L’une de nos plus grosses étapes, qui nous amène d’Exmouth à Tom Price aux portes du Karijini National Park, se sera bien passée malgré les 5 heures et demi de route. Il faut dire qu’on est tout requinqués par notre soirée pizzas au restau du camping du soir précédent. En plus, les derniers kilomètres nous permettent d’apercevoir de très beaux paysages. Mais on est tout de même bien contents d’arriver et de se reposer le reste de l’après-midi au bord de la piscine !

La première visite du parc sera pour Hamersley Gorge où l’on va prendre le petit-déj’ et apprécier les différentes strates de couleurs sur la falaise. Les bassins ne peuvent pas être escaladés mais, petit coup de chance, on s’éloigne du chemin pour laisser passer un couple et on se retrouve sur une falaise qui surplombe la gorge et qui permet de voir tous les bassins en contrebas. C’est superbe ! On a même ouvert le chemin à des autrichiens rencontrés hier soir au camping qui auraient passé à côté sans le voir s’ils ne nous avaient pas aperçus ! Malheureusement, la gorge est encore dans l’ombre et les photos ne rendent pas toute sa beauté mais on s’en souviendra longtemps.

Après avoir réservé notre emplacement pour la nuit dans un camp en pleine nature, on part pour Knox Gorge et son lookout. On renoncera par contre à la promenade qui semble acrobatique, d’autant, qu’une fois encore, la gorge se trouve dans l’ombre.

Enfin, ce sera Joffre Falls, son mirador et sa promenade jusqu’au fond de la gorge au pied de la cascade. La descente est périlleuse et la promenade classée dans la classe 5, soit la plus difficile, accessible seulement aux marcheurs très expérimentés, car il y a de gros rochers à descendre puis des corniches à longer. On ne se laisse pas impressionner et on se lance. En définitive, les loulous ont assuré comme les vrais aventuriers qu’ils sont devenus et le résultat en valait la chandelle : on se retrouve tous seuls au pied de ce qui reste de la cascade (c’est la saison sèche !). Le paysage est à couper le souffle et les enfants s’amusent avec les têtards et les cailloux. Une magnifique journée !

Après une nuit bien gelée (contrairement aux idées reçues, il peut faire bien froid en Australie), on repart pour de nouvelles découvertes dans le Karijini. Au premier point de vue, on s’aperçoit que l’appareil photo a moyennement aimé le froid de la nuit et n’a plus de batterie… Grrrrrr, heureusement que cette fois on a le téléphone ! On essaie une première marche classe 5 mais on doit renoncer tout au début car il y a trop d’eau et qu’on n’est pas équipés pour la natation. Tant pis, on reviendra plus tard.

On commence donc par une marche facile, mais très belle, qui longe la gorge Weano.

On s’équipe ensuite de maillots et on chausse nos Teva et on part pour une nouvelle marche difficile dans la Hancock Gorge. Les rochers et les échelles ne nous impressionnent pas mais on devra tout de même renoncer juste avant la fin du sentier car il faut nager et l’eau est vraiment trop froide pour les loulous. Yanick s’y risque tout de même mais s’aperçoit que pour la suite, il faut emprunter un étroit couloir très glissant où l’on doit marcher « en araignée ». Cela n’aurait de toute façon pas convenu pour les loulous et avec nos Teva. On ne découvrira donc pas le dernier bassin à grands regrets mais on préfère jouer la sécurité.

Après le pique-nique, on retourne à la marche du matin puisque, cette fois, on est équipés. Mélanie et Alexis nagent, Yanick porte Jérémy sur ses épaules et on franchit le premier bassin. Pour la suite, ce seront des couloirs étroits et un peu glissants puis une descente accrochés à une barre en acier. La vraie aventure et un superbe bassin à l’arrivée : Handrail Pool. Ouah, quelle beauté, et quels champions ces loulous ! Encore une journée de rêve ! On ne se lasse pas de ces superbes gorges et de leurs couleurs hallucinantes.

Après l’effort, le réconfort, Yanick parvient à nous concocter un excellent poulet au curry sur le barbecue. Miam, le repas a plus de succès que les saucisses et le pain à hamburger d’hier !!!

Au programme du jour, Kalamina Gorge, dans laquelle on fait une balade magnifique. Deux heures tranquilles et faciles pendant lesquelles les loulous peuvent courir et sauter de cailloux en cailloux. Ils adorent et les parents aussi vu les paysages superbes. Cette gorge sera au final de loin notre préférée !

On enchaîne ensuite par Dales Gorge, dans laquelle on ira voir le Circular Pool, puis, après une marche dans la gorge, Fortescue Falls et Fern Pool, où Yanick et Alexis feront le bain puisqu’il n’y a pas de douche au camping de cette nuit. Mélanie et Jérémy, eux, attendront demain, elle est bien trop froide ! Cette dernière journée dans le Karijini aura à nouveau été inoubliable. Les loulous auront marché cinq heures sans aucun problème et sont définitivement heureux de cette nouvelle aventure.

Cette nuit, c’est camping basique de chez basique : il n’y a que des toilettes (et visiblement beaucoup de serpents d’après les réceptionnistes, ça promet une nuit bien tendue pour Mélanie…). On arrive tout de même à se faire un bon plat de pâtes bolo (bon d’accord pas aussi bonnes que celles de grand-maman !) et on file au lit. On vit maintenant à l’heure du camping, 17h45 repas, 19h00 au dodo (et maintenant on est parés contre le froid), 19h 30 extinction des feux. C’est moins festif que du temps où Yanick a fait le tour de l’Australie tout seul !!!!

Finalement, heureusement, le seul serpent aperçu l’aura été depuis la voiture et on repart du Karijini hyper heureux de cette étape magnifique que l’on a tous adoré. On s’arrête tout de même encore pour photographier les Fortescue Falls au soleil puis on trace la route derrière les longs trains routiers (à quatre remorques) jusqu’à Port Hedland où on sera contents de retrouver une douche.

