Pour notre dernière soirée thaïlandaise, on dégote un restaurant à Udon Thani où personne ne parle anglais et dans lequel le menu n’a pas de photos. On utilise donc le grand vocabulaire thaï que l’on a appris pour commander du riz pour les loulous, on dessine tant bien que mal un œuf au plat pour Jérémy, et, à court d’imagination, les parents ont droit à la spécialité, une fondue de poisson, soit un caquelon de bouillon où baignent une tête de poisson et différents légumes et herbes et dans lequel on fait bouillir des fines tranches de poisson. Cela nous a permis de goûter quelque chose que l’on n’aurait jamais commandé et tant mieux car c’était super bon ! Dommage que l’on n’avait pas d’appareil photo pour immortaliser le moment !
On se lève de bon matin et on part, dans le froid, en direction du pont de l’Amitié lao-thaïlandaise qui enjambe le Mékong. Le passage de la frontière se fait sans aucun problème une fois les habituels documents remplis (on se demande pourquoi on se pose toujours autant de questions pour les remplir puisqu’au final, personne ne les lit jamais une fois le prix encaissé…), les divers guichets parcourus et les dollars payés. Sabaidee (bonjour) le Laos, nous voilà à Vientiane !
Après une petite contrariété à l’hôtel qui nous avait assuré que la chambre réservée était parfaite pour quatre alors qu’il n’y a en fait que deux lits à 1,5 place et en profite pour nous fourguer deux chambres communicantes mais à deux fois le prix (heureusement que pour cela, il y a le minibar sans alcool gratuit !), on part à la découverte de la capitale du Laos pour une première impression. A priori, la ville semble bien décrépie même s’il y a quelques boutiques de décoration et des magasins de vin qui détonnent un peu dans cette ambiance. Les français sont passés par là et y ont laissé des traces : le chauffeur de taxi parle quelques mots de français, les noms des monuments sont en français et on trouve même une boulangerie dans laquelle on va déguster l’une des meilleures baguettes que l’on ait jamais goûté (avec celle de Nendaz bien sûr !) et des pains au chocolat à tomber dans une ambiance de tea-room « comme chez nous », ce qui fait assez bizarre ici. Même si cela ne nous manquait pas spécialement, on se régale, miam ! Enfin, on termine la journée à la place de jeux, ce qui fait le bonheur des enfants qui n’en avaient pas vu depuis Buenos Aires.
Le lendemain, on part à pied à l’assaut des sites-clés de Vientiane. On découvre des jolis temples, même s’ils sont assez mal entretenus, le palais présidentiel qui est l’ancienne résidence du gouverneur français, le Patuxai ou monument de la Victoire, sorte d’Arc de Triomphe, et enfin, le Pha That Luang, monument national représenté sur les billets de banque qui symbolise la religion bouddhique et la souveraineté laotienne. Une chouette journée.
Au final, Vientiane est une capitale tranquille, qui se parcourt facilement à pied, loin de la frénésie habituelle des grandes villes asiatiques. L’ambiance y est assez sympathique même si elle ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
Une dernière journée de repos où les loulous ont enfin profité de la piscine, des au revoirs à Mamie et Papy et on reprend la route vers l’aventure, direction le parc national de Khao Sok. On retrouve vite nos repères de voyageurs dans ce village au milieu de nulle part entouré d’une superbe végétation où on se sent tout de suite bien.
Le parc national de Khao Sok se trouve à mi-chemin entre les deux côtes de la Thaïlande. C’est une jungle de plaine et une des forêts tropicales humides les plus anciennes du monde mais aussi l’endroit le plus arrosé de Thaïlande. On veut bien le croire vu le déluge qui nous attend le premier soir alors qu’on est en pleine saison sèche !
On est venus ici pour faire une excursion de deux jours et une nuit sur le Lac Chiaw Lan qui se trouve au milieu du parc et qui a été créé par la construction d’un barrage. Il est bordé d’immenses falaises calcaires qui peuvent atteindre 960 mètres de haut (plus du triple de celles que l’on a vues à Phang-Nga). Le premier jour, après une superbe balade en bateau, on arrive dans notre maison flottante au milieu du lac. La chambre est spartiate mais l’endroit est superbe. La nuit, les garçons n’auront d’ailleurs aucun mal à passer du bungalow de luxe à la cahute flottante (Mélanie, elle, a plus de peine à dormir mais cela doit être l’humidité et la chaleur !).
Après une longue réflexion familiale, on décide de zapper la marche de l’après-midi dans la jungle en direction d’une grotte et de profiter du lac pour nous tout seuls. Du coup, on s’éclate tout l’après-midi en kayak, on se baigne et on plonge dans l’eau magnifique. Alexis joue même les plongeurs fous (la classe, il devait bien être à 4 mètres ce plongeoir !). C’est top ! Quand on voit le reste du groupe rentrer, on se dit que c’était la bonne option, il y a peu, voire pas, de sourires, les gens ont dû marcher, ou plutôt courir, à la queue leu leu (il y avait tout de même 40 personnes…) durant trois heures sans pouvoir profiter et dans la grotte, ils avaient dans l’eau jusqu’au cou. Ils sont tous boueux, épuisés, voire blessés par les sangsues, et n’ont que trente minutes pour se baigner avant le souper, ça ne fait pas rêver…
Réveil aux aurores pour un safari matinal qui nous permet de voir des singes et des calaos depuis le bateau (enfin de les apercevoir, on voit surtout le lever du soleil sur les falaises et c’est magnifique !).
