de chips non plus, heureusement que l’on a trouvé du chocolat pour leur rendre un peu le sourire) et une bonne heure de conduite de nuit sur les routes balinaises, ce qui s’apparente plus à un gymkhana suicidaire ou à un slalom entre les scooters qu’à une vraie route et on arrive enfin dans notre villa proche d’Ubud dans le centre de Bali. Et là, ouahhhh, comment dire, de nuit déjà, c’est une vraie splendeur. Les parents sont si contents qu’ils fêtent ça avec un bain (presque) de minuit dans la piscine !

Le lendemain matin, on se réveille dans un vrai coin de paradis. Notre villa est située au milieu de superbes rizières bordée de palmiers, la piscine est toujours aussi magnifique, tout comme le jardin, et les terrasses sont énormes. Les enfants profitent de l’espace pour sortir tous leurs jouets de leur sac et jouer comme à la maison. Cela faisait depuis Buenos Aires qu’ils n’avaient pas pu le faire et ils sont tellement contents qu’on ne les entend plus ! On peut aussi voir la femme de notre logeur qui procède aux offrandes quotidiennes traditionnelles, c’est authentique et solennel. Un joli moment, on est vraiment chanceux !

On part quand même faire un petit tour d’Ubud qui se révèlera assez charmante même s’il y a surtout des cafés et des boutiques. Visiblement, les portes des maisons traditionnelles balinaises indiquent la richesse de la famille qui y vit et on croise de superbes ouvrages. Partout, malgré le côté très touristique, les habitants laissent des offrandes devant les maisons et magasins, ce qui donne un côté vraiment authentique.

On visitera aussi l’ancien palais d’Ubud et un petit temple avant de retourner profiter de notre villa. Un joli premier aperçu de Bali et un vrai changement de culture et de paysages avec le reste de l’Asie.

Et le soir, on a demandé à Eddy notre logeur de nous préparer un repas balinais. Résultat, quelque chose de simple pour lui se révèle être un vrai festin de rois pour nous : poulet au satay pour les enfants, soupe, poisson et tofu, le tout avec des sauces à se relever la nuit ! On n’en laisse pas une miette et on se régale. Alexis goûtera même la pâtisserie locale malgré sa couleur verte… Après le Mie Goreng au petit déjeuner, il va devenir un vrai petit balinais ! Il ne manque que la bouteille de blanc mais on n’a rien trouvé de valable qui ne soit pas hors de prix.

Eddy nous a indiqué les principaux sites d’intérêt dans les environs d’Ubud en fonction des différentes régions et aujourd’hui, nous partons pour l’Ouest. Même si la route est toujours aussi compliquée car ici c’est à qui forcera le premier et que les scooters prennent des risques inconsidérés pour dépasser, on passe à travers de très belles rizières et on a la chance de voir des processions et des habitants se rendant au temple avec leurs offrandes, d’autant que c’est une fête assez importante aujourd’hui.

Premier arrêt pour le Pura Tanah Lot, un petit temple au bord de la mer qui a une réelle importance spirituelle pour les balinais mais où il semble aussi il y avoir des foules de touristes. L’allée pour y accéder est bordée de boutiques de souvenirs mais le moment le plus bondé est le coucher de soleil et nous sommes donc relativement au calme avec seulement quelques amis chinois…. Comme c’est le cas de presque tous les temples ici, nous ne pouvons malheureusement pas entrer visiter l’intérieur et nous le contemplons donc depuis la côte qui offre de jolis points de vue. Les loulous se régalent aussi en admirant les immenses vagues.

Un deuxième très bel arrêt au Pura Gede Luhur Batu Ngaus situé au sommet d’un affleurement rocheux de lave noire.

Enfin, le PuraTaman Ayun qui était le principal sanctuaire de l’ancien royaume local. Un lieu paisible et imprégné d’une grande sérénité.

On est vraiment heureux de ces belles découvertes très différentes de ce que l’on avait visité jusque-là et on est déjà un peu amoureux de Bali !

Comme expliqué dans notre dernier article, on a gardé le meilleur pour la fin, soit le petit circuit qui comprend tous les temples les plus connus.