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On ne pouvait pas quitter la région de Shark Bay sans passer par L’attraction de la région : les dauphins de Monkey Mia. A la base, nous pensions naïvement que c’était un endroit sauvage où l’on pouvait peut-être, avec quelques autres privilégiés, avoir la chance d’approcher des dauphins. En fait, c’est une plage avec un centre de recherches où les dauphins ont pris l’habitude de venir chaque matin car on les nourrit (mais un petit peu seulement, pas plus que trois fois dans la matinée et moins que la quantité journalière nécessaire pour que leur instinct de chasseur ne disparaisse pas totalement). On apprend aussi à Denham qu’il y a des centaines de personnes à la première séance de nourrissage à 7h45 (jusqu’à 650 personnes pendant les vacances scolaires) et que pour trouver la route, il suffit de « suivre les voitures »… Nous étions donc relativement sceptiques, vu le côté peu naturel et attrape-touristes, mais on voulait tout de même le voir, d’autant qu’on en parlait déjà avant notre départ. Au final, il n’y a « qu’ »une centaine de personnes sur la plage à l’heure dite et on arrive tout de même à bien voir les cinq dauphins présents ce jour-là. Mais le meilleur reste à venir ! Lors de la deuxième séance, une quinzaine de minutes plus tard, il n’y a plus qu’une dizaine de personnes et les dauphins nous offrent un magnifique spectacle. Ils s’amusent entre eux, chassent les petits poissons juste à une trentaine de centimètres de nous et on les voit vraiment super bien et de très près. On a même la chance d’être choisis pour donner un poisson à l’un des dauphins. Malheureusement, les dents du dauphin toutes proches ont effrayé Alexis qui en a lâché le poisson mais c’était tout de même incroyable d’être aussi près d’un animal qui reste tout de même sauvage. En définitive, on est super contents de l’expérience et on n’a pas l’impression d’être tombés dans un piège à touristes. On ne regrette donc pas le lever à 6h00 du matin !

Une bonne route et on arrive pour la nuit à Carnarvon, dont on gardera surtout le souvenir d’une super place de jeux.

Encore quelques heures de route le lendemain, un arrêt par Coral Bay, située juste au nord du tropique du Capricorne, qui se révèlera moins charmante qu’on le pensait, et on arrive à Exmouth où on va s’arrêter pour les trois prochaines nuits.

On commence notre séjour par une journée plage pour découvrir la côte que longe le Ningaloo Reef, classé au patrimoine mondial par l’Unesco pour sa beauté naturelle et sa diversité biologique. Au programme, petit déjeuner au bord de la plage de Turquoise Bay (dont le nom s’explique de lui-même), baignade, construction de château et snorkeling pour Yanick et Alexis. On a la chance d’être là tôt et la plage est à nous tout seuls pour un petit moment. Les couleurs sont superbes, on en prend plein les yeux pour changer.

On repart ensuite en direction d’une autre plage, Oyster Stacks, où on refera un snorkeling, mais à trois cette fois (Jérémy n’est pas satisfait de son nouveau masque et ne veut pas venir…). Il y a de jolis coraux et beaucoup de poissons de toutes tailles et couleurs. C’est très chouette, mais moins joli qu’à Seraya de l’avis de tous (on sait, on sait, on se fait difficiles…).

On s’arrêtera encore, sur demande des enfants, pour voir leur première épave. Ils sont donc contents, même si elle ne casse pas des briques.

Ah, on oubliait, cette journée nous a aussi permis de croiser notre premier kangourou vivant (il a failli ne pas l’être longtemps vu qu’il s’est presque jeté sous nos roues…). On est trop heureux ! Mélanie en avait vu deux à Kalbarri et on en avait croisé un certain nombre en bien piteux état sur les bas-côtés mais cette fois, c’est parti, on l’espère, pour en voir des milliers d’autres !

Après la plage, c’est une journée « montagne » dans les canyons du Cape Range National Park qui nous attend. On parcourt deux « routes » (ou plutôt pistes), l’une qui surplombe un canyon, et l’autre au fond d’une gorge qui suit le lit de la rivière asséchée. De très belles vues mais pas de promenade vu la chaleur et l’absence totale d’ombre. Et on finit par un pique-nique en bord de mer, histoire de garder en mémoire ces couleurs incroyables.

Exmouth n’aura finalement pas du tout été la petite ville charmante à laquelle on s’attendait et on en a été un peu déçus mais elle a constitué une bonne base pour visiter les environs que l’on a trouvés très beaux. On repartira par contre d’ici sans avoir testé L’attraction de la région : la baignade avec les requins-baleines. A près de 900 francs la journée (prix famille !), cela faisait tout de même un peu chérot le bain…. Après cette étape plus tranquille, on est reposés et prêts pour partir à l’assaut d’un gros morceau : le Karjini National Park, où l’on devrait découvrir de superbes gorges, dans des conditions à nouveau plus sauvages.

Une bien meilleure nuit dans un camping encore plus classe que le premier et on est frais et dispos pour une longue étape qui nous amène jusqu’à Kalbarri. Sur la route, on s’arrête pour observer des stromatolites (attention, explication scientifique : des formations calcaires constituées de cyanobactéries presque identiques à celles qui existaient il y a 3,5 milliards d’années et qui ont contribué, par photosynthèse, à la formation de l’atmosphère, et donc à l’apparition de formes de vie plus complexes ; on vous rassure les loulous non plus n’ont pas tout compris !) et pour admirer un superbe lac rose qui nous rappelle la Laguna Colorada du Sud Lipez mais sans flamands roses (sauf deux spécimens très rares !).

Le lendemain, on commence notre journée dans le parc national de Kalbarri par une mise en jambe de neuf kilomètres sur le sentier The Loop qui descend jusque dans une gorge après avoir longé les crêtes de la falaise. La marche est réputée assez difficile pour un temps de parcours estimé entre trois et cinq heures mais le ranger nous dit qu’on peut y aller avec les enfants si on emporte beaucoup d’eau car il ne fait pas trop chaud aujourd’hui (il faut savoir que dans les gorges, il peut faire jusqu’à dix degrés de plus qu’en haut et qu’il n’y a pas d’ombre). Au final, il y a quelques passages un peu acrobatiques mais ce sont ceux que les loulous préfèrent car « cela fait aventuriers » et ils s’en sortent come des champions sans même râler : trois heures seulement ! Au passage, on admire la Nature’s Window et des paysages vraiment somptueux dans lesquels on est seuls au monde, c’est magnifique ! On apercevra même des cygnes noirs, emblèmes de Perth, mais que nous n’avions pas vu là-bas !

Encore une petite marche pour admirer le Z-Bend, un superbe panorama sur une autre gorge.

Et la fin d’après-midi sera consacrée à deux miradors sur la côte qui permettent d’observer les superbes falaises qui dominent l’océan et même un groupe de dauphins, quelle chance on a !

Les loulous auront marché plus de douze kilomètres aujourd’hui. On est vraiment fiers d’eux et cela mérite bien un petit apéro !

Aujourd’hui c’est le grand jour pour Alexis qui fête ses huit ans ! Depuis le temps qu’il frimait et disait à tout le monde que, lui, son anniversaire, il le fêterait en Australie, on y est enfin (pour lui). Les aléas du programme font que nous ne pouvons pas lui offrir une activité particulière pour ce grand événement mais ce n’est pas grave car il a déjà choisi son cadeau : un baptême de plongée aux Fidji ! C’est qu’il devient difficile le champion ! Finalement, pour une journée où on ne devait faire que de rouler, on a tout de même fait de superbes arrêts sur notre route jusqu’à Denham, située dans la Shark Bay et ville la plus à l’ouest de l’Australie. Le premier pour le groupe de stromatolites le plus connu au monde, à Hamelin Pool.