Après une nouvelle baignade pour les loulous, on part en direction d’une grotte facilement accessible dans laquelle on verra de superbes stalactites et stalagmites, des chauves-souris, des œufs de serpent, et même une grosse araignée…Le condensé de celle d’hier visiblement. Ensuite, on continue en bateau sur le lac avec des vues toujours aussi superbes sur les falaises recouvertes de jungle qui tombent à pic dans les eaux émeraudes, c’est magnifique et encore plus avec le ciel bleu.
On finit la journée super contents de cette découverte qui termine parfaitement bien la première partie de notre séjour en Thaïlande (on y reviendra quinze jours début février). En effet, après un vol pour se rapprocher de la frontière, on va passer au Laos dès mardi à la découverte d’un nouveau pays et d’une autre culture. On se réjouit beaucoup !
Après une chouette soirée de réveillon même si on dormait aux douze coups de minuit (la fatigue était peut-être due aux plats assez fins que l’on a dégustés, on a par exemple eu droit à une sorte de champignon transgénique nappé de sauce blanche aux quatre fromages et surmonté d’une coquille Saint-Jacques… à moins que cela ne soient les bouteilles de Sancerre ???), on a continué notre vie de pacha entre baignades, massages (on a même réussi à engager les enfants !) et mini-golf (cette fois c’est Papy qui a surclassé la concurrence).
On a aussi pris le temps de faire une nouvelle excursion, cette fois pour visiter Koh Phi Phi et le moins que l’on puisse dire c’est que, depuis le temps que l’on en entendait parler, on a été pour le moins déçus…Premier arrêt à Maya Bay, LA plage du film du même nom (The Beach, encore une fois). La plage en question est certes magnifique mais il est très difficile, voire impossible, de faire abstraction des 800’000 autres touristes qui sont là en même temps que nous ! Et dire qu’on est tôt dans la journée et qu’il n’y a pas encore trop de monde selon le guide…. Depuis le début du voyage c’est la première fois que l’on doit faire la queue pour admirer un point de vue ! Bref, superbe, mais comment dire… Bref, cela se passe de commentaires, on vous laisse imaginer avec les photos…
La suite, ce seront deux snorkeling durant lesquels on apercevra de jolis poissons colorés et de beaux coraux et bénitiers pour Jérémy, Alexis ayant renoncé au deuxième bain, plongée depuis le bateau pour Alexis (bravo d’avoir osé champion !), arrêt pour observer les singes de Monkey Beach et enfin, Koh Phi Phi Don, l’île principale. Et là, on reste scotchés par tant de laideur…. la plage où l’on accoste est minuscule, bondée et sale, le village et les environs sont tout bétonnés et parcourus par les égouts à ciel ouvert, bref carrément moche. On est loin du paradis espéré et, pour notre part en tout cas, on ne voit clairement pas ce que l’on peut apprécier ici. Heureusement, il y a un joli point de vue du sommet de l’île. Enfin, direction Bamboo Island pour un pique-nique sur la plage de sable blanc et une rapide baignade dans l’eau transparente magnifique, mais, encore une fois, on n’est pas tous seuls… Bref, on rentre franchement déçus et accessoirement bien fatigués après les deux heures de bouchons sur la route qui ont suivi l’heure de bateau pour rentrer.
Voilà, notre séjour à Phuket s’achève samedi et on a encore une belle journée plage et un massage en perspective avant de reprendre la route vers de nouvelles aventures à quatre ! On ne sera pas fâchés de retrouver plus d’authenticité et moins de touristes (on l’espère en tout cas). Merci à Mamie et Papy d’avoir partagé ces bons moments avec nous, ils nous ont vraiment gâtés.
Après deux heures en taxi pour parcourir les quelque cinquante kilomètres séparant l’hôtel de l’aéroport, et une route qui ne nous a pas donné un avant-goût très avantageux de l’île (vive l’urbanisation débordante et les panneaux en russe !), on est très contents de découvrir le magnifique hôtel que nous ont réservé mamie et papy : des bungalows dans une très belle jungle avec une vue superbe sur la mer !
Une nuit d’attente et les loulous retrouvent Mamie et Papy tout contents. Au menu de notre journée de Noël, plage de sable fin, piscine avec cascade et bar à cocktails dans l’eau (que l’on a bien sûr assez vite inauguré !), massages thaïs pour toute la famille (apprécié de façon différente par chacun : Yanick a trouvé un poil léger, les loulous ont adoré et Mélanie a encore mal partout au moment d’écrire cet article !) et enfin, menu de fête bien arrosé dans un superbe restaurant surplombant la mer. Même si on avoue ne pas être trop dans l’ambiance des fêtes, le programme est parfait et on passe un Noël différent mais très sympa !