Premier arrêt à Angkor Wat que les enfants se réjouissaient de visiter depuis notre arrivée puisqu’on leur avait dit que c’était le temple le plus impressionnant. Malgré l’heure relativement matinale (9h00), il y a déjà une foule pas possible et c’est pratiquement en file indienne que l’on entre dans l’enceinte. Au final, malgré de belles sculptures, on est tous assez déçus par le site phare d’Angkor. Le soleil n’est pas au bon endroit et la lumière n’est donc pas fantastique, le temple n’est pas en si bon état et surtout la visite est complètement gâchée par les hordes de chinois hurlants qui n’hésitent pas à nous piétiner et à nous agresser avec leurs parapluies pour nous dépasser. On est loin de la magie ressentie lors des premiers jours. On ne montera même pas au dernier étage car il aurait fallu pour cela patienter dans une queue de plus d’une heure.

On passe ensuite par le Banteay Kdei, où les enfants font le plein de nouveaux bracelets porte-bonheur, en espérant que ceux-là feront leur office…

Troisième arrêt au Ta Prohm, surtout connu par avoir servi de lieu de tournage au film Tomb Raider avec Angelina Jolie (encore un chef d’œuvre que l’on n’a pas vu !). Cette fois, ce sont plutôt les loulous qui gâchent la visite car ils sont fatigués et très peu intéressés. Le temple est pourtant plutôt beau et l’atmosphère assez particulière puisqu’il y a beaucoup d’arbres qui ont poussé par-dessus les vieilles pierres, ce qui donne droit à quelques belles découvertes de statues ou sculptures au milieu d’énormes racines.

Après l’arrêt dîner obligatoire vu la fatigue, on part à l’assaut du Bayon. Heureusement, le repas a fait son effet et tout le monde est requinqué pour apprécier à sa juste valeur ce magnifique temple. Des visages impassibles nous contemplent à chaque recoin et du haut de chaque tour, c’est somptueux et cela restera l’un des préférés de toute la famille.

Encore quelques temples aux alentours et la visite est déjà finie (à 16h15, cela fait tout de même une bonne journée et on aura bien mérité la piscine !).

Après les avoir tous visités ou presque, il sera en définitive impossible de faire un choix pour l’élection de notre temple préféré et tout le monde en choisit trois, voire quatre, sauf Yanick qui, comme il y a onze ans, a définitivement craqué pour le Bayon. De superbes visites donc et à nouveau plein de souvenirs inoubliables, cela fait du bien de reprendre l’aventure !

Il nous reste quand même une journée de repos obligatoire pour la cheville de Yanick qui reste bien bleue et deux bons repas (on doit dire que la cuisine cambodgienne avec ses currys notamment, bien que moins épicée et fine que la thaï, nous aura séduits) et on quittera déjà le Cambodge après une semaine magnifique. Changement de décor maintenant, place à Ubud (Bali) et à ses rizières.

Après une journée entière de repos, la cheville de Yanick est suffisamment remise pour partir en visite le lendemain. Mais avant, on va découvrir le centre-ville et Pub Street, dont le nom se passe de traduction. Nous qui avions le souvenir d’un centre tout paisible, on ne reconnaît absolument plus rien. Dans la rue piétonne, il n’y a que des restaurants, des pubs avec musique live et des salons de massage. C’est encore relativement bon enfant et sympathique mais on se dit tout de même que les choses se transforment un peu vite et on reste un peu sans voix durant tout l’apéro. Yanick pensait retrouver facilement le super restaurant que nous avions adoré il y a onze ans mais autant dire qu’on abandonnera les recherches assez vite. On finira même par manger une pizza (!) pour faire plaisir aux enfants (bon, on avoue, les parents n’étaient pas du tout enthousiastes mais c’était une très bonne surprise et elle était succulente, tout comme le Limoncello offert pour le dessert…).

Apéro + Sauvignon + Limoncello = une bonne nuit de sommeil et on repart frais et dispo pour le « grand tour », à bord du même tuk-tuk que le premier jour. On n’est pas rancuniers et il faut dire que l’on a vraiment eu pitié pour le pauvre chauffeur qui n’avait rien à se reprocher dans notre accident et qui a refusé qu’on lui paie le tour de l’autre jour. Ce circuit comprend cinq temples moins connus que les « stars » d’Angkor, toujours dans l’idée de garder le meilleur pour la fin. Encore que l’on doute que la suite puisse être encore plus belle car le premier temple nous subjugue déjà totalement. Les enfants courent dans tous les coins et découvrent à chaque seconde des sculptures plus belles les unes que les autres qu’ils adorent nous montrer : c’est un réel bonheur de les voir si intéressés et ébahis.

Les autres sites se révèleront un poil moins intéressants mais tout de même très beaux.