Le second pour une plage dont le sable est en fait constitué de milliards de coquillages, Shell Beach. L’eau est un peu froide et on est malheureusement envahis par les mouches qui rendent le pique- nique assez pénible. L’arrêt ne sera donc pas très long mais on a le temps de savourer le somptueux jeu de couleurs entre l’eau, la plage et les falaises.

Enfin, on s’arrête à Eagle Bluff, un sublime point de vue duquel on pourra même observer des raies.

Bref, une magnifique journée qui se termine en apothéose par la fête pour l’anniversaire d’Alexis. Il a choisi de manger un curry au camping plutôt que dans un restaurant car cela ne lui disait rien de manger des nuggets avec des frites… (On a réussi à lui inculquer quelques notions de gastronomie !). On commence forcément par un apéro, histoire de le fêter dignement et de lui offrir ses cadeaux. Il a été gâté par Jérémy qui lui a fait deux magnifiques dessins et il est super heureux des petits cadeaux de papa et maman, surtout que c’était une surprise totale puisqu’il ne nous avait pas du tout vus les acheter. En plus des messages de Suisse, dont un en chanson de sa classe qui l’a vraiment ému, il a aussi droit à un gâteau au chocolat et même aux bougies, ce qui n’était pas gagné au camping. Il est finalement hyper heureux de sa journée qui restera inoubliable pour nous tous et son bonheur fait vraiment plaisir à voir. De notre côté, on est super fiers de de notre petit Micketto qui est devenu un grand garçon épanoui.

Pas de repos pour les campeurs, on repart déjà mais cette fois pour la vraie aventure, dans le parc national François Peron. Seuls les véhicules 4×4 y sont autorisés et il faut au préalable dégonfler ses pneus pour éviter au maximum le risque d’ensablement. Le panneau explicatif à l’entrée du parc fait un peu peur mais on prend une photo des conseils et on se lance à l’assaut des pistes ensablées. On croise une première voiture au pneu éclaté, puis une deuxième, que Yanick tente d’aider au mieux malgré notre cric de Mickey, mais en vain et on repart après une heure d’arrêt. Mélanie est encore moins rassurée qu’avant, surtout qu’elle a, depuis, appris que Yanick n’avait jamais conduit dans le sable avant aujourd’hui ! Arrivés au Cape Peron qui se trouve tout en haut de la péninsule, on doit renoncer à parcourir le sentier qui suit le sommet de la falaise car il fait vraiment trop chaud mais on profite tout de même de la vue à couper le souffle.

Départ ensuite pour le Skipjack Point, un point de vue d’où on observera, outre la vue sublime, des raies manta, deux requins et des dauphins plus au loin. Les enfants sont cette fois définitivement contents d’être là, malgré la route compliquée.

On décide ensuite d’aller prendre possession de notre emplacement pour la nuit dans l’un des campings basiques de la côte (il n’y a que des toilettes sèches et un barbecue mais ni douche, ni eau, ni électricité) et d’y passer l’après-midi. On trouve une superbe place face à la mer, on installe notre table et nos chaises et on file faire le bain. Elle est froide mais ça fait tellement du bien ! Alexis peut même tester son nouveau boomerang avec pas mal de succès. Pendant la promenade qui suivra, on aura la chance de voir quatre dauphins sauter au large, quel bonheur ! Et enfin, un sublime coucher de soleil et l’observation de la voie lactée avec des milliards d’étoiles compléteront cette journée de rêve.

Une promenade sur la plage après le petit déj’ et dernier arrêt baignade-boomerang le lendemain à Big Lagoon et nous voilà déjà de retour à Denham, comblés par ces deux jours d’aventure. Yanick a assuré comme un chef. Pas un seul souci d’ensablement, il est prêt pour le Paris-Dakar ! On est super heureux de cette expérience plus sauvage où on a souvent eu l’impression géniale d’être seuls au monde. Mélanie avoue tout de même qu’elle sera très contente sous la douche et avec un poil plus de confort (il faut dire qu’elle n’a même pas osé sortir pour aller aux toilettes cette nuit par peur des serpents !).

Notre premier jour de périple n’aura rien eu d’aventureux et aura surtout consisté à prendre possession de notre Landcruiser 4×4 chez le loueur, comprendre comment le tout fonctionne (deux choses qui ont pris du temps vu l’inutilité des employés chez Britz), déprimer un peu (beaucoup) devant le constat qu’il n’y a absolument aucune place dans le coffre une fois qu’on y a mis nos sacs à dos, trouver une solution pour tout transporter sur le toit et libérer de l’espace dans le coffre et faire les commissions pour les prochains jours.

Une centaine de kilomètres de route et on s’arrête assez tôt à Ledge Point. Les parents veulent en effet être sûrs d’avoir le temps de monter la tente pour la première nuit. Au final, Yanick, aidé un peu par Mélanie, s’en sort super bien et on mettra moins d’une heure pendant que les enfants eux s’éclatent sur le trampoline de la place de jeux. On est dans un camping presque cinq étoiles avec grill de compétition et cuisine, ce qui rassure tout le monde (surtout Alexis) sur le confort et nous permet un excellent premier repas. Le camping c’est facile finalement !

La première nuit ne sera par contre pas aussi bonne puisque, forcément, on a droit à du bon vent et même à de la pluie… On n’a donc pas beaucoup fermé l’œil… Mais on est tout de même super motivés pour le premier jour de vraie aventure. On s’arrête d’abord dans les magnifiques dunes de sable blanc de Lancelin où on va tous s’éclater à glisser et faire du surf sur le sable. Des moments géniaux.

Ensuite, direction Cervantes pour prendre un emplacement pour la nuit et pique-niquer sur une place de jeux au bord de l’océan avant de repartir direction Pinnacles Desert, un ensemble de formations géologiques de calcaire qui peuvent atteindre jusqu’à quatre mètres de hauteur. Les couleurs sont superbes et le paysage presque lunaire, les parents sont admiratifs. Les loulous sont aussi impressionnés, veulent une photo d’eux à côté de chaque rocher et courent partout. Un superbe après-midi, un poil trop court tout de même car il faut rentrer avant la nuit pour monter la tente !