En plus, après avoir reçu une lettre de dernière minute des enfants, le père Noël nous a même retrouvés à Phuket ! C’est la classe, les loulous sont super contents !
La magnifique plage de Karon sera aussi l’occasion de notre tout premier snorkeling familial maintenant que Jérémy est à l’aise sous l’eau. Les enfants sont émerveillés par les quelques jolis poissons que l’on voit, une chouette expérience en famille ! Les garçons s’amusent aussi beaucoup dans les grosses vagues mais Mélanie abandonne assez vite après avoir manqué d’y perdre ses lunettes, le tuba d’Alexis et le ballon de Jérémy…

On vous avait dit que c’était les vacances à la plage qui commençaient pour nous et on n’avait pas menti, on est comme des coqs en pâte ici : entre deux baignades où le seul dilemme est de choisir entre piscine et mer, les massages, les excellents repas et les apéros qui peuvent avoir lieu à toute heure de la journée (les thaïs ont été assez surpris de notre envie d’apéro avant le repas du soir mais après quelques jours, ils se sont vite adaptés et nous font même choisir une bouteille le soir d’avant pour la mettre au frais !), on trouve le temps pour un mini-golf très sympa sur le thème des dinosaures (où Mélanie a fait honneur à la cause féminine et a écrasé la concurrence !).
On profite aussi pour faire une excursion en bateau dans le parc national d’Ao Phang-Nga, une baie célèbre pour ses falaises karstiques qui plongent dans la mer et entourent une quarantaine d’îles. Une fois oubliées les hordes de touristes parqués dans la marina au départ, on embarque sur un bateau rapide assez peu rempli, flanqués d’un guide thaï qui parle le français avec un accent suisse-allemand à couper au couteau et pour cause, il s’agit de sa langue maternelle et il est plus à l’aise en schwyzerdütsch qu’en thaï, assez surprenant ! On commence la journée coiffés de casques pour la visite d’une grotte qui débouche au milieu d’une île où on aura même la chance de voir un singe.
On continue par l’attraction de la journée : l’île de James Bond dont tout le monde a oublié le vrai nom depuis le tournage du film (L’homme au pistolet d’or, pour les connaisseurs), qui vaut vraiment le détour surtout que l’on est en début de journée et qu’il y a relativement peu de monde (mais pas assez de soleil aux yeux du photographe, difficile de tout avoir !).
Ensuite, petit tour de kayak pour voir la forêt de mangrove (la plus grande du pays) et visite d’un village flottant musulman où les loulous peuvent, en passant devant l’école, se rendre compte de la chance qu’ils ont d’avoir des salles de classe flambant neuves.
Enfin, après un repas de midi à oublier puisque le guide était surtout soucieux de nous informer que ce n’était pas épicé (mais bon, nous on aime le spicy !!!), on passe quelques heures sur une plage de sable fin magnifique bordée d’arbres et de cocotiers. Un petit paradis où on trouve en plus de très beaux coquillages. Une superbe journée !
On va aussi faire un petit tour sur la plage d’à côté, Kata Beach, qui ne plaît ni aux loulous, ni à mamie et papy, mais bien aux parents car elle nous paraît un peu plus sauvage.
On découvre également Patong qu’il faudra par contre très vite oublier. Environnement ultra bétonné, bars où les touristes masculins rougis au soleil ne font pas que de boire (on ne vous fait pas un dessin), tout semble avoir un prix et pouvoir s’acheter ici… Malgré la plage assez jolie, on a rarement vu un endroit aussi moche, malsain et glauque. Les loulous, eux, ne s’en aperçoivent pas et se gavent au Nutella !
Enfin, on fait un petit circuit pour découvrir quelques curiosités de l’île. Le « Big Bouddha » d’abord, perché au sommet des collines, qui domine les environs du haut de ses 45 mètres d’albâtre. Le chantier a été lancé en 2007 mais on ne voit pas trop l’avancement des travaux… il faut dire que contrairement aux autres temples, il n’y a ici aucun thaï pour faire des offrandes mais plutôt des photos de bouddhistes célèbres (de Richard Gere à Steve Jobs).
Wat Chalong ensuite, un joli temple, plus authentique.
Et enfin, deux beaux points de vue, malgré le temps un peu gris, l’un au point le plus méridional de l’île et l’autre qui surplombe la plage de notre hôtel.
Voilà on vous laisse, on a apéro, une belle soirée en perspective !