Le Neak Poan

Le Ta Som

L’East Mebon

Le Pre Rup

Alexis aura adoré la journée, tout comme les parents, et ne fera que de dire que c’est trop beau et qu’on est bien ici. Jérémy aura juste un petit coup de mou sur la fin et nous lâchera pour la visite du dernier temple mais on lui tire un grand coup de chapeau car le programme était bien chargé et il fait vraiment une chaleur de malade. On réussit même à terminer une journée sans catastrophe… quoi qu’on a tout de même eu un serpent qui est tombé d’un arbre quasiment sur les pieds de Mélanie et Jérémy (sur la tête cela aurait été la même chose…) Une belle frayeur !

La cheville de Yanick aura par contre moyennement apprécié la journée de marche et on refera donc une journée repos-piscine-école, juste entrecoupés par l’achat du pique-nique à la boulangerie française et une petite visite du marché pour trouver un souvenir aux loulous. On doit dire qu’on ne se plaint pas du tout de ce rythme peu soutenu car il fait bon se relaxer et ne penser à rien ou presque après les inquiétudes perpétuelles de ces dernières semaines. En plus, on doit dire que même si la ville a changé, Siem Reap est toujours un endroit où on se sent franchement super bien. On profite aussi pour tester la gastronomie locale dans de supers restaurants presque gastro qui ont en plus le bon goût de servir de l’excellent vin. Bref, on se fait du bien, il faut dire qu’on estime l’avoir mérité, et ça fait du bien !

Pour notre première journée de reprise de l’aventure, on a décidé de faire tranquille, les loulous étant encore fatigués à cause de notre arrivée tardive et de leur état de santé. On a donc opté pour la visite de deux temples éloignés des principaux sites et on gardera ces derniers pour des jours où l’on sera totalement remis.

Le trajet en tuk-tuk se révèlera plus long que prévu puisqu’on a mis presque deux heures pour arriver au premier temple, le Beng Mealea, mais la route était agréable et nous a permis de découvrir la campagne et des petits villages authentiques, contrairement à la ville de Siem Reap qui n’est, elle, pas réellement typique et ressemble plutôt à un ghetto pour touristes. Le Beng Mealea est presque entièrement en ruines mais il reste très imposant, les amas d’énormes blocs de pierres permettant de se rendre compte de son ancienne ampleur, et la lumière y est magique. Il est en plus un peu perdu dans la forêt ce qui nous donne un peu l’impression d’être des aventuriers découvrant un lieu inexploré. Une belle première visite, sauf pour Jérémy qui est déçu car il trouve que ce temple est bien trop détruit.

Après un arrêt dîner histoire de reprendre des forces pour les loulous, on repart pour une heure de route à travers la campagne en direction du Banteay Srei, un magnifique temple entièrement rénové grâce à l’aide du gouvernement suisse. L’ensemble est superbe et les sculptures incroyablement fines, à tel point que l’on dirait presque de la dentelle. En plus, les couleurs du soleil bientôt couchant illuminent le temple d’une lumière absolument magnifique. Cette fois, on est tous subjugués devant tant de beauté.

Finalement, on ne repart que vers 16h45 et la journée aura donc été bien plus longue que prévu mais on a des étoiles plein les yeux bientôt remplacées par un superbe soleil couchant en face de nous. Malheureusement, le bonheur sera de courte durée : en essayant d’éviter un chien, notre chauffeur de tuk-tuk a fait une embardée et n’a pas pu éviter l’accident. On se retrouve tous projetés sur la route et le chauffeur coincé sous son véhicule. Heureusement, on voit vite que les loulous n’ont absolument rien, sauf une énorme frayeur pour Jérémy qui pleure de façon quasi hystérique. Les parents ont eu moins de chance et Yanick a la cheville gauche dans un sale état. Quant à Mélanie, elle a le coude bien ouvert et le côté gauche complètement endolori, avec un bon gros hématome et des éraflures le tout faisant un mal de chien. Le tuk-tuk réparé et nous remis sur pieds grâce à l’aide des villageois, on arrive peu en forme à l’hôtel où on devra abandonner notre envie de partir à la découverte des restaurants de la ville, ce dont on se réjouissait depuis le matin. On mangera donc tranquillement à l’hôtel avec une bouteille de blanc pour se remettre de nos émotions, des pansements et de la glace sur la cheville pour Yanick. Décidément, ce n’est plus la familydreamtime mais la familymalchance… On espère que cette fois on a donné pour le reste du voyage…

Du coup, on passera la journée suivante au bord de la piscine pour soigner la cheville de Yanick et on en profitera pour refaire un peu d’école, laquelle avait été un peu mise de côté avec les derniers événements.