 

Un après-midi et une nuit à Kuta (Bali) aurons suffis à nous convaincre que nous n’aurions jamais pu y passer plus de temps ! Bruit, béton, mauvais goût, tourisme de masse et repas occidentaux, tout ce que l’on déteste… Mélanie aura tout de même eu le temps de se refaire une beauté (si on peut appeler cela comme ça, ça a duré des heures et le résultat est plutôt mitigé, pour une fois que le salon ressemblait à quelque chose…) et de se faire draguer par la coiffeuse (le coiffeur ???) et les loulous de plonger dans la piscine de l’hôtel avec Yanick. Pour notre dernière repas sur ce continent, on mange presque au bord de l’eau, dans un cadre très beau mais absolument pas authentique, avec spectacles de danse, pizzas et desserts pour les enfants et poissons pour les parents. Une chouette soirée qui nous aura permis d’oublier notre nostalgie de devoir déjà quitter l’Asie.

Après un décollage retardé pour cause de problèmes techniques (de quoi rassurer Mélanie qui passera un vol très stressant grâce en plus aux grosses turbulences), on se pose enfin sur le sol australien tant attendu. Depuis le temps que les enfants nous entendaient en parler, ils sont tout excités ! Pour Yanick, c’est un retour aux sources presque vingt ans après avoir atterri ici à Perth pour sa première année sabbatique (on dit jamais deux sans trois, non ???). Il y avait passé trois mois pour apprendre l’anglais et travailler à Fremantle avant de partir voyager et a gardé un souvenir illuminé de son séjour. Aujourd’hui, il est tout heureux et ému d’y retourner avec toute sa famille. On est accueilli, une fois n’est pas coutume, par un douanier super souriant et sympathique (une belle entrée en matière !) et on rejoint ensuite notre joli appartement que les loulous trouvent « un peu petit mais mieux que rien » (non, mais de qui ils se moquent ces deux précieux !!!!). On remet pantalons longs et chaussures que l’on avait abandonnés depuis de nombreux mois et on part ensuite faire les courses en bus, le temps d’apercevoir quelques jolis bâtiments de style anglais et de se rendre compte que tout est propre et d’un calme absolu par ici (c’est impressionnant le peu de bruit qu’il y a), avant de revenir se préparer un simple plat de pâtes au parmesan qui aura ravi toute la famille, grâce aussi à la bouteille de Sauvignon blanc ! On a presque l’impression d’être de retour à la maison !

Après une bonne nuit au frais (la première sans clim’ depuis le Laos en janvier, quel bien ça fait !), on part à la découverte de la ville. On longe tout d’abord la Swan River qui est infestée de méduses et ne donne pas du tout envie de se baigner. Par contre, le bord de l’eau et les docks viennent visiblement d’être construits (et sont même encore en chantier) et l’ensemble est très joli. On y découvre notre première place de jeux australienne qui permet de bien commencer le séjour pour les enfants qui l’adorent. On poursuit ensuite jusqu’à Kings Park qui surplombe la rivière et comprend, outre un mémorial pour les soldats australiens tombés durant les deux guerres mondiales, un jardin botanique avec des espèces de la région. On ne verra pas la place de jeux censée s’y trouver (mais on apprendra au passage qu’alors que Mélanie pensait naïvement que c’était l’équivalent du parc de Montbenon, Kings Park est en fait énorme – 400 hectares – et que la place de jeux est à l’autre bout à plusieurs kilomètres) mais on s’arrêtera par contre dans un génial parc créé par un géant minier pour que les enfants puissent interagir avec la nature (on se donne bonne conscience comme on peut !). C’est entièrement gratuit et super bien fait avec des rochers et des troncs d’arbre où grimper et des points d’eau pour se tremper les pieds. Alexis et Jérémy sont aux anges, cela nous promet que du bonheur pour la suite.

Après un pique-nique à l’appartement, on repart visiter les rues principales dont certaines sont piétonnes et bordées de nombreux bâtiments de style victorien. On retrouve aussi quelques églises qui contrastent bien avec les temples asiatiques ! Une première journée vraiment sympa que l’on terminera par un repas à la maison. On est définitivement comme chez nous ici !

 

Pour notre deuxième jour, départ en train, d’abord pour Cottesloe Beach, la plage de Perth que Yanick avait le plus apprécié, puis pour Fremantle, petite ville portuaire au bord de l’océan. Le premier constat c’est que les trains sont tout aussi bien entretenus et propres que les bus et qu’ils sont hyper ponctuels. En plus, après les bus gratuits, on expérimente le billet famille à 12.60 dollars australiens (environ 9 fr. 50) pour des trajets illimités durant la journée entière, de quoi inspirer notre politique de transports en commun…

Cottesloe Beach est une plage typiquement australienne avec ses surfers et lifeguards dans leur cabane. Les vagues sont impressionnantes et on est contents d’avoir plutôt opté pour Lombok pour notre apprentissage du surf, d’autant que l’eau est aussi bien plus fraîche ! Une très jolie balade.

Fremantle, à seulement trente minutes de train de Perth, est une adorable petite ville qui a gardé ses maisons à l’architecture victorienne et édouardienne. Yanick retrouve ici les jolis petits bâtiments qu’il n’a pas revus à Perth. Il y a plein de cafés, pubs, brasseries, restaurants, artistes de rue, encore une super place de jeux et du monde partout dehors. C’est hyper charmant et sympa, on a adoré la ville et l’ambiance !

Et pour notre dernier jour, au programme, place de jeux, retour à Kings Park pour une promenade sur un pont en verre surplombant les arbres et à nouveau parc naturel pour les enfants. Les loulous s’en donnent à nouveau à cœur joie et sont déjà devenus de vrais petits australiens.

Enfin, on déguste un dernier bon repas à la maison (les enfants ont choisi cela plutôt qu’un restau, ce qui n’a pas fâché les parents) et une bonne bouteille de Sauvignon. On est maintenant fin prêts pour l’aventure !

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Perth est définitivement une ville tranquille où il fait très bon vivre. Tout est immaculé, les bus sont nombreux et gratuits, il y a des espaces verts immenses et des places de jeux géniales. En plus, les gens ne semblent absolument pas stressés. On s’y est sentis vraiment très bien et on se verrait tout à fait y passer quelques temps. Il semble qu’ils sont à la recherche d’architectes et Mélanie a aperçu pas moins de quatre tribunaux pendant nos visites. On va y penser et on vous tiendra au courant d’ici 45 jours après notre périple en 4×4 dans le bush pendant lequel on ne pourra probablement pas vous donner beaucoup de nouvelles vu le réseau quasi inexistant !