On quitte notre petit coin de paradis pour passer quelques jours plus au nord de la région. Première étape, Sangkhlaburi, proche de la frontière avec la Birmanie et peuplées par diverses ethnies. La route sinueuse (l’estomac de Jérémy n’y résistera pas…) pour y arriver qui passe à travers la jungle est très belle et offre de superbes vues sur un réservoir (sorte de grand lac) et ses villages flottants mais aucun mirador pour s’arrêter, tant pis pour les photos ! L’emblème de la ville est son pont en bois long de 440 mètres qui serait l’un des plus longs du monde et qui relie la ville principale peuplée de Karen et de Thaïs à un village môn. Du côté de ce village, on voit en effet que même si l’on est toujours en Thaïlande, les gens sont un peu différents et les stands de souvenirs et de nourriture aussi. On doit être les seuls occidentaux ou presque, voire les seuls touristes, et cela nous donne une vraie impression d’authenticité. Le pont est en effet magnifique et on prend beaucoup de plaisir à le traverser en long et en large. Pendant la traversée, on croise un moine très sympa qui veut une photo avec les loulous, Yanick et des enfants locaux (mais en tout cas pas avec Mélanie, ce n’est pas ici que la cause des femmes va avancer…).
Les enfants profitent aussi de tester la crème solaire locale, une sorte de pâte de bois que les gens s’appliquent sur le visage. Comme c’est une petite fille adorable qui leur fait leur « tampon », ils sont tout contents et ne ronchonnent pas du tout, contrairement à quand ce sont les parents qui les tartinent !
Départ pour la région de Sai Yok où l’on va profiter du cadeau de Noël que l’on s’est offert : deux nuits dans de superbes maisons flottantes sur la rivière repérées par Yanick ! Au passage, on s’arrête à la cascade de Nam Tok Sai Yok Noi, et son train à vapeur de la Seconde Guerre mondiale, qui sont sympas mais pas franchement enthousiasmants.
On ne peut rejoindre notre hôtel que par bateau et, déjà, le voyage est superbe. Les rives sont sauvages et inhabitée et on a un peu l’impression d’arriver au milieu de nulle part. La villa est aussi magnifique qu’on l’espérait et, comble du luxe, les enfants ont la leur, ce qui permettra aux parents d’avoir un peu d’intimité et de calme (on va, entre autres, enfin pouvoir lire un livre dans notre lit le soir sans devoir tout de suite éteindre la lumière…). Après s’être extasiés devant ce palace, on passe à l’activité phare du lieu : la descente de la rivière en se laissant emporter par le courant. Alexis fait sa chochotte et n’ose pas y aller par peur des poissons, des bateaux, des feuilles dans l’eau, bref de tout, mais Jérémy adore et on s’éclate avec lui ! Et le soir, on fête ça au Sauvignon chilien, ça faisait longtemps !
Journée repos, école et, bien sûr, baignade dans la rivière. Après une bonne plongée matinale, cette fois avec Alexis qui a vaincu ses craintes, on se met à étudier la moindre. Il y a pire comme salle de classe, non ?
L’après-midi, rebelote : farniente, baignade et école. Super journée, même si, selon les critères des loulous, on n’a rien fait ou, en tout cas, on ne s’est pas assez défoulés ! Nous qui pensions avant de partir qu’il faudrait prévoir des jours de repos pour eux….
Une dernière baignade matinale pour les garçons (Mélanie, elle, s’est dévouée pour immortaliser ce génial souvenir, même si à vrai dire il faisait aussi un poil frisquet ce matin-là !) et on repart à Kanchanaburi, mais dans la ville cette fois. On y visite le Pont de la rivière Kwaï (rendu célèbre par le livre et le film qui en est tiré mais qui a été tourné au Sri Lanka…). Il fait partie du « Chemin de fer de la mort », une ligne de chemin de fer construite entre la Thaïlande et la Birmanie durant la Seconde Guerre mondiale sur ordre des Japonais par leurs prisonniers de guerre alliés et des paysans locaux réduits au travail forcé dont plus de 100’000 y ont laissé la vie. La ligne a nécessité la construction de 688 ponts mais il s’agit du seul en acier de Thaïlande. Il a été bombardé plusieurs fois par les alliés, la dernière fois en 1945, et seules les travées extérieures incurvées sont d’origine. L’histoire fait froid dans le dos, mais aujourd’hui, l’atmosphère est plutôt à la foire touristique qu’au recueillement. Sauf au temple chinois de l’autre côté du pont qui est magnifique mais sûrement trop loin pour les foules !
Dans la ville, on passe aussi à côté d’un cimetière militaire des Alliés et dans une vieille rue avec d’anciennes boutiques du début du XXème siècle malheureusement assez délabrées, le tout après avoir parcouru ce qui doit être la Khao San Road locale, soit une rue entière pour les touristes, une sorte de ghetto, avec bars à gogo et tout ce qui va avec. Cela nous fait une très bizarre impression après la magnifique nature que l’on a découverte dans les environs… Et pour finir, on passe tous par la case « coupe d’été » avec des résultats plus ou moins réussis. La coiffeuse ne semble en effet pas vouloir trop nous raccourcir : Jérémy a la coupe typique du petit Thaï (rasé derrière et long dessus, ça ne ressemble à rien, on tentera d’améliorer cela à l’hôtel) et Yanick doit se recouper lui-même sur le devant. Quant à Mélanie, comment dire… ce n’est pas le salon de coiffure du Palace ici… La coupe a commencé au rasoir, quant à la couleur… Oh secours Fanny ! Bon, pour les tarifs par contre, c’est imbattable : moins de CHF 20.- pour nous quatre !