Bangkok, le retour (forcé !)

Après huit jours d’hospitalisation, Alexis a finalement pu sortir de l’hôpital – non sans avoir encore dû patienter presque une journée pour une obscure question de facture -avec près de deux kilos en moins, des exercices respiratoires à faire trois fois par jour, des médicaments en masse et les recommandations du médecin de s’hydrater et de manger beaucoup.

Jérémy et Mélanie avaient préparé un accueil VIP et on a fêté les retrouvailles de la famille au bord de la piscine de l’hôtel. Un vrai bonheur après ces moments si difficiles !

Le médecin nous a donné un rendez-vous dans quatre jours (il faut croire qu’on n’en avait pas tout à fait fini avec la Thaïlande qu’on avait quittée tout tristes à la mi-février…) et on a donc 72 heures devant nous pour retaper les enfants et obtenir le feu vert médical pour la suite de l’aventure. Le compte-à-rebours est lancé !

On a finalement décidé de rester dans l’hôtel réservé par le TCS qui se trouvait dans le quartier moderne de Sukhumvit car le petit déjeuner y était excellent, la piscine très agréable et qu’il était bien situé, à proximité de quelques parcs et centres commerciaux pour nous occuper pendant la convalescence de tous.

L’objectif premier étant de reprendre des forces (et surtout des kilos pour Alexis), on a gavé les enfants de chocolat pour les quatre heures et les desserts ainsi que de cacahuètes pour l’apéro, vive la diététique ! Après le Nutella du petit déjeuner, Alexis s’est régalé le soir avec les pizzas de l’hôtel pendant que Jérémy se rabattait sur les spaghettis bolognaise. Cela les a rendu super heureux après plus de trois mois de riz ! A midi, on a testé le food court du centre commercial du coin, pas très sexy, mais plutôt bon. Sur ce point, la mission a été une vraie réussite car ils ont dévoré à chaque fois et cela leur a permis de reprendre quelques forces et des kilos déjà visibles sur la balance du médecin, yes !

On a aussi profité de ces quelques jours pour se refaire une beauté,…

… et pour se rafraîchir et se relaxer à la piscine.

Après un jour de repos sous la pluie, on a visité les parcs du quartier, dont le plus grand de Bangkok, le parc Lumphini, qui comprend une place de jeu assez grande mais en mauvais état et autant d’adeptes de tai-chi que de varans. Cela nous a permis de refaire un peu d’exercice et de s’aérer en famille, ce qui nous a fait un bien fou après plus de deux semaines d’activités séparées et une semaine de chambre d’hôpital ou d’hôtel.

Le lendemain, départ en BTS (le métro aérien) jusqu’au port pour embarquer dans un bateau express direction le Wat Arun, histoire de vérifier que, oui, définitivement, on préfère les temples thaïs aux birmans. Une jolie visite quoi qu’assez épuisante avec la chaleur et la forme de chacun. Les trois malades feront donc pale figure pour le dernier souper à Bangkok.

Au final, l’opération commando a réussi – quel soulagement et quel bonheur ! – et le médecin nous a donné son feu vert pour repartir à l’aventure, direction Siem Reap, où on a cru que l’on n’arriverait jamais… En effet, la compagnie nous a obligé à racheter des billets car les nôtres avaient un départ de Mandalay avec une escale à Bangkok et qu’il n’était semble-t-il pas possible d’embarquer à Bangkok. On leur avait pourtant écrit une semaine avant pour poser la question mais ils nous ont répondu à notre arrivée à l’aéroport, juste trois heures avant le vol. Au final, un gros énervement et beaucoup de stress mais, en payant, tout s’est arrangé, grrrrrr. On mentionnera encore que Yanick a failli nous faire refuser le visa pour le Cambodge en énervant la douanière à l’arrivée… Mais on est finalement tous les quatre à Siem Reap, dans un très chouette hôtel, et on se réjouit de redécouvrir avec les enfants ces merveilleux temples que nous avions adorés il y onze ans déjà.

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Notre séjour à Mandalay a déjà mal commencé avant même d’y arriver, plus précisément à l’aéroport (si on peut appeler cela comme ça !) d’Heho, où Jérémy a commencé à vomir et à avoir de la fièvre. Alexis n’allant pas mieux, l’état des troupes était donc plutôt mauvais au départ.