Le bodyboard n’étant plus assez amusant pour ces messieurs, on a tout de même fini par tester le surf. C’est Yanick qui s’y est collé et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est plutôt bon professeur. En effet, après quelques essais seulement, Alexis se lève sans problème et surfe la vague comme un vrai pro ! Jérémy a un peu (beaucoup) peur mais réussit tout de même à prendre quelques vagues à genoux. Yanick s’en sort vraiment bien pour n’avoir pris qu’une leçon il y a perpète et sans personne pour lui donner l’impulsion dans la vague. Mélanie ? Euh… Elle n’est pas restée assez longtemps sur la planche pour que l’on réussisse à immortaliser les tentatives !

Les endroits à visiter n’étant pas légion dans la région ou étant trop éloignés et n’ayant pas trop envie de rouler avec notre chauffeur, on passera finalement toute la fin de notre séjour sur la magnifique plage de Selong Belanak le matin et à la villa l’après-midi. Jérémy étant devenu un vrai petit poisson, on dit adieu à ses manchons. Même si notre côté hyperactif en a un peu pris un coup, c’était nécessaire pour recharger totalement les batteries mais aussi pour plancher sur notre programme australien. En plus, le cuisinier a enfin compris que nous aimions la nourriture locale et épicée et on a donc eu droit à de bons petits plats, histoire de prendre des forces avant les boîtes de conserve du camping. Et oui, bientôt fini de jouer les pachas !

Les garçons se sont aussi faits beaux pour la suite. Après les résultats plutôt mitigés des quatre premières tentatives où ils sont ressortis en parfaits moines ou thaï, on réussit enfin à avoir une jolie coupe pour tous et en plus, à un prix défiant toute concurrence (3 fr. 50 au total !).

En définitive, on aura bien aimé Lombok et sa côte sud préservée et superbe, ainsi que le côté plus sportif de la plage. Par contre, la villa a souffert la comparaison avec celle d’Ubud et nous avons regretté Eddy qui était une vraie perle rare !

Avec la fin de notre séjour à Lombok, et encore une nuit en transit à Bali, c’est aussi notre aventure en Asie du Sud-Est qui s’achève. Nous avions pris le pari d’y passer le plus de mois durant notre tour du monde car nous adorions déjà cette région. On peut dire que le pari a été totalement réussi car les enfants ont aussi été conquis. C’est dorénavant la famille entière qui est amoureuse de l’Asie, de ses temples magiques, de ses paysages stupéfiants de beauté, de ses habitants à la gentillesse et à la générosité incomparables et de sa nourriture à tomber par terre. Une fois de plus, il est difficile de dire ce qui nous a le plus plu car nous avons pratiquement eu un coup de cœur à chaque endroit visité. Pour les côtés négatifs, nous resterons forcément, chacun à notre façon, marqués par la maladie d’Alexis qui n’est heureusement plus qu’un épouvantable souvenir et qui nous a donné une bonne leçon de vie. On profitait déjà de chaque seconde de notre aventure mais cela a encore plus renforcé nos liens et notre sentiment d’être incroyablement chanceux de pouvoir vivre tous ces moments magiques en famille. Les loulous ont grandi, ont pris de l’assurance et se sont vraiment épanouis, un vrai bonheur pour les parents. Maintenant, on a hâte de leur faire découvrir le dreamtime australien qui a inspiré le nom de notre blog. Mais avant, cocktails et dernier bon repas épicé pour fêter dignement nos neuf ans de bonheur depuis notre mariage civil !

Lombok

Pour notre dernière semaine de mer avant les Fidji, nous avons décidé de poser nos sacs à dos dans le sud de Lombok où nous avions lu que la côte encore sauvage abritait des superbes plages aux eaux turquoises mais aussi des spots de surf de classe mondiale.

Nous avons à nouveau loué une villa et sa découverte nous laisse une fois de plus admiratifs. Située à flanc de colline, elle domine les rizières et l’océan au loin, le cadre est vraiment somptueux. Avec plein d’espace, une chambre pour chacun (enfin, quand la clim’ fonctionne – ce qui ne sera pas le cas les quatre premiers jours alors qu’il fait plus de 30 degrés la nuit – et quand les loulous ne choisissent pas de dormir ensemble – c’est-à-dire jamais !), une piscine et tout un staff rien que pour nous, on se dit qu’on va être comme des coqs en pâte, ce qui nous fera du bien avant de nous frotter aux joies du camping dans le bush australien !

 

 

 

Le séjour commence fort avec, dès le premier jour, la découverte de ce qui se révélera être la plus belle des plages de la région, Selong Belanak, qui se trouve à une dizaine de minutes en voiture de notre villa (heureusement pas plus car le manager qui nous conduit ne sait pas passer les vitesses, ni même conduire d’ailleurs, et on ferme les yeux à chaque croisement…). Les loulous et Yanick s’éclatent comme des fous à sauter dans les vagues pendant que Mélanie profite du cadre magnifique et préservé. Il n’y a aucune construction aux alentours et, entre le sable blanc, les eaux turquoises et les collines vertes, on en prend plein les yeux.

 

 

La plage est très fréquentée par les locaux et il n’y a que peu de touristes, ce qui fait se croiser de façon un peu surprenante bikinis et femmes voilées, mais permet aussi des rencontres plus cocasses.

 

 

On profite aussi du spectacle offert par les surfeurs, ce qui donne bien envie aux loulous.

 

Dès le lendemain, on se met donc en quête d’un cours de surf sur la même plage mais les prix pratiqués (qui équivalent à la moitié du salaire mensuel moyen d’un ouvrier pour deux heures…) et les énormes vagues nous font vite abandonner l’idée. On se rabat donc sur le bodyboard qui s’avèrera finalement un choix parfait : toute la famille s’éclate, surtout les garçons ! Les loulous s’en prennent plein la figure mais sont tout heureux et s’en donnent à cœur joie, même pas peur des gros rouleaux !

 

 

Malheureusement, en sautant dans les vagues, Jérémy perdra son masque qu’il adorait car il lui avait permis d’apprendre à nager. On se met à la recherche mais ce sera peine perdue. Il sera donc tout triste pour la fin de la journée.

On va aussi aller découvrir la plage juste en dessous de notre villa et rencontrer les enfants du village pour qui nous sommes des curiosités. Il faut savoir que Lombok est encore très peu développée et que la côte sud est la plus pauvre de l’île. Dans les villages dans lesquels nous passons, il n’y a d’ailleurs pas l’eau courante, ni l’électricité. Un gros fossé par rapport à notre luxueuse villa qui donne à réfléchir, même aux enfants.

 

Le jour suivant, départ pour Kuta, la « ville » touristique de la région, dans l’espoir de trouver un masque pour Jérémy et pour faire quelques commissions. On s’arrête aussi sur la plage, qui n’a, à notre avis, pas grand intérêt, mais il est vrai que l’on devient difficiles.