Avant notre rencontre avec les éléphants sauvages au parc de Khao Yai, on avait réservé une journée dans un projet éco-responsable et éthique où l’on peut nourrir les animaux, marcher à leurs côtés et les laver dans la rivière. En effet, les protecteurs des animaux sont passés par ici et il est maintenant très mal vu de se promener à dos d’éléphant ou de voir un spectacle avec ces pachydermes. Les éléphants de ce projet ont donc tous été libérés de leurs anciennes corvées pour juste « profiter de la vie » selon ce que l’on nous dit. Arrivés au camp, on est peut-être blasés, mais cela nous fait bizarre de voir les éléphants alignés derrière des barrières en bois et surtout au milieu de beaucoup de gens ! Après son expérience avec les singes, Alexis a forcément peur de tous les animaux sauvages et refuse de leur donner à manger, voire de les approcher, cela commence mal… On va ensuite pouvoir préparer une bouillie pour les éléphants (enfin, les enfants refusent de le faire car il faudrait se salir les mains en écrasant des bananes…) et leur donner les boules que l’on a faites. Cela a l’air de plaire aux loulous et même Alexis s’y met, après avoir vu son frère faire. Une marche dans la forêt avec les éléphants jusqu’à la rivière nous permet de les approcher de très près et même de les caresser. Même au milieu de touristes très encadrés, cela reste très impressionnant et exceptionnel même si on peine à s’en rendre compte sur le moment. Les loulous, eux, sont carrément totalement blasés et ne se préoccupent même pas des animaux. A leur décharge, il faut dire que, pour la première fois en presque quatre mois de voyage, ils ont rencontré un petit copain français avec qui jouer. Dommage que ce soit justement le jour où l’on a prévu une activité pour eux mais ils sont très contents et jouent super bien, c’est le principal.
Après le dîner, on marche à nouveau jusqu’à une mare de boue et jusqu’à la rivière mais les éléphants semblent avoir froid et ne se baignent pas très longtemps. Sur la fin, les loulous sont à l’aise et prennent enfin du plaisir à donner à manger des bananes et de la canne à sucre aux animaux. Au final, c’était une chouette journée mais, du côté des parents, on a tout de même un sentiment bien mitigé et beaucoup de doutes sur le côté liberté et bonheur des éléphants avec tous ces touristes (nous les premiers) qui les caressent et leur tournent autour !
Enfin, nous passons nos deux derniers jours dans le centre à Ayutthaya pour visiter les temples un peu plus à l’extérieur de la ville car nous n’avions pas eu le temps de tous les voir lors de notre premier passage. On voit de tout ou presque : des splendeurs, des ruines, et même un temple dans le style Las Vegas ou Luna Park, totalement surréaliste. Les loulous apprécient plus, surtout qu’il fait beaucoup moins chaud qu’à l’aller (on a tout de même perdu 10 degrés et il ne fait « plus » que 24, on doit même ressortir les jaquettes à cause du vent !). Dans l’un des temples, Alexis est appelé par un moine et a droit à une bénédiction (il lui pose une sorte de petit fouet plein d’eau sur la tête et lui offre un magnifique bracelet). Jérémy a aussi droit à son bracelet même s’il n’ose pas approcher le moine. Un très beau moment de tolérance et de rencontre. Pour le dernier jour, on doit aussi se frotter à l’administration thaïlandaise pour prolonger nos visas. Grâce à l’aide sympathique de la propriétaire de notre hôtel et après avoir rempli pas moins de trois formulaires en petits caractères chacun, y compris des passages en thaï, on ressort deux heures plus tard mais avec les précieux sésames. Pas si compliqué finalement !
On finit ces quelques vingt premiers jours en Asie totalement heureux et presque un peu nostalgiques. On a adoré les visites que l’on a faites, les endroits un peu hors des sentiers battus que l’on a découverts, la nourriture et les gens tellement gentils et accueillants que l’on a croisés ici. La location de la voiture a été le vrai plus qui nous a permis une totale liberté et mobilité, sans lesquelles on n’aurait pas probablement autant découvert et profité. Maintenant, place aux vacances à la plage !
Sur notre route vers Kanchanaburi, on fait un arrêt d’une journée à Lopburi, réputée pour ses temples abritant des colonies de singes. Dès notre sortie de voiture, on en voit les premiers spécimens et les enfants sont tout contents. A l’entrée du temple, on nous conseille d’enlever nos casquettes et lunettes car les singes sont joueurs et chercheront à nous les voler (un policier vient d’ailleurs de se faire dérober son béret sous nos yeux !). Pour le reste, selon les policiers, aucun risque s’ils nous grimpent dessus, il suffit de marcher et ils partiront d’eux-mêmes. A peine on s’approche de l’arbre où les singes font les fous en plongeant dans le bassin juste en dessous, un macaque grimpe sur le sac de Yanick. Jérémy a aussi droit à sa rencontre, avec un petit qui cherche à lui tirer son collier. On enlève donc colliers et montres au cas où… Alexis, lui, se fait grimper sur le dos par un autre singe. Après avoir trouvé cela joli pour la photo, l’animal se met toutefois à lui tirer les cheveux et à essayer de lui mordre le crâne. Alexis commence à avoir peur et mal et, heureusement, le macaque finit tout de même par le laisser tranquille. Il nous semble par contre voir deux petites marques rouges, comme si le singe avait réussi à le mordiller et cela commence à faire stresser Mélanie.