Mais le séjour a ensuite viré au cauchemar, Alexis ayant dû être hospitalisé dès la première nuit car il était en détresse respiratoire. On ne vous explique même pas l’état des urgences du City Hospital de Mandalay (qui semble pourtant le meilleur de la ville), les photos parlant d’elles-mêmes. Mélanie a d’ailleurs failli défaillir d’entrée quand elle a vu que l’infirmière lavait le thermomètre qu’elle allait mettre à Alexis avec du produit vaisselle…

La chambre était un poil en meilleur état, quoi que pas beaucoup plus propre et infestée de moustiques. On vous passera les détails mais il n’y a aucun drap ou serviette, juste de vieilles couvertures, il faut laver soi-même la vaisselle des repas (mais on ne nous donne rien pour cela) et, une fois de plus, aucun médecin ou infirmière ne porte de gants ou de blouse. Niveau hygiène, c’est donc totalement la catastrophe. Côté médical, ce n’est pas mieux puisque le diagnostic a changé toutes les demi-journées, tout comme la médication (que l’on doit nous-même administrer à Alexis, mais heureusement car cela a permis à Mélanie de ne pas lui donner de paracetamol comme demandé juste trois heures après une première prise alors qu’il faut attendre six heures et de renoncer à un anti-toussif qu’un médecin nous a par la suite dit qu’il ne fallait pas donner…). Sans compter que l’on n’est pas passés loin d’une catastrophe quand un matin, une infirmière n’a pas réouvert assez l’oxygène et qu’Alexis, qui n’avait évidemment pas de monitoring, est à nouveau parti en grande détresse respiratoire.

On a donc vécu deux jours de pur cauchemar, d’autant qu’on n’avait pas de possibilité de communiquer entre le parent à l’hôtel avec Jérémy malade et celui à l’hôpital. Heureusement que la gérante de notre hôtel a été adorable et nous a mis à disposition un chauffeur qui nous a transporté et même une fois amené un repas. C’est donc avec un énorme soulagement que Mélanie et Alexis ont été rapatriés vers Bangkok par un vol médicalisé organisé par la Rega. Le staff médical de l’avion était plus équipé que tout l’hôpital de Mandalay et on a vraiment été bien pris en charge. Les formalités d’entrée dans le luxueux terminal des jets privés, un contraste saisissant et déconcertant après l’hôpital birman, ont aussi été facilitées et on a fini par arriver exténués au Bangkok Hospital où on a découvert la chambre d’Alexis à 4h00. Rien à voir avec le Myanmar ici, tout semble vraiment hyper professionnel, les médecins compétents et les infrastructures à la pointe et on a l’impression que l’on sera dans de bonnes mains.

Yanick et Jérémy ne pouvant pas venir à bord de l’avion médicalisé faute de place, ils nous ont rejoints le lendemain à Bangkok par un vol de ligne organisé par le TCS. Dire qu’on pensait ne jamais avoir besoin de la Rega ailleurs qu’à la montagne ni de nôtre livret ETI…Il faut en tout cas leur tirer un grand coup de chapeau car ils ont été hyper efficaces et réactifs et on leur en sera éternellement reconnaissants.

Au final, notre séjour au Myanmar aura donc été écourté d’une dizaine de jours et nous n’aurons pas pu découvrir les deux plus belles destinations, Mandalay et Bagan. Nous aurons quand même eu le temps de découvrir un peuple incroyablement gentil, généreux, souriant, accueillant et chaleureux, qui, dans les moments difficiles que nous avons vécus, nous ont toujours soutenus et aidés. Nous avons aussi eu un aperçu des beautés du pays et, malgré les circonstances, on en gardera tout de même un bon souvenir. A l’unanimité, on a donc décidé qu’on y retournerait, c’est sûr !

Et maintenant les dernières nouvelles du front :

Alexis est à présent soigné par de bons médecins qui lui ont diagnostiqué une grippe qui s’est compliquée en pneumonie. Cela fait deux jours qu’il n’est plus sous oxygène et il doit subir des séances de physio deux fois par jour dans le but qu’il expectore les saletés contenues dans ses poumons. Il doit aussi beaucoup s’hydrater. Il a retrouvé le sourire et cela fait un bien fou !

Quant à Jérémy, il tente de se soigner au mieux en restant à l’hôtel. La situation n’est pas facile pour lui puisqu’il reçoit moins d’attention de notre part et qu’il doit souvent rester seul en attendant le retour de l’hôpital du parent qui va s’en occuper (les trajets sont longs et pas forcément idéaux pour lui qui est épuisé et fébrile). Aujourd’hui, on lui a diagnostiqué une grippe, une bronchite et une otite et il doit prendre une liste impressionnante de médicaments mais cela lui a permis de rester un peu jouer à l’hôpital avec son frère. Nos deux loulous étaient tout heureux de se retrouver et ont rigolé comme des baleines en se racontant des bêtises toute la journée.