 

 

Comme on ne trouvera pas de masque, la visite sera un peu un échec. Sur la route du retour, on découvre tout de même une autre très belle plage de la région, Mawan. La crique en forme de croissant surplombée de promontoires est superbe mais la plage est par contre moyennement propre (bon, après Seraya, la barre est placée haut !) et les courants assez forts. On se baignera quand même et les enfants s’amuseront bien dans les vagues.

 

Ensuite, comme tous les après-midi, un peu d’école et beaucoup de piscine. Les enfants ne sortent pas une minute de l’eau pendant que les parents se reposent, lisent ou rêvassent au bord (on a déjà la liste des destinations de notre prochain tour du monde !), quel bien ça fait !

 

 

Comme on a adoré, on retourne bodyboarder mais cette fois avec de petites vaguelettes. Les enfants trouvent cela un peu trop tranquille mais s’éclatent quand même !

 

 

 

On partira aussi à la découverte de ce qui devait être des villages traditionnels de potiers et de tisserands et un village sassak, les habitants originaires de Lombok qui ont leur propre religion et langue. Cela s’avèrera plutôt une visite de magasins dont l’un en tout cas ne produisait plus rien sur place, contrairement à ce que l’on voulait nous faire croire. Quant au village, on n’en a même pas fait le tour vu le prix exorbitant réclamé par le pseudo-guide local. Une grosse déception donc surtout après nos belles découvertes authentiques à Ubud, mais tant pis, on se consolera le lendemain avec notre bodyboard !

 

 

 

De retour à Bali, on pique une tête dans la piscine puis départ pour le restaurant Cuca. En lisant le blog d’une famille valaisanne, Mélanie avait repéré ce restaurant gastronomique dont le chef est un ancien d’El Bulli (qui a longtemps été considéré comme le meilleur restaurant du monde) avant notre départ déjà. Elle avait donc très envie d’y aller depuis et a assez insisté pour obtenir gain de cause !

En arrivant, on découvre un joli jardin et plein d’attentions pour les enfants : crayons, dessins à colorier, petits tabliers au lieu de serviettes et une super place de jeux. Le cadre est superbe mais l’assiette s’avèrera encore plus magnifique ! Les enfants ont droit à une barbapapa en entrée puis à du poisson avec des frites allumettes et, enfin, à un volcan de chocolat avec de la glace vanille. Ils adorent ! Quant aux parents, ils dégustent un « tasting menu » avec sept plats et deux desserts : un régal de saveurs et d’inventivité comme on en a rarement goûté, même dans certains restaurants étoilés de nos contrées. Une superbe découverte. Merci aux « 5 into the world » !

Le lendemain, départ à 5h30 pour l’aéroport d’où on s’envole pour Labuan Bajo sur l’île de Flores. Cela faisait très longtemps que Yanick voulait découvrir la région et on a décidé d’y passer deux semaines à la plage. L’idée de base était de visiter toute l’île mais on y a renoncé car il semblait que les trajets étaient un peu longs et que l’on voulait surtout profiter de la mer. Pour la même raison, on a abandonné l’idée de séjourner à Labuan Bajo, l’une des principales villes de l’île, car la mer y est visiblement très sale et que les hôtels n’étaient jamais situés sur la plage. Au final, grâce aussi au blog et aux conseils des Lauber, notre choix s’est porté sur une petite île à environ 20 minutes en bateau de l’île principale : Seraya Kecil.

A peine débarqués, on découvre depuis le ponton les coraux et les poissons dans l’eau absolument transparente. Les enfants et Mélanie restent scotchés. Yanick, lui, est plus blasé mais apprécie énormément tout de même. La plage de sable blanc est superbe et notre bungalow à quelques mètres de l’eau pas mal du tout non plus. On va être trop bien dans ce paradis !

Au programme de nos difficiles (!) journées, snorkeling au réveil, petit déj’, re-snorkeling, baignade dans la piscine, kayak, paddle, re-re-snorkeling, re-baignade, que d’efforts, on est épuisés le soir !!!!

Les loulous ont eu un peu peur au début au snorkeling, surtout quand on leur a montré les « lion fish » venimeux qu’il ne fallait absolument pas toucher, mais ont vite fait des supers progrès qui nous ont permis des balades en famille sous l’eau de toute beauté et plein de rencontres magiques avec des Nemo, des poissons trompettes, des poissons lions, des poissons perroquets, des sèches, et tous ceux dont on ne connaît pas le nom (enfin, jusqu’à ce que l’on aperçoive un serpent qui nous a moyennement plu, puis le deuxième juste sous les doigts de Yanick, et lorsqu’Alexis ne trouvait pas l’eau trop froide, il faut dire qu’elle n’avait que 29 degrés…). A la fin, ils ont même nagé sans gilet et ont pris un plaisir fou à aller voir les coraux de plus près sous l’eau. On est très fiers d’eux.

Ils ont aussi cartonné au plongeon, même plus peur !

Comme il faisait un peu chaud et que le soleil tape fort entre midi et 15 heures, on en a aussi profité pour mettre la vitesse supérieure pour l’école qui se passe définitivement mieux depuis quelques temps, grâce notamment aux supers fiches et exercices de notre voisine Séverine, grâce auxquels Alexis aime même le vocabulaire maintenant. Un immense merci à elle car cela nous a énormément aidé et on lui en est très reconnaissants.

On a aussi pu admirer de magnifiques couchers de soleil, …

… et un superbe lever de soleil !

Au début du séjour, les parents ont eu droit à une plongée de rafraîchissement puisqu’ils n’ont plus plongé depuis leur voyage de noces il y a neuf ans. Yanick, comme toujours, est comme un poisson dans l’eau et maîtrise comme s’il n’avait jamais cessé de plonger. Pour Mélanie, qui a bien moins d’expérience, c’est un peu plus difficile et stressant, surtout au début, mais elle a tout de même passé le test sans problème et on a donc reçu le feu vert pour aller faire de « vraies » plongées.

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Il nous aura ensuite fallu attendre six jours et un petit agacement de Yanick auprès des « dive masters » pour que l’on puisse enfin partir plonger dans le parc national de Komodo. Mais l’attente en aura valu la chandelle : la première plongée nous permettra de voir de superbes raies manta (mais moins que les enfants en snorkeling qui ont été entourés par une quinzaine de raies, c’était super impressionnant – elles peuvent atteindre jusqu’à 7 mètres d’envergure – et ils ont eu un peu peur !). La deuxième sera pour un superbe récif corallien avec de magnifiques couleurs, de très beaux poissons et une dizaine de tortues ! Ouah, deux plongées dont on se souviendra longtemps et qui nous auront permis de fêter dignement (mais avec un jour de retard) les sept mois de notre tour du monde (c’est un peu inhabituel comme chiffre mais comme vous vous en souvenez, on n’avait pas pu fêter les six mois !). On écrit « fêter » mais on se dit tout de même qu’on se trouve maintenant dans la mauvaise moitié qui nous rapproche du retour auquel on n’a vraiment pas envie de penser !