On visite tout de même les autres temples de la ville, dont les deux principaux, d’origine khmère. Dans le premier, les enfants peuvent donner des graines de tournesol à manger aux singes derrière la grille qui les empêche d’entrer, ils adorent.
Les jours se suivent mais ne se ressemblent malheureusement pas toujours et cette fois c’est à l’hôpital que l’on finit la journée… Mélanie n’est en effet pas du tout rassurée pour Alexis, même si on ne trouve pas de marque sur son crâne, et, après avoir pris conseil auprès de notre super pédiatre – que l’on remercie mille fois, ainsi que son assistante, d’avoir répondu aussi vite – on se décide à aller consulter un médecin. On a de la chance que l’une des réceptionnistes de l’hôpital parle un peu anglais et on n’attend presque pas avant d’être pris en charge dans la salle des urgences. Les infirmières semblent n’avoir jamais vu un carnet de vaccination international mais on finit par se comprendre. La médecin qui va s’occuper d’Alexis est très chou et, même s’il n’a aucune plaie visible, elle préfère être prudente et décide de lui administrer le traitement contre la rage. Résultat : une injection à renouveler dans trois jours et un antibiotique à prendre trois fois par jour jusqu’à la fin de la bouteille. On sort de l’hôpital une heure après y être arrivés avec l’antibio en mains, le tout pour environ 30 francs. Si les infrastructures ne sont pas tout à fait à la hauteur des nôtres, côté prise en charge par contre, il n’y a rien à redire et l’Hôpital de l’enfance peut aller se rhabiller ! Alexis, lui, a été super courageux et n’a même pas bronché lorsqu’il s’est fait piquer, on est fiers de lui. En plus, il adore son médicament, ouf ! Tout est donc bien qui finit bien et on peut aller manger un bon souper dans un restaurant pas local selon Alexis (car celui-là, il est joli, pas comme les autres, maman !).

Kanchanaburi
Après trois heures de route, avec Yanick totalement à l’aise maintenant, à tel point que l’on manque de se prendre une amende pour excès de vitesse (110 km/h au lieu de 90, heureusement que le policier ne savait dire que « stay calm » et « go »), on arrive à notre nouvel hôtel à quelques kilomètres de Kanchanaburi. L’endroit est magnifique, avec quelques bungalows disséminés dans un jardin et au bord de la rivière. Il y a même une place de jeu en plus de la piscine, on va être trop bien ici ! Et, décidément, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, puisqu’aujourd’hui, on a la joie de voir Jérémy réussir ses premières brasses tout seul sous l’eau! On est trop fiers de lui ! Bravo loulou ! On fête cela dans le restaurant terrasse de l’hôtel, un endroit romantique et magnifique mais, comme on le craignait, la nourriture n’est pas à la hauteur des saveurs que l’on trouve dans nos gargotes locales : nourriture d’hôtel aseptisée pour les touristes et sans goût ou presque, même le Chardonnay australien est un peu plat, on ne nous y reprendra plus !
La cascade d’Erawan
Premier arrêt de notre séjour dans cette région, cette cascade a sept niveaux sur un peu plus de deux kilomètres et à chacun, il y a des bassins où l’on peut nager avec les poissons dans les eaux transparentes. Les loulous ont marché sans aucun problème jusqu’en haut même si le dernier bout dans les rochers est un peu acrobatique. Il faut dire qu’ils sont super motivés pour se baigner et que l’on a décidé de s’arrêter plutôt à la descente pour pouvoir admirer, et photographier, les différents niveaux sans trop de monde. Au septième étage, on n’est pas tout seuls, mais récompensés de nos efforts par une superbe baignade. Mélanie tente un fish spa naturel mais ressort les pieds au bout d’une demi-seconde (non, je n’y arrive décidément pas Joëlle !), ça fait trop bizarre ces poissons qui mordillent les pieds.
Le plus long arrêt sera pour le cinquième étage, le préféré de toute la famille !
Au troisième, Jérémy va même oser nager jusque derrière la cascade avec Yanick : il a adoré et devient un vrai petit poisson, dire qu’il n’osait pas mettre la tête sous l’eau au début du voyage !
On passe une superbe journée juste gâchée à la fin par la chute d’Alexis qui se « refait » les deux genoux, décidément ce n’est pas sa période en ce moment !
Wat Tham Seua et Wat Ban Tham
Comme on doit rester un peu dans les parages pour aller à l’hôpital faire la deuxième injection de vaccin contre la rage pour Alexis, on profite de visiter deux temples à l’extérieur de la ville. Le premier est un temple troglodytique comme il y en a beaucoup dans la région. Il est assez drôle car il faut passer par la bouche d’un dragon pour atteindre la caverne et la suite des petits sanctuaires jusqu’au sommet lequel offre une superbe vue sur la région.