Enfin, ce qui devait arriver arriva, Mélanie a aussi été testée positive à la grippe… Heureusement que Yanick tient la route lui !

Au passage, on a « fêté » les six mois de notre départ chacun d’un côté, Yanick avec les restes du plat d’Alexis à l’hôpital et Mélanie dans la chambre d’hôtel avec Jérémy endormi juste après l’apéro…

Voilà, on va maintenant prendre tout le temps qu’il faut pour nous soigner et on vous donnera des nouvelles quand l’aventure aura repris son cours.

Le lac Inle

Mélanie avait quelques craintes sur les compagnies d’aviation locales qui n’ont pas bonne réputation, mais celle que l’on a choisie après moult vérifications, qui est la seule autorisée à voler en Europe et ne figure sur aucune liste noire, s’est révélée excellente et notre vol jusqu’à Heho, au centre-est du pays, s’est déroulé sans encombre. De là, on a encore roulé environ 30 minutes avant d’arriver à Nyaungshwe, la ville qui est le principal point d’accès au lac Inle, pour lequel nous sommes venus jusqu’ici.

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L’ambiance est plutôt sympathique et détendue et les rues sont très calmes, la plupart des touristes se rendant toute la journée sur le lac. En plus, il fait beaucoup plus frais qu’au sud (et même trop froid la nuit, 17 degrés ça calme après les 30 degrés de Yangon), ce qui est bien agréable. Même si la ville, en fait plutôt le village, est assez pauvre et peu développé, on lui a trouvé un certain charme, notamment un petit côté endormi qui faisait du bien après la frénésie de klaxons de Yangon. En plus, on a de nouveau un super joli petit hôtel, où on occupe deux bungalows reliés par une chouette terrasse en bois. Celle-ci sera un vrai plus puisque, Alexis étant toujours malade, il nous faudra de nouveau nous partager les visites.

Le premier jour, c’est avec Mélanie que Jérémy part à la découverte des pagodes de la ville qui sont désertées car il y a une fête pour inaugurer le nouveau temple (à ce que l’on a compris en tout cas). On ira aussi y faire un tour et là, c’est une foule qui se presse partout. Il y a de la musique à fond, des stands de nourriture, des marchands, des matchs du sport national (qui se joue avec une balle en rotin tressé d’une douzaine de centimètres que l’on ne peut toucher qu’avec la tête et les pieds et que l’on doit envoyer par-dessus un filet de volley). Avec un peu d’imagination, on se croirait presque au Paléo ! On trouve aussi une place de jeu bien délabrée mais qui fera tout de même le bonheur de Jérémy, qui s’ennuie de plus en plus de ne pas pouvoir jouer avec son frère.

Le lendemain, c’est Yanick qui part une journée sur le lac Inle avec Jérémy pour visiter les principaux sites d’intérêt. Outre l’observation des fameux pêcheurs et de leur technique particulière pour pagayer avec un pied, ils ont pu visiter un monastère, une pagode, plusieurs villages typiques, des jardins flottants et beaucoup d’ateliers : joailliers, constructeurs de bateaux, tisserandes et fabricants de cigare notamment. Jérémy a adoré voir les artisans à l’œuvre et entendre leurs explications, tout comme la promenade en bateau sur le lac, et la journée entre hommes a été magnifique pour eux.

Pendant ce temps, malheureusement, l’état d’Alexis se péjorait et Mélanie l’a donc à nouveau amené chez le médecin. Il n’y a ici aucun cabinet ou clinique aux standards internationaux et c’est chez le médecin du village que l’on se rend. Dès l’arrivée du médecin en t-shirt et jupe traditionnelle birmane (pas l’ombre d’une blouse à l’horizon !), on a la chance de passer devant tout le monde, ce qui a été très gênant, et Alexis peut s’installer sur la table de consultation qui occupe un cagibi ouvert sur la « salle d’attente ». Le docteur, qui ne s’est évidemment pas lavé les mains avant, lui fait ouvrir la bouche, l’ausculte et lui prend la température. Il jette un œil ironique sur les analyses de Yangon et ne pose aucune question puis nous donne du paracetamol en suppositoires et ce qui s’avèrera être un antibiotique à large spectre pour les troubles ORL notamment, sans grandes indications de posologie, avant de nous congédier. La « consultation » a dû durer au moins cinq minutes… Le soir cependant, après une prise d’antibiotique seulement, Alexis tousse déjà beaucoup moins et il peut même passer une assez bonne nuit qui le voit se réveiller presque sans fièvre pour la première fois depuis six jours. Un grand ouf de soulagement pour nous, une reconnaissance éternelle au médecin et un petit tacle à la médecine moderne…