 

On a aussi fait une excursion sur l’île de Padar pour voir un magnifique point de vue qui surplombe trois plages de sable blanc, gris et rose. On a eu bien chaud mais la vue est époustouflante depuis le sommet. La suite, ce seront deux plongées pour les parents et deux snorkeling pour les enfants. Mélanie et les loulous se sentent de plus en plus à l’aise et on a tous profité au maximum des superbes fonds marins, un vrai bonheur.

Et après presque deux semaines, on est enfin partis pour l’excursion que nous voulions faire depuis le début : l’île de Rinca, à la recherche des dragons de Komodo. Ces énormes varans n’existent à l’état sauvage que dans la région et cela nous changera de ceux du Tropicarium de Servion ! Sur l’île, on a tout de suite rencontré un énorme dragon assez impressionnant, puis toute une foule. C’était toutefois un peu décevant car ils étaient massés juste à côté des cabanes des rangers, ce qui ne donne pas l’impression qu’ils sont totalement sauvages. Selon le ranger qui nous a accompagnés, ils ne nourrissent pas les animaux mais ces derniers sont attirés par l’odeur de la nourriture. On reste cependant sceptiques… Pendant la marche de trois kilomètres dans l’île qui suivra, on aura par contre la chance de croiser un jeune dragon en pleine forêt. C’est vraiment assez impressionnant et effrayant, surtout quand on sait qu’une seule morsure peut tuer un buffle (mais aussi un homme) et qu’il y a chaque année des gens qui sont attaqués… La promenade sera donc assez tendue du côté des enfants et de Mélanie mais très jolie tout de même.

On est ensuite repartis pour la première plongée/snorkeling à Manta Point où Mélanie a voulu retourner dans l’espoir de voir à nouveau des raies manta. Résultat : nada de chez nada, pas une seule raie, c’est la première fois que cela arrive à notre dive master ! Pas de chance mais la plongée aura tout de même été superbe avec plusieurs tortues, requins et de très beaux coraux. Quand on refait surface, les enfants nous crient que pour eux, c’était « le rêve » : ils ont nagé avec des tortues, des requins, une petite raie et sont aux anges. Enfin, la dernière plongée, et là, on a l’énorme chance de pouvoir croiser… quatre raies manta !  Comme quoi la chance n’est pas toujours au rendez-vous là on où on l’espère mais elle finit par arriver ! C’est un spectacle incroyable de voir ces géantes danser et voler au-dessus de nous. On a le sourire jusqu’aux oreilles et des étoiles plein les yeux. Encore une journée de rêve au paradis !

Finalement, ces deux semaines de « vacances » auront filé plus vite que la lumière et on doit déjà faire nos adieux à tout le staff de l’île qui nous a quasiment adoptés ! Il faut dire que peu de gens restent aussi longtemps que nous et du coup, on était un peu les guest-stars et ils nous ont chouchoutés ! On a vraiment passé quinze jours inoubliables ici et on se réjouit de recommencer dans quelques mois aux Fidji. Mais avant, direction Lombok pour, on l’espère, quelques cours de surf !

 

Kuala Lumpur

Au moment de planifier notre voyage en Indonésie, on ne s’est absolument pas inquiétés de la question du visa et on s’est donc aperçus un peu tard que nous comptions y rester quarante jours alors que le visa n’autorise un séjour que de trente… Après s’être un peu traités de tous les noms (mais on ne peut pas être bons tout le temps, n’est-ce pas !?), et avoir constaté qu’une prolongation de visa ou l’obtention d’un visa de soixante jours étaient trop compliquées, on s’est rabattus sur la seule option possible : sortir quelques jours du pays vers une destination pas trop éloignée, les choix possibles étant Kuala Lumpur ou Singapour. Nous avons choisi la première car c’était moins onéreux mais aussi, et surtout, en pensant que la ville était plus asiatique et authentique et qu’il y aurait plus de choses à y découvrir.

Voilà pourquoi, on se retrouve en voyage avant la suite de l’Indonésie. Une fois de plus, on perd une journée entière entre route, aéroport, avion et immigration et, après un départ à 9h30 de la villa, on est contents d’arriver à presque 19h00 dans notre appartement de Kuala Lumpur (Mélanie l’est encore plus, car, durant le vol, on a eu droit à des fortes turbulences avec des hôtesses qui devaient rester assises et paniquaient et, comme toujours en avion, elle a eu très peur). Gros changement de décor dans cette ville remplie de gratte-ciels et de béton mais on a un chouette appart’ qui nous rend la nostalgie de la villa moins difficile. Pour souper, on part à la recherche d’une gargote et, entre les bars et restaurants aux mille écrans et musique à fond, on déniche un petit restaurant thaï excellent, une bonne première soirée !

On se réveille malheureusement avec la pluie et Yanick avec un bon gros refroidissement. On profitera donc de la matinée pour jouer, dessiner et combler un peu le retard scolaire.

L’après-midi, les enfants et Mélanie partent à l’assaut du musée Petrosains, situé dans les fameuses Petronas Twin Towers, qui traite de la science et de la technologie de façon interactive et ludique. Cela nous permet de découvrir les tours symboles de la ville qui sont assez impressionnantes, tout comme l’immense centre commercial avec des boutiques de luxe à l’intérieur.

Quant au musée, on ne savait pas à quoi s’attendre et, au final, on a passé près de quatre heures géniales à tester tous les jeux et activités, de la salle sur l’espace à la reconstitution d’une plate-forme pétrolière, en passant par les jeux sur la vitesse, un « show scientifique » et même un cinéma en 3D. Certaines explications en anglais étaient un peu ardues mais les enfants ont vraiment adoré les attractions qu’ils ont toutes voulu essayer sans exception et ont tout de même appris une ou deux choses !  Le temps a passé tellement vite qu’à la fin, on a même dû se stresser pour terminer la visite avant la fermeture. Une vraie réussite et des enfants tout contents, succès encore couronné par le deuxième bain du tour du monde et une pizza pour souper, en voilà des loulous heureux !

Ce matin, réveil avec le soleil, ce qui change tout de même la perspective des alentours ! On commence la journée par une visite de la Masjid Wilayah Persekutuan, une superbe et énorme mosquée qui peut accueillir jusqu’à 17’000 croyants. Les constructeurs ont repris des éléments de tous les plus beaux monuments religieux musulmans, de la Mosquée bleue d’Istanbul à la mosquée d’Ispahan, en passant par le Taj Mahal, ce qui donne un résultat magnifique. Malheureusement, on ne pourra pas s’approcher trop près du mirhab (la niche qui indique la direction de la Mecque) mais on voit des photos des détails qui sont superbes. On a droit à une visite guidée gratuite avec une bénévole (qui a travaillé pour Nestlé et connaît donc Vevey, la ville où Mélanie a grandi, mais aussi Lausanne, le monde est petit!) qui nous donne des explications très intéressantes sur sa mosquée et sur l’Islam mais tente aussi de nous convaincre qu’il n’y a pas meilleure religion au monde, notamment pour la libération des femmes. On reste sceptiques mais on en apprend beaucoup et c’est passionnant. Alexis est définitivement très intéressé par tout ce qui touche à la religion, étonnant à son âge et étant notre fils, mais plutôt chouette.

On part ensuite pour le KLCC Park situé juste aux pieds des Twin Towers qui sont bien plus belles sous le soleil ! Le parc est aussi très sympa. Il y a une énorme place de jeu comme on en a rarement vu (mais il fait un poil trop chaud pour que les loulous puissent s’éclater totalement) et un plan d’eau pour que les enfants puissent jouer. On y passe un chouette moment.

Et enfin, on profite de notre skypool avec une superbe vue sur la tour de télécommunication Menara KL et de son jacuzzi d’où on peut apercevoir un coin des Twin Towers. Et pour rester dans le thème de la journée, souper moyen-oriental, un régal, surtout pour les loulous qui se sont gavés de pita.

Finalement, Kuala Lumpur s’est révélée très multiculturelle, ouverte et surprenante, loin de l’image de la capitale d’un pays musulman que l’on peut se faire. On ne peut pas donner notre sentiment sur le pays car on n’a pas vu la vraie Malaisie (on n’a, par exemple, rencontré aucun malais dans les divers restaurants, taxis ou hôtel), la seule chose que nous en ayons aperçu sur la route étant les plantations de palmiers pour l’extraction de l’huile de palme qui ont remplacé toute la forêt, un vrai gâchis environnemental ! Pour le reste, la ville ne nous a pas déplu car nous y avons passé des chouettes moments mais on cherche encore le côté authentique que l’on pensait y trouver. Maintenant, place à de nouvelles vacances à la mer et à la détox digitale, l’île où nous séjourneront ne possédant pas le wifi !

Derniers jours à Ubud

Pour le dernier jour de visite, nous avons hésité entre un ancien palais avec d’autres rizières et la découverte du village d’Eddy. Comme il avait visiblement très envie de nous faire découvrir son monde (d’autant qu’il voulait photographier une famille pour le flyer publicitaire) et que nous voulions éviter une longue route pour un seul site, on a opté pour le deuxième. Mais tout d’abord visite de la Goa Gajah, la grotte de l’Eléphant, et de son superbe emplacement au milieu d’une sorte de mini-jungle.

Après avoir profité de la piscine pour un festival de plongeons (les loulous ont fait des progrès incroyables, Alexis réussit le salto arrière maintenant !) et d’un petit repos, départ donc avec Eddy et quelques autres membres de son banjar (en général, un quartier qui comporte environ 200 familles, un temple et une organisation communautaire avec un chef).

Après avoir revêtu le sarong traditionnel obligatoire dans les lieux sacrés, on visite d’abord le temple du banjar avec les explications très intéressantes de deux guides rien que pour nous, c’est passionnant et on comprend un peu mieux encore les rites hindouistes balinais.

On va aussi pouvoir observer les femmes qui confectionnent des offrandes dans une maison traditionnelle balinaise. Ces dernières sont toujours composées de plusieurs bâtiments, l’un pour les grands-parents, l’un pour les parents et les enfants, l’un pour les cérémonies, l’un pour la cuisine et enfin un temple, toujours placés aux mêmes points cardinaux. Enfin, la salle de bains est toujours située à l’extérieur de l’enceinte.

On se rendra ensuite à la source du village où les femmes récoltent chaque matin l’eau sacrée pour les offrandes et qui sert aussi à se purifier ou simplement comme bains publics et eau potable.

Direction maintenant la ferme des parents d’Eddy (où les enfants se boucheront le nez à cause de l’odeur des cochons, ils ne sont encore pas totalement « route » …) qui sera le point de départ d’une somptueuse balade dans les rizières où nous aurons même la chance de croiser la maman d’Eddy. Ici, ce sont les femmes qui transportent le riz dans des sacs qui pèsent jusqu’à 80 kilos alors que les hommes s’occupent eux des champs. Les loulous vont beaucoup aimer se balader avec leurs bâtons presque comme de vrais explorateurs et les parents admirent les paysages magnifiques au milieu de nulle part.

On s’arrête encore dans une petite forêt entre des rizières pour déguster du jus de noix de coco et sa pulpe. Cela faisait depuis notre arrivée en Asie que Mélanie voulait tester ça mais, finalement, ce n’est pas plus mal de ne pas l’avoir fait plus tôt car ce n’est franchement pas terrible et plutôt écœurant. Jérémy osera lui aussi goûter, bravo ! Les enfants peuvent voir comment se confectionnent les toits traditionnels et mettre la main à la pâte, ils adorent !

Et la surprise du chef sera une balançoire qui permet de surplomber la rivière. Les enfants sont définitivement conquis et ne s’arrêtent plus. Ils ont décrété que c’était l’une des meilleures journées du tour du monde.

Retour à travers les rizières en direction d’une maison qui prépare une cérémonie pour le lendemain (la fête annuelle de leur temple familial) puis souper dans un restaurant local et, pour couronner le tout, plongeon de nuit dans la piscine. Un superbe après-midi que nous avons tous adoré. Nous avons eu la chance de visiter le « vrai » Bali et nous sommes totalement conquis.

Enfin, pour notre dernier jour, nous avons eu la visite de Christophe, le petit-cousin de Mélanie, et de son ami Thanee. Puisqu’on n’arrive pas à se voir à Winterthour ou à Cugy autant le faire dans notre paradis balinais, non ? Une belle journée où on a profité de la piscine et dégusté un nouveau festin balinais préparé par Eddy qui nous aura vraiment gâtés cette semaine. Des chouettes souvenirs !

En définitive, notre séjour balinais aura été parfait : villa de rêve, paysages somptueux, jolies visites, excellente nourriture et belles rencontres. Une très bonne surprise aussi car nous avions entendu beaucoup de négatif sur cette île. De notre côté, on n’a pas du tout été gênés par le monde mais il semble que sur la côte cela soit une autre histoire. On a déjà hâte de revenir un jour pour découvrir tout ce à quoi on a dû renoncer par manque de temps.