Quant au second, le monastère de la Grotte du Tigre, perché sur une colline, il possède notamment un impressionnant bouddha de 18 mètres couvert de mosaïque dorée et plusieurs stupas, dont un de 69 mètres avec neuf niveaux. A côté, on trouve aussi un temple de style chinois avec une superbe pagode.
De très belles visites sous une chaleur assommante (il fait quand même 36 degrés, cela va en faire saliver quelques-uns vu le temps actuel en Suisse). Du coup, le vaccin passe sans aucun problème, en 30 minutes seulement, paiement de la facture comprise. Alexis a juste un poil plus mal que la dernière fois mais ne bronche pas. Après cela, on mérite tous une bonne pause piscine avant de nouvelles aventures demain !

D’après le Lonely Planet, la bible du back-packer, le parc national de Khao Yai est classé parmi les plus beaux parcs du monde. Couvrant 2’168 km2, il comprend l’une des plus vastes forêts de mousson intacte du continent asiatique et un sommet culminant à 1’350 mètres, englobe cinq zones de végétation (dont la forêt tropicale), possède quantités de cascades mais surtout abrite de nombreux animaux (on y a recensé près de 70 espèces de mammifères et 300 espèces d’oiseaux), au nombre desquels une population d’environ 250 éléphants sauvages, une cinquantaine de tigres, des ours, des léopards, des loutres, des cerfs, des macaques, des gibbons, des calaos et forcément, quelques araignées et serpents (notamment des cobras royaux).
Voilà pour la théorie. En pratique, on réserve un tour d’une journée avec un guide pour essayer d’observer l’une ou l’autre espèce, en espérant voir plus de singes que de serpents… Mais on croise surtout les doigts pour voir des éléphants, sans se faire trop d’illusions quand même, et on n’en parle pas trop aux enfants, de peur qu’ils ne soient déçus.
Départ à 8h30 en pick-up pour un premier arrêt à un mirador dans le but principal de s’équiper de chaussettes anti-sangsues, ça promet !
En chemin, on aperçoit déjà plein de macaques au bord de la route dont d’adorables bébés.
On s’arrête aussi pour voir deux calaos (des sortes de toucans) et des gibbons (des singes). Ensuite, départ pour trois heures de marche dans la jungle en direction d’une tour d’observation. Mélanie n’est pas très rassurée par les bêtes que l’on risque de croiser, mais essaie de faire bonne figure jusqu’à ce que le guide nous annonce fièrement qu’il part à la recherche de serpents… Le pire, c’est qu’il nous en a trouvé un… Là, c’est Alexis qui commence à avoir peur et Mélanie qui doit le rassurer, alors qu’elle n’en mène pas large !
Ouf, on finit la marche sans ne plus rien voir, si ce n’est une très belle végétation de jungle, puis de prairie. Au passage, on observe encore une magnifique biche qui s’enfuit en sautant élégamment loin de nous, magnifique !
Après le dîner, on marche vers ce qui semble être le peak de la journée puisque le guide nous en parlé dès la première minute : la cascade Nam Tok Kong Kaew, soit celle qui figure dans le film « La plage » avec Leonardo DiCaprio. Pas de chance avec nous, cela ne nous impressionne pas du tout puisqu’on n’a même pas vu le film ! Ceci dit, la cascade est superbe.
De retour au pick-up, le guide nous dit que des éléphants ont été aperçus. Du coup, le chauffeur fonce à toute vitesse sur les routes. On n’ose pas encore trop y croire mais tout à coup, là, juste devant notre voiture, il y a en a un magnifique ! C’est très impressionnant et magique de voir un tel animal en liberté et on en reste abasourdis. Mais, on n’est pas au bout de nos découvertes : un peu plus loin, c’est carrément un troupeau de cinq ou six animaux, dont deux bébés, qui sont là en train de se baigner dans la boue. On n’en croit pas nos yeux ! C’est magique : les parents sont tout fous comme des enfants et les loulous super impressionnés.
Une fois repartis, on crie tous dans le pick-up tellement on est contents et reconnaissants de la chance que l’on a. Arrivés au départ d’un nouveau sentier en direction d’une cascade, on découvre encore un éléphant. Décidément, on va en voir plus que de singes !
La cascade est aussi magnifique, même si, en comparaison, c’est évidemment moins impressionnant !
On repart et on tombe sur des éléphants qui se battent, puis sur un nouveau troupeau de mamans avec leurs bébés. Au final, c’est avec le soleil couchant que l’on regagne notre hôtel, des étoiles plein les yeux ! On a eu une chance incroyable et on a tous le sourire jusqu’aux oreilles. Les loulous mettent une note de 1000 à leur journée, les parents pas loin, quel bonheur ! On a tellement hâte de partager cette journée de rêve que l’on se met au blog dès notre arrivée !