Mélanie peut donc partir avec Jérémy un peu rassérénée pour voir les pêcheurs et un joli village sur pilotis. Le mythe est bien écorné lorsqu’elle s’aperçoit que les pêcheurs attendent les bateaux pour se mettre en position pour la photo et ne partent à la pêche qu’aux billets ! C’est très décevant et cela a aussi bien énervé Yanick hier, lui qui avait découvert le lac authentique il y a quinze ans ! Mais les vues sont belles malgré tout. Le village sur pilotis est par contre très joli et authentique.

De retour, on visite encore un bouddha assis, un vieux monastère en bois très joli et un stupa avec des galeries emplies de bouddhas de toute beauté. Une belle journée pour oublier un peu les inquiétudes de ces derniers jours.

Notre escapade au lac Inle nous laissera finalement un grand goût d’inachevé puisque nous aurions vraiment adoré découvrir ces lieux magnifiques en famille. Les visites dans ces conditions ne sont pas faciles, l’angoisse l’emportant largement sur le plaisir. Il faut aussi dire que tout ce que l’on lit ou entend sur la médecine ici ne nous encourage pas à la confiance puisque tout le monde s’accorde à dire qu’il faut aller se faire se soigner à Bangkok… Il y a des situations où il serait bon d’être à la maison ! Heureusement que l’on a pu compter sur les employés de notre hôtel qui se sont montrés adorables et se sont pliés en quatre pour nous ainsi que sur le soutien de tous à distance. Ce soir, Alexis semble sur la voie de la guérison – ce qui est de loin le plus important – et on croise les doigts pour que l’on puisse repartir à  l’aventure tous les quatre en pleine forme au plus vite.

Yangon

L’ancienne capitale du pays, quand il s’appelait encore Birmanie, présente manifestement deux visages bien distincts. D’un côté, un quartier moderne avec de grands hôtels, centres commerciaux, restaurants, tout ce qui s’approche du « confort occidental » et des gros chantiers en cours et de l’autre, le centre-ville, encombré, bruyant, avec des immeubles délabrés, des trottoirs défoncés, des échoppes de rue. Le contraste est assez frappant, vu du taxi en tout cas. Pour notre part, on loge dans le centre, juste à côté de Chinatown, dans un hôtel qui est la seule maison de la rue qui ne donne pas envie de fuir.

Il sera pour le reste difficile de vous décrire la ville car nous allons la visiter deux par deux, bien moins que ce que nous avions prévu et sans avoir du tout la tête à ça. En effet, Alexis est très malade depuis le dernier après-midi à Bago, avec plus de 40° de fièvre sans discontinuer, et les parents se relaient à son chevet. On a dû aller consulter deux médecins parce que son état ne s’améliorait pas, voire empirait, et que la première consultation nous avait semblé un peu superficielle. Au final, après avoir redouté qu’il ait attrapé la dengue ou la malaria, on a été vraiment très soulagés lorsque, après une série de tests, c’est la grippe qui a été diagnostiquée. On ne savait pas qu’elle sévissait ici aussi (ou alors c’est Alexis qui s’ennuie de la Suisse et veut être solidaire avec tous les malades chez nous !) et, forcément, le fait d’être loin de chez nous, nous faisait envisager bien pire. Cela devrait durer au minimum cinq jours et on croise les doigts pour qu’il se remette et ne contamine pas son frère, qui est lui en manque d’attention et fait tout pour se rendre intéressant, alors que, du côté des parents, on est vraiment très inquiets et fatigués vu les mauvaises nuits. Bref, on a connu des meilleurs moments pendant notre voyage !

Au final, Mélanie et Jérémy auront quand même visité la Paya Botataung avec son couloir doré en zig-zag à l’intérieur du chédi en rénovation, l’ancien quartier des affaires anglais avec ses vieux bâtiments coloniaux bien défraîchis sauf le Tribunal régional de Yangon, la Paya Sule et le Jardin Mahabandoola entouré d’édifices coloniaux, dont la Haute Cour, et au centre duquel on peut admirer le monument de l’Indépendance, un obélisque blanc haut de 50 mètres qui nous a rappelé celui de Buenos Aires.

Quant à Yanick et Jérémy, ils auront pu découvrir la Paya Shwedagon qui est l’un des sites les plus sacrés du bouddhisme, le parc du Peuple et le Zedi Maha Wizaya.

Bago

Au moment de planifier notre itinéraire birman, on s’était dit que Bago, qui fut la capitale du Sud du Myanmar, serait une chouette étape sur la route de Yangon et on a même prolongé d’une nuit notre séjour ici puisqu’on ne trouvait, a priori, aucun hôtel sympa au Rocher d’Or.

C’est le moment de faire une petite parenthèse pour vous expliquer qu’après quelques déconvenues où on ne trouvait aucun logement car tout était plein, et après avoir constaté que les destinations étaient déjà toutes bien bookées, on a finalement décidé de réserver tous nos hôtels à l’avance (à tel point que l’on sait déjà où on va loger le dernier jour de notre périple). Ce n’était vraiment pas du tout ce que l’on souhaitait au départ car on voulait se laisser l’opportunité de choisir où on avait envie de prolonger – ou pas – notre séjour, selon les désirs de chacun, mais cela s’avère au final une bonne solution car cela nous évite, après des trajets souvent harassants, de courir dans les villes à la recherche d’un hôtel avec des loulous bien excités. Ensuite, vous l’aurez sûrement constaté, grâce aux rabais internet, cela nous a permis de réserver la plupart du temps de supers hôtels où on s’est toujours, ou presque, sentis bien, ce qui est l’un des points essentiels pour nous. Il est en effet primordial que l’on puisse trouver des logements où les enfants ont de la place pour jouer et se sentent bien, surtout que, pour l’instant, nos étapes sont assez courtes et qu’ils n’ont plus ni chambre ni maison à eux depuis longtemps. De plus, jusqu’à maintenant, et on teste le système depuis l’Argentine déjà, on ne s’est « trompés » dans les durées qu’une seule fois, à Phonsavan (Laos), où on serait bien restés une nuit de plus. Enfin, cela ne nous empêche pas du tout de profiter de notre voyage, bien au contraire, car on a cette contrainte en moins et on se réjouit de découvrir les chouettes établissements réservés. Bref, on est contents de ce choix qui n’était pourtant pas le nôtre à la base.

Parenthèse refermée, si ce n’est pour vous dire qu’on ne s’est pas trompés cette fois non plus puisque, dans une ville certes décrépite et bruyante (heureusement, on loge un peu à l’extérieur), on a découvert à Bago les plus beaux sites depuis notre arrivée au Myanmar. Suivez le guide :

La Paya Kyaik Pun et ses quatre bouddhas assis, hauts de 30 mètres.

La Paya Shwemawdaw, d’une hauteur de 114 mètres, qui, outre son superbe stupa doré, est entourée de magnifiques pagodes avec de beaux bouddhas à l’intérieur. Les enfants y ont joué les stars et ont sûrement été plus photographiés par les locaux que la pagode elle-même !

Le Palais Kanbawzathadi, ancienne résidence du roi, dont la salle d’audience et la salle du trône ont été reconstruites.

La Paya Hintha Gon

Un petit temple hindou, pour changer des bouddhas.

Et au programme du deuxième jour, une paya inconnue juste à côté de notre hôtel qui a été l’occasion d’une très belle rencontre avec deux moines qui nous ont servi de guides et pour qui on a posé dans tous les coins de la paya pour leur plus grand plaisir et le nôtre ! Et oui la vague smartphone a aussi atteint les moines birmans… Ils étaient vraiment super sympas et il est juste dommage que la barrière de la langue ne nous a pas permis d’échanger plus avec eux.

La Maha Kalyani Sima, une salle d’ordination construite en 1476.

Le Naung Daw Gyi Mya Tha Lyaung, un bouddha couché bien plus récent (2002).

Le Bouddha Shwethalyaung, construit au Xème siècle par le roi qui a ordonné la conversion de son peuple au bouddhisme.

La Paya Mahazedi, où Mélanie n’a, une fois de plus, pas eu le droit de monter…

Et enfin, la Paya Shwegugale avec une galerie circulaire à l’intérieur comportant 64 bouddhas assis.

Bref, une très jolie étape qui nous a réconciliés avec les temples birmans qu’on avait jusque-là moins appréciés En plus, le restaurant de l’hôtel fait les meilleures pâtes, avec la sauce bolognaise de grand-maman, qu’Alexis ait jamais mangé et cela lui fait du bien de remanger un peu !