Comme on a eu du temps avant nos retrouvailles avec papy et mamie à Phuket pour Noël et qu’il ne nous semble pas il y avoir beaucoup de sites intéressants en direction du sud, on a décidé de découvrir le centre de la Thaïlande « en profondeur ». Pour pouvoir vraiment explorer à fond, être mobiles et perdre moins de temps dans les transports, à la lecture d’autres blogs, on s’est dit que l’idéal était de louer une voiture. On prend donc possession de notre nouveau carrosse, une Toyota Altis, grande, confortable et aux vitres teintées du plus bel effet, qui plaît beaucoup aux enfants car ils ont assez de place pour jouer à la bataille en posant les cartes entre eux. Les premières minutes sont tout de même assez flippantes et on se demande si on a fait le bon choix : il y a une circulation de malade, notre application GPS patauge dans la semoule entre les voies aériennes et inférieures, tous les noms se superposent sur la carte, il y a six files de circulation et pour faciliter le tout, on roule à gauche en Thaïlande… On met donc à peu près dix minutes, uniquement pour sortir de l’aéroport. Mais très vite, Yanick prend ses marques et assure comme un chef : on roule sans aucun problème, et surtout sans se perdre, jusqu’à Ayutthaya.
Aujourd’hui, les sites de cette ville, l’ancienne capitale du Siam de 1350 à 1767, sont en ruine, principalement à cause de la mise à sac et du pillage de l’armée birmane qui a envahi la ville en 1767, mais, à l’époque, il y avait plus de 400 temples et c’était une des villes les plus riches du monde. On peut encore se rendre compte de cette splendeur et du gigantisme de la ville en parcourant les différents sites qui sont très impressionnants. Pour les loulous, par contre, c’est un peu moins parlant car il faut pas mal d’imagination. En plus, les statues sont toutes décapitées ou presque et le seul temple moderne est en rénovation. Ils sont donc un peu déçus mais retrouvent vite la motivation avec une crêpe au Nutella ! Avant, ils avaient aussi découvert – et apprécié – une première spécialité de street food, des sortes de boulettes de riz et de viande. On est super fiers qu’ils commencent enfin à goûter un peu ! Le soir, Yanick, lui, goûte à nouveau aux joies de la bière asiatique servie par une Chang girl, une jeune et jolie jeune fille censée faire boire les clients !
Le jour suivant, direction Nang Rong pour visiter le parc historique de Phanom Rung le plus vaste et le mieux restauré des monuments khmers en Thaïlande. Mais d’abord, il y a environ quatre heures de route, au rythme de Johnny, pour un petit hommage personnel. Tout se passe à nouveau très bien une fois que l’on a réussi à sortir de la ville, ce qui nous a pris 30 minutes cette fois… On prend aussi le temps de faire quelques courses dans un supermarché thaïlandais où l’on trouve presque tout comme à la maison, même les décorations de Noël ! Enfin, on a droit à une pause terrasse dans notre bungalow très sympa puis piscine et, pour finir en beauté, on mange dans un restaurant en plein air, avec buffet de fruits de mer, poissons et viandes à volonté que l’on peut faire griller soit dans une sorte de caquelon à fondue, soit sur un grill sur notre table. On se régale tous : Alexis a une préférence pour les coquillages escargots et Jérémy pour la glace au chocolat… en plus, les autres clients, tous thaïs, sont super sympas et on passe une très bonne soirée.
On découvre donc le Phanom Rung, au milieu de hordes d’écoliers thaïs en course d’école surpris de voir des occidentaux. Il y a même une famille qui veut une photo avec les deux loulous, une vraie attraction ! Par contre, on ne comprend pas pourquoi ce site ne figure pas sur les circuits car il est magnifique et digne des temples d’Angkor. Cette fois, les loulous sont servis en statues et en bas-reliefs sculptés. En plus, ils peuvent jouer à la relève de la garde et à la mise en déroute des birmans et des américains (?), leur nouveau passe-temps. Résultat, ils adorent !
Le Prasat Muang Tam est un autre ensemble de temples khmers, encore une fois superbe et très peu fréquenté. On ne regrette vraiment pas d’être venus jusqu’ici !
Enfin, notre logeur très sympathique nous a conseillé de visiter le Wat Khao Angkhan, un temple moderne de style « khmer nouveau » qui renferme aussi une pagode de style chinois et un bouddha couché de 29 mètres. On doit chercher un peu mais on roule du coup dans des campagnes reculées très jolies où l’on peut voir les buffles paître dans les rizières et les champs. Ce sont les joies du voyage au long cours de découvrir aussi un côté plus reculé du pays et les parents apprécient beaucoup.
Pour notre dernier jour ici, on emprunte à nouveau les chemins de traverse pour se rendre à Phimai, un autre site khmer. La route au milieu de la campagne est superbe mais on finit tout de même, au prix d’un grand détour, à reprendre les routes principales car sinon on tournerait encore. Le Prasat Phimai est une nouvelle merveille d’architecture khmère et les loulous peuvent grimper et jouer comme ils veulent ou presque. Au final, tout le monde est donc très content de cette chouette étape.
Family Dreamtime 